VŒUX DU CLERGÉ [A. DOURDAN — FORCALQUIERI
l'instruction dans nos collèges. Les députés du Clergé représenteront aux États généraux que le moyen de remédier aux abus de l'instruction de la jeunesse serait d'employer quelques corps réguliers ou des congrégations séculières dans les collèges ou de les inviter d'établir des collèges dans leurs maisons en rappelant les religieux à la sévérité des anciennes maximes des cloîtres; ils seraient plus à portée de perfectionner le plan d'enseignement qui deviendrait uniforme et perpétuel entre leurs mains. Les réguliers et les congrégations seraient soumis à l'inspection des évéques en ce quiconcernel'enseignementetle temporeldes collèges qui y auraient été réunis (III, 295).
172. Solliciter les États généraux de s'occuper des moyens de former des cours d'accouchement pour l'instruction des sages-femmes [Ibid.).
Flandre maritime (ou bailliage de Bailleul). — 173. Sa Majesté est suppliée d'accorder une protection spéciale aux couvents de l'un et l'autre sexe et spécialement à ceux de ces établissements qui s'occupent de l'enseignement (II, 169).
174. Qu'il soit remédié aux abus des universités oîi l'on obtient quelquefois des grades par le seul argent et que, dans aucune, l'âge ne puisse tenir lieu dlétude (II, 171).
Forcalquier. — 175. Le vice de l'éducation a opéré parmi nous la destruction des mœurs. Les députés aux États généraux exposeront la nécessité des écoles dans les paroisses de campagne et dans les villes. Dès les premiers ans, on mettra dans les mains des jeunes gens les principes de la religion simplement et clairement développés afin qu'en apprenant à lire, ils apprennent à rendre à leur Dieu, à leur patrie, à leur souverain, à leurs pareils, à tous les hommes ce qu'ils leur doivent (III, 325).
176. L'expérience a fait connaître combien les Frères des écoles chrétiennes travaillent avec succès à cette partie de l'enseignement. Les filles qui, dans les di-
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vers ordres de citoyens, ont aussi besoin d'éducation, seraient utilement coniiées aux religieuses [Ibid.).
177. Le gouvernement choisira des personnes habiles, amies de la religion et de la patrie qu'on chargera de composer des livres élémentaires pour un enseignement public et uniforme {Ibid.).
178. Les collèges et les universités sont ici de trop justes sujets de nos doléances. L'enseignement, les instituteurs, l'administration, tout y a besoin de réformes. Les États généraux seront priés d'y établir une discipline plus sévère et des méthodes plus sûres pour l'amélioration elles progrès des études [Ibid.).
179. Un moyen nécessaire pour améliorer l'enseignement, c'est la dotation des collèges et des séminaires pour l'avantage des élèves et des instituteurs. 11 convient d'encourager ces derniers par des honol'aires plus convenables et des espérances plus efficaces et de leur tenir compte de leurs travaux dans les traitements des diocèses. Nous croyons ici devoir faire mention du vœu de M. l'évêque d'Apt sur cet important objet, ainsi que des députés de son chapitre, auquel toute l'assemblée a applaudi et conclu d'en faire un article de doléances [Ibid.).
Forez. — 180. Veiller à la conservation des ordres religieux et les rendre utiles en les employant aux fonctions [du ministère et] de l'éducation (III, 382).
181. Faciliter les établissements des écoles dans les paroisses [Ibid.).
182. Procurer l'uniformité d'enseignement [et de liturgie] dans tout le royaume [Ibid.).
Gex. (Pays de) — 183. Ordonner dans toutes les paroisses l'établissement de petites écoles. Le Clergé, affligé de voir l'ignorance des peuples des campagnes qui lui sont confiés, et les soins qu'il leur donne n'avoir pas tous les succès qu'il désirerait, en a depuis longtemps recherché la cause et demandé les moyens de la faire disparaître. C'est à ses sollicitations que l'on a accordé l'établissement de petites écoles dans difîé-
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rents villages. Cet établissement surtout nécessaire dans ce pays où nos paroisses voisines de Genève ont besoin de plus de connaissances, ne s'y rencontre cependant presque nulle part. C'est pour l'obtenir, conformément à la déclaration du roi du mois de mai 1724, que le Clergé renouvelle aujourd'hui ses instances (IIL 391).
Gien. — 184. Qu'il soit établi un collège dans la ville de Gien ainsi que des écoles de charité pour lesgarçons, les filles étant pourvues de cette ressource (III, 400).
Labourt. — 185. Que le collège appelé de Laressorre en Labourt soit maintenu pour les humanités et la philosophie et qu'il y soit établi des bourses par la réunion de quelques bénéfices, en faveur des étudiants qui sont dépourvus des moyens nécessaires pour leur éducation ecclésiastique, les Basques, à cause de leur idiome, ne pouvant avoir des ministres de la religion que parmi les naturels du pays {III, 423).
186. Que les maîtres de pension soient tenus d'avoir l'approbation de l'évêque diocésain et qu'il y ait, dans le nombre de^ éducateurs, au moins un ecclésiastique pour veiller sur les mœurs et l'instruction chrétienne (III, 424.)
187. Que chaque paroisse soit tenue d'avoir un ou plusieurs maîtres d'école à ses frais et que cette dépense soit portée sur le rôle des impositions [Ibid.).
Lectoure. — 188. Demander avec instance que les États généraux prennent en considération le dépérissement de l'éducation de la jeunesse et de toutes les parties des études pour toutes les classes de citoyens, et que la surveillance, direction et conduite des collèges ne soient confiés qu'à des personnes capables de remplir ces fonctions, tant par leur âge que par leurs mœurs, talents et capacité, voyant avec regret que cette éducation précieuse est trop généralement confiée à des jeunes gens privés de toutes ces qualités et qui portent dans les collèges plutôt l'esprit de dissipation que l'édification et les lumières (II, 64).
189. Faire sentir en môme temps combien il serait ■ utile qu'il n'y eût pour toute la France qu'un cours
de théologie composé sous l'autorité du Clergé afin d'éviter les disputes dans les écoles et l'introduction de faux systèmes qui tournent ordinairement au détriment de la religion et de la doctrine, et demander encore que le droit canon soit remis en vigueur et qu'il soit établi dans chaque séminaire une conférence sur cette matière importante [Ibid.].
190. Demander l'établissement de pensions ou places gratuites pour les pauvres jeunes ecclésiastiques, demande d'autant plus importante que l'ordre lévitique dépérit tous les jours faute de moyens nécessaires dans les pauvres familles de pourvoir ù l'éducation d'un prêtre (11, 65).
Libourne. — 191. Les étals provinciaux prendront spécialement en considération... les mailres d'école, les chirurgiens et médecins, enfin l'établissement de sages-femmes approuvées et reçues (111, 504).
192. Pourvoir par des unions do bénéfices... à l'établissement des petits séminaires et autres maisons d'éducation ecclésiastique (III, 505).
Lille. — 193. Établir ou multiplier en raison proportionnelle de l'étendue des paroisses et sous l'inspection des curés, les écoles destinées à l'instruction des enfants des pauvres dont l'ignorance relativement aux premiers éléments de la religion... a les suites les plus funestes pour les mœurs et pour la société. En conséquence, pour remédier à l'abus qui résulte du choix souvent arbitraire des clercs de paroisses chargés de tenir les petites écoles, demander qu'il soit établi un concours présidé par celui à qui il appartiendra de nommer, assisté de deux curés ù son
choix (111, 524).
Limousin (Bas-). — 194. (Appliquer un revenu déterminé sur les bénéfices en commende...) à l'éducation des jeunes gens dont les talents naturels donnent de grandes espérances (II, 536).