‹ La question d'enseignement en 1789Chapitre 36 sur 93 · Sages-femmes examinées (II · texte numérisé non relu

Sages-femmes examinées (II

Aval en Franche-Comté [Bailliage d\ — 393. Que les États généraux s'occupent spécialement de l'éducation nationale. Les vices de l'éducation actuelle semblent exiger qu'on la confie à des congrégations religieuses qui y seraient principalement destinées (II, 141).

394. Que la surveillance de tous les objets relatifs à l'administration des biens des collèges... soit donnée aux états provinciaux et à leurs commissions intermédiaires..., toutes commissions émanant du conseil (1) cessant à cet égard [Ibid.].

395. Que le collège établi dans la maison des ci-devant jésuites de Dôle, soit destiné, conformément aux dispositions de S. M., à former une école mililaire pour la jeunesse comtoise [Ibid.).

Bar-sur-Seine. — 396. Un objet important, c'est l'éducation publique. Il faut la perfectionner dans les collèges ; il faut en répandre môme les premiers élémentsdanslcscampagneseldanslescouvents (11,252).

397. Depuis longtemps on s'est occupé, dans différentes provinces, d'instruire les sages-femmes pour qu'elles puissent garantir les campagnes des malheurs

(1) Voir sur ces commissions, de Luçay, Les sea-élaires d'État, p. 456, seq.

VŒUX DE LA NOBLESSE <k. ARTOIS — BLOISJ. 221

qui sont souvent l'efTet de leur inexpérience. Il est à désirer que les États généraux s'occupent de cet objet important et invitent les états particuliers qui s'en sont déjà occupés à redoubler leurs exhortations aux habitants des campagnes pour s'en occuper (II, 253).

398. Il est également important de veillera ce qu'aucun chirurgien ne puisse s'établir dans les villes et surtout dans les campagnes sans avoir donné des preuves suffisantes de sa capacité qui seront constatées par les précautions que les États généraux croiront devoir proposer [Ibid.].

Beauvais. — 399. Que les collèges et écoles gratuites soient surveillés par les états provinciaux ; qu'il soit pourvu à leur entretien par une portion suffisante des biens ecclésiastiques (II, 29o).

Berry. - 400. [Que le corps des ponts et chaussées soit supprimé saufà] pourvoir à l'instruction des élèves ingénieurs par une école établie à ce sujet, laquelle serait payée par les provinces et de laquelle elles tireraient par la suite des ingénieurs à employer par elles (11, 321).

401. Que les États généraux assignent des fonds applicables à l'éducation de la noblesse sans fortune (II, 322).

Béziers. — 402. Fonder, en faveur de la noblesse pauvre, deux places dans le séminaire de chaque diocèse et qu.'il soit pourvu à cette fondation par union de prieurés et bénéfices simples aux dits séminaires (II, 347).

403. Qu'il soit pourvu à des fondations de places gratuites dans les collèges royaux pour la pauvre noblesse, opération qui pourrait être facilitée "à Béziers parla vente des maisons religieuses presque désertes, des ermitages et des hospices isolés à la campagne (II, 348).

Blois. — 404. Plus de facilité pour l'instruction des enfants; des ouvrages élémentaires à leur portée oii les droits de l'homme, les devoirs delà société soient clairement établis (II, 383).

405. Que l'instruction de la jeunesse étant une charge du ministère ecclésiastique, il devrait exister des maîtres d'école dans toutes les paroisses de campagne et qu'ils devraient y être établis aux frais des gros bénéficiers et décimateurs (II, 386).

Bordeaux. — 406. Qu'il soit formé un plan d'éducation publique dont les principes soient analogues à la constitution nationale, et que S. M. soit suppliée de nommer un comité à cet effet (II, 396).

Boulonnais. —407. M. l'évêque de Boulogne(l) vient de fonder une institution patriotique pour faire élever gratuitement les enfants des gens de la campagne qui montrentdes disposilionspour l'état ecclésiastique (2) ; on croit qu'une pareille institution encouragée par les États généraux du royaume, serait imitée dans les autres diocèses de France et remédierait au manque de prêtres dont ils se plaignent aujourd'hui (II, 424).

408. Il y a plusieurs objets d'utilité publique tels que... l'éducation publique auxquels les États généraux pourraient appliquer dilTérentes portions des biens de l'Église. Les Boulonnais observeront, en ce moment-ci, que le collège de Boulogne peut à peine subsister (3). Ce collège étant tenu par des prêtres de l'Oratoire, il serait facile de venir à son secours par l'union de quelques-uns des bénéfices ecclésiastiques de la province (II, 425).

Bourbonnais. — 409. Qu'il soit pourvu parles États généraux aux moyens les plus avantageux d'améliorer l'éducation publique, cette amélioration pouvant seule donner l'espoir de voir multiplier les citoyens utiles à la patrie (II, 446).

Bugey et Valromey. — ilO. Le meilleur moyen de remédier aux injustices serait d'obliger les juges, par

(1) M. de Partz do Pressy.

(2) Voir sur celte fondation, Deramecourt. Le clergé du diocèse dArras, Boulogne et Saint-Omer pendant la Révolution. Paris, 1884, in-8, t. I, p. 275-277.

(.3) Ibid., p. 282.

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