VŒUX DE LA NOBLESSE |A. DAX — ÉVREUX
présidées par des citoyens d'un mérite personnel distingué et dont les lumières soient reconnues. Les seuls objets qu'on doit se proposer d'enseigner sont les suivants : 1° Les principes du droit naturel qui éclairent sur les droits et les devoirs de l'homme ; 2° les principes du droit civil qui éclairent sur les droits et devoirs du citoyen; 3° les principes du droit public qui éclairent sur les droits et les devoirs de la nation. — Qu'on ne soit reçu dans ces écoles qu'à l'âge de seize ans. — Que l'éducation scolastique devant préparer l'éducation morale, les professeurs gouvernant en chef les écoles scolastiques soient tenus de rendre compte de leur conduite et de leurs élèves aux professeurs gouvernant en chef les écoles morales, et reçoivent leurs documents sur cet objet essentiel {Ibid.).
449. Qu'il y ait dans les paroisses de campagne des vicaires ou religieux desservants... pour surveiller et conduire les écoles de la jeunesse, sans aucuns frais, en faveur de la classe indigente, et cela au moyen de pensions qui leur seraient fixées sur les bénéfices [Ibid.).
430. Afin qu'aucune classe de citoyens ne soit perdue pour la patrie, que les ordres religieux soient partagés en deux classes, l'une destinée à l'éducation de la jeunesse [et l'autre au soin des malades] [Ibid.).
ÉT^ IN. — Aoi. Qu'il soit formé des établissements de la meilleure éducation nationale et qu'il soit pourvu à ce que tous les moyens possibles en soient répandus dans tout le royaume (lï, 219).
Évreux. — 432. Demander les établissements pour des écoles nationales (sic) et des réformes dans les écoles de droit pour en rendre l'étude plus utile (III, 298).
433. La noblesse recommande surtout à ses députés de s'employer avec zèle afin d'obtenir une école à la fois nationale et militaire dont le but soit d'inspirer à la jeune noblesse la religion, l'honneur et le respect
pour la subordination, et que cette école soit soumise à la surveillance des états provinciaux (III, 299).
Flandre-Maritime (ou bailliage de Bailleul). — 454. Confier aux maisons régulières l'instruction de la jeunesse, en laissant, dans les endroits où il n'y a pas de religieux capables de s'y livrer, subsister les collèges qui s'y trouvent comme seule ressource pour les parents qui, faute de moyens ou par d'autres considérations, ne voudraient ou ne pourraient pas s'éloigner de leurs enfants (II, 173).
433. Ordonner que le revenu des collèges qui seraient dans le cas de suppression soient employés à des objets de charité [Ibid.).
436. Accorder la suppression du privilège que l'université de Paris prétend exercer dans la Flandre maritime pour les cures {Ibid.).
Forez. — 457. Que les villes soient réintégrées dans le droit d'administrer... les collèges dont la dotation leur appartiendrait (III, 384).
La Rochelle. — 438. L'état le plus important de la société, celui dont les membres jugent de nos biens, de notre honneur et de notre vie, exige nécessairement une étude et des connaissances préliminaires. Il importerait essentiellement qu'il ne fût accordé aucune dispense d'études de droit, d'âge ou autre à ceux qui s'y destinent ; qu'au contraire on exigeât d'eux une étude approfondie de la loi et un jugement cultivé par six ans au moins d'exercice dans la profession de jurisconsulte ou par une assiduité constante au barreau (111, 474).
459. L'ordre de la Noblesse demande que les États généraux s'occupent des réformes nécessaires pour l'éducation publique (III, 477).
Lille. — 460. Confier le gouvernement des collèges municipaux aux réguliers et par préférence à ceux qui sont en congrégation, comme ayant plus de facilité pour procurer et choisir les sujets convenables à l'enseignement de la jeunesse qui est d'une si grande