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catéchisme patriotique qui expose d'une manière simple et élémentaire les obligations que renferme le titre de citoyen et les droits qui résultent nécessairement de ces obligations quand elles sont bien remplies, qui fonde sur ces obligations et ces droits le respect pour les lois et surtout pour les lois de la propriété, l'obéissance aux magistrats, le dévouement à la patrie et au roi, qui en est le père (II, 243-4).
510. Que les pasteurs des paroisses de campagne exercent sur les écoles et sur la manière d'y inculquer aux enfants les vérités qu'on leur y enseigne l'inspection la plus active et la plus suivie, et ne dédaignent point cette fonction, la plus essentielle peutêtre de leur ministère (II, 244).
31 1. Que les écoles du peuple dans les villes aient le même plan d'études, mais soient confiées à des maîtres plus habiles et soumises à une discipline plus soignée que celle des campagnes, telle à peu près qu'elle s'exerce chez les Frères des écoles chrétiennes ; qu'en outre de l'inspection des pasteurs, elles soient soumises à celle des officiers municipaux et magistrats {Ibid.).
312. Que l'institution des premières classes de citoyens ou de tous ceux que leur fortune met en état de suivre des études plus longues et plus parfaites soit confiée à ce grand nombre de corps réguliers qui, déjà rentes, n'attendent que le signal de se rendre maintenant aussi utiles à l'État qu'ils l'ont été dans tous les temps à la religion [Ibid.).
313. Qu'il soit dès à présent tiré de ceux de ces corps qui déjà s'occupent de léducation de la jeunesse, ainsi que de toutes les universités du royaume, des commissaires qui, réunis, concerteront, avec l'université de Paris, le plan d'études et de discipline le plus convenable à établii du royaume (Ibid.).
314. Que le même catéchisme patriotique des petites écoles soit enseigné dans les grandes, n'y ayant pas
deux genres de devoirs pour les difTérents ordres de citoyens; que seulement il en soit fait une étude plus approfondie [Ibid.).
513. Il est malheureux que la plupart des universités et des établissements d'éducation soient placés dans les grandes villes, où la jeunesse trouve, à côté des leçons de science et de vertu qu'elle reçoit, l'exemple de la dissipation et du vice. L'université de notre province avait heureusement été mise à l'abri de ce danger par la sagesse de nos anciens souverains, qui l'avaient placée à Pont-à-Mousson, où elle florissait. Transférée à Nancy pour augmenter le lustre de cette capitale, elle est devenue dans cette ville de luxe un écueil dangereux non seulement pour les mœurs et la santé de la jeunesse, mais encore pour la fortune des parents. D'après ces considérations d'un intérêt direct pour nous et pour les citoyens de tous les ordres de la province, nous chargeons nos députés de faire la demande particulière du retour de notre université à Pont-à-Mousson, qui a conservé les établissements les plus convenables et où la vie, moins dissipée, est beaucoup moins chère qu'à Nancy et permet de donner à la jeunesse une éducation plus soignée et moins dispendieuse {Ihid.).
Sens et Villeneuve-le-Roy. — .il G. (Appliquer les menses abbatiales en commende après vacances aux constructions et réparations d'[églises] écoles, etc.) (V, 753).
517. Toutes les nations éclairées ont regardé comme la première source de leur félicité le succès des meilleures éducations publiques. — Plusieurs de ces nations, en admirant et môme en jalousant nombre de nos institutions françaises, sont surprises de l'état dans lequel se trouvent depuis plusieurs années les écoles de la jeunesse. Des collèges, pour la plupart éloignés des petites villes et des campagnes, sont d'une grande dépense pour les parents et ne leur offrent point des avantages assez démontrés pour qu'ils y envoient leurs
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enfants. Si les grandes villes réunissent avec plus d'éclat les beaux-arts, dont la connaissance fait partie d'une bonne éducation, ces villes renferment en même temps des dangers dont il est difûcile de préserver la jeunesse. Il est donc nécessaire de flxer ses premières années d^ns un asile où elle ne respire qu'un air salutaire, où elle n'ait que des distractions faites pour son âge ; c'est ce qu'elle trouverait en la réunissant dans ces riches monastères où de vastes bâtiments sont aisés à disposer pour recevoir des élèves, et dans lesquels les consommations de ces élèves augmenteraient le bien que ces monastères procurent au sein de nos campagnes. — L'émulation entre les oratoriens et les jésuites fit du collège de Juilly ce qu'on dit qu'il est encore. Cette émulation entre ces difTérents ordres, tels que les bénédictins, les augustins et autres multiplierait les bons collèges qui, étant sous l'inspection des états provinciaux, ne cesseraient certainement pas d'en mériter les éloges. — Il faut, pour mieux assurer la bonne conduite des instituteurs de la jeunesse, qu'ils tiennent à une règle ou à des supérieurs qui, autant par esprit de corps que par amour du bon ordre, surveillent les membres de leur congrégation. — D'après ces considérations et toutes celles qui n'échapperont pas à la sagesse des Etats généraux, M. le député est chargé de demander l'augmentation des écoles publiques et des règlements tendant à perfectionner un objet si intéressant pour toute la nation (V. 756).
^ SISTERON. — 518. Appliquer les biens des bénéfices supprimés aux collèges [hôpitaux], séminaires [chapitres de chanoinesses], éducation gratuite, notamment celle des enfants des pauvres militaires (III, 364).
519. Que les collèges, les séminaires et universités seront réformés d'après un plan adopté dans toute la France {IbicL).
Soûle. — 520. L'éducation publique sera perfec-
tionnée et on y maintiendra avec la plus grande attention les principes des mœurs et delà religion (V. 776).
Toulouse. — 521. Que les revenus des préceptoriales soient rigoureusement employés à leur destination et ne puissent en être détournés sous aucun prétexte (VI, 34).
522. Convaincus par une malheureuse expérience de l'imperfection et des abus du régime actuel de l'éducation publique, les députés supplieront Sa Majesté de donner au sein des Etats généraux une attention particulière à un objet qui influe aussi directement sur les mœurs et sur la prospérité de l'État [Ibid.)
Touraine. — 523. Dans le moment où la France va se régénérer, où sa constitution jusqu'à présent flottante va prendre une forme régulière et stable, l'éducation publique est un des objets les plus importants dont puissent s'occuper les États généraux. Ils devront insister sur ce que le droit public fasse, après la religion, la base de toutes les études (VI, 43).
Trévoux. — 524. Qu'il soit formé des établissements d'éducation nationale proportionnés aux besoins de chaque canton du royaume (VI, 67).
Troyes. — 525. Que des biens ecclésiastiques de chaque province, il soit distrait des bénéfices simples dont le levenu soit appliqué... à l'entretien des collèges, écoles gratuites pour les deux sexes. (VI, 76).
526. Que les états provinciaux aient le droit de présenter au roi les sujets pour les écoles militaires et la maison de Saint-Gyr(VI, 77).
Verdun — 527. Que les États généraux veuillent bien pourvoir à l'instruction de la jeune noblesse lorsqu'elle débute dans la carrière des armes et à l'éducation morale des soldats (VI, 132).
528. Que l'éducation publique des deux sexes soit confiée aux religieux et religieuses rentes ou à leur charge, sous la surveillance commune des États généraux et de l'ordinaire {Ibid.).
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Villefranche de Rouergue. — 329. La réformation nécessaire dans les universités ; une plus grande surveillance dans les études, et la création, dans chaque université, d'une chaire de droit public (VI, 168).
530. Il n'y a dans cette province aucune ressource pour l'éducation des demoiselles de condition pauvres, et il existe dans beaucoup d'autres des chapitres de chanoinesses qui sont du plus grand secours et de la plus gnande utilité . Les députés demanderont pour cette province un établissement de ce genre et que, pour la dotation, le roi soit supplié d'v pourvoir au moyen des biens ecclésiastiques (V, 169).
o31. Que les écoles militaires pour l'éducation de la noblesse pauvre soient multipliées et placées dans les différents cantons du royaume (VI, 169).
Vitry le-François. — o:i2. Qu'à l'avenir les gentilshommes dont les enfants désireront concourir pour Saint-Cyr et l'École Militaire seront obligés de représenter des certificats en bonne forme de l'état de leur fortune et des services de leurs pères, certificats que délivreront le tribunal héraldique de la province et les états provinciaux, afin d'éviter que ces places soient accordées à la portion de la noblesse que son aisance ou son opulence doivent en exclure (VI, 719).
B. Cahiers particuliei's.
Paris (1" département, au Ghâtelet). — 333. (S'occuper) de l'éducation publique pour la rendre nationale (V, 277).
Paris (14^ département, à laSorbonne). — 534. Qu'il soit pourvu à l'amélioration de l'éducation publique (V, 280).
334 bis. Qu'il soit établi dans toutes les paroisses de campagne de cent feux et au-dessus un maître ou une maîtresse d'école enseignant à lire et à écrire et apprenant aux enfants des deux sexes séparément les
principes de la religion ; que les fonds desdits établissements soient fixés par les États généraux [Ibid.].