‹ La question d'enseignement en 1789Chapitre 48 sur 93 · Que dorénavant nul élève en chirurgie ne · texte numérisé non relu

Que dorénavant nul élève en chirurgie ne

VŒUX DU TIERS-ÉTAT lA. AGEN — AMO.NT . 245

pourra être reçu maître en quelque lieu que ce soit sur de simples certificats de professeurs sans un examen préalable en présence des juges, et que défenses soient faites à qui que ce soit de vendre aucun remède, poudre et drogue quelconque s'il n'est homme reçu et avoué dans le lieu, suivant les formes qui seront prescrites {Ibid.),

Amiens. — 542. Un plus grand enseignement au centre des provinces, de l'économie dans la dépense qu'entraîne un long cours d'études, sont les motifs qui ont porté l'assemblée à réclamer l'établissement d'une université dans la ville capitale de chaque province, ce qui serait d'autant plus facile à Amiens que le collège de cette ville a des revenus beaucoup plus considérables que ses charges {]) et que l'extinction de l'ordre de Cluny laisse dans la province des biens immenses attendant encore une utile destination (I, 745).

543. Les mêmes motifs s'élèvent aussi en faveur de l'établissement d'une école de chirurgie, d'un cours d'accouchement. Il est même plus indispensable que celui d'une université, à cause de l'impéritie des chirurgiens et sages-femmes de campagne et des suites funestes qu'elle produit. En conséquence, les députés demanderont qu'il soit établi une école de chirurgie dans chaque capitale de province et que nul ne pourra être reçu à l'avenir dans la profession de chirurgien, soit pour la ville, soit pour la campagne, qu'il n'ait fait son cours dans lesdites écoles et suivi les hôpitaux pendant cinq ans ; qu'il ne sera perçu aucun droit pour leur réception et qu'enfin il sera pareillement établi des cours d'accouchement gratuits pour former les sages-femmes {Ibid.).

Amont en Franche-Comté {Bailliage d'). — 544.

(2) Le compte du collège pour 1700 accuse en effet 93,147 liv. 9 s. 8 d. de recette et 48,000 liv. 2 s. 9 d. de dépense. (Dars}', Les écoles et les collèges du diocèse d'Amiens. Amiens, 1881, in-8, p. 158-159.)

Donner incessamment l'édit annoncé pour la réforme de» universités (I, 770).

545. Sa Majesté sera encore suppliée de vouloir bien pourvoir au plus tôt à l'éducation civile, religieuse et politique de tous les enfants, en confiant cette partie si intéressante de l'administration publique à des corps réguliers, permanents, autorisés, destinés à cet unique emploi et ne s'occupant que de cet objet essentiel, de façon à former un peuple nouveau à la patrie, qui soit sa consolation et sa joie (I, 771).

546. Les bénéfices désunis des collèges y seront réunis et les administrateurs desdits bénéfices seront tenus de rendre compte de leur administration aux états de la province, tant pour le] passé que pour l'avenir [Ibid).

Andelys. — 547. Que tous les curés de campagne possédant dîmes au revenu de 1500 livres, soient tenus d'établir à leurs frais des écoles gratuites, s'ils ne veulent les tenir par eux-mêmes ou par leurs vicaires (V. 616).

Angoumois. — 548. Suppression des dispenses d'âge et temps d'études. — Rétablissement de l'université accordée par la charte de François I" de 1516 ou du moins une agrégation (II, 9).

549. L'administration du collège confiée à un corps ecclésiastique et pour éviter des difficultés dans le choix. Sa Majesté sera suppliée de l'indiquer {Ibid).

Anjou. — 550. Des femmes douées d'instruction et d'expérience présideront à la naissance des enfants des campagnes et à la conservation des mères (II, 43).

551. Les écoles vétérinaires seront assez encouragées pour qu'elles puissent fournir, en assez grand nombre, dans les campagnes, des élèves capables de travailler efficacement à la guérison des bestiaux {Ibid).

552. Nous chargeons les États généraux d'accomplir enfin le vœu des vrais citoyens, de tous les corps éclairés et spécialement de l'université d'Angers, qui

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