II
CHJTEAVROUX. —610. Que dans tous les chapitres, sans exception de collection (!) et de nombre de prébendes, il en soit consacré une à l'éducation de la jeunesse (II, 327).
Château-Thierry. — 611. Le gouvernement a pourvu à l'éducation de la Noblesse par plusieurs établissements utiles, le Tiers-Ktat n'en est point jaloux ; il rend hommage à la sagesse de ces vues, mais il de-
(I) Je n'ai pu trouver l'explication dp ce mot. Pcul-ôlro faut-il lire collation.
VŒUX nu TIERS-ÉTAT A. CHALhNS-CHATILI.ON-S.-S. . i'.,:
mande que celle do ses membres ne ?oit pas négligée et abandonnée, et que les enfants du Tiers- État partagent l'attention du gouvernement. Il n'existe aucun établissement dans le bailliage de Château-Thierry ; le génie n'y est pas étranger, il y pourrait naître un second La Fontaine (II, 674).
612. Réunir les biens et revenus de l'abbaye de la Barre aux établissements religieux et utiles de Château-Thierry, singulièrement au collège, la ville manquant absolument de moyens pour l'éducation de la jeunesse (II, 677).
613. Donner gratuitement aux sages-femmes les instructions suffisantes (II, 675).
Châtellerault. — 614. Que l'on établisse pour les habitants de la campagne, dans toutes les paroisses, des écoles où les enfants apprennent à lire : 1° afin qu'étant hommes, ils soient moins exposés à être surpris ; 2" afin qu'ils puissent se délivrer eux-mêmes des frais de baux, de quittances et de testaments qu'ils sont toujours obligés de faire faire par des notaires (11,697).
615. Que l'on attribue des bénéfices [aux hôpitaux et] aux collèges (II, 699).
Châtillon- sur-Seine. — 616. Prier les États généraux de s'occuper sur... l'éducation publique de la ;eunesse (II, 716).
617. D'autant qu'il existe dans un des faubourgs de cette ville une communauté de chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin de la congrégation de France, richement dotée, il soit dit que cette maison sera conservée, à la charge de tenir un cours d'études public et gratuit tant pour les humanités que pour la jîhilosophie, dans le centre de la ville, ce qui leur .'serait d'autant plus facile qu'il dépend du rectorat de Saint-Germain réuni à cette maison religieuse des bâtiments situés dans la ville, assez considérables pour lenirles classes, et comme la ville aurait un fonds libre d'environ 2000 livres de revenu actuellement
employées à la rélribution d'un principal et de trois régents qui enseignent les humanités, ce fonds serait employé à l'établissement des Frères de la doctrine chrétienne pour l'éducation des enfants du peuple (II, 716).
618. A Arc-en-Barrois, l'éducation de la jeunesse est négligée, la plupart des parents ne sont pas en état d'envoyer leurs enfants dans les pensions éloignées. Il y aurait lieu de procurer dans cette ville un instituteur ecclésiastique qui fût prêtre, lequel serait rétribué sur les revenus des biens en régie des dames ursulines d'.4rc supprimées par un arrêt du conseil du 20 juillet llAGilbid.).