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VŒUX DU TIERS-ÉTAT A. PARIS — PLOERMELJ

OU renvoi desdils maîtres et maîtresses d'école, seront appelés le syndic et quatre notables de la paroisse, même deux curés voisins, au choix desdits maîtres et maîtresses, s'ils le requièrent, le tout sous l'inspection des assemblées provinciales et municipales {Ibid.).

745. Les fonds pour le paiement desdits maîtres et maîtresses d'école..., approvisionnement de livres et papiers pour l'école... seront pris par addition sur les fonds destinés aux réparations d'églises et presbytères (V, 287, 288).

746. Que les collèges soient distribués également dans tous les quartiers de Paris pour y répandre et faciliter l'instruction (V, 290).

Perche. — 747. Que les études du droit soient réformées et suivies avec plus d'exactitude (V, 326.)

748. Qu'il soit pourvu à l'établissement de quelques maisons pour y élever aux frais de la nation un certain nombre d'enfants pris dans les familles du Tiers-État dont les chefs se seront le plus distingués dans leurs emplois et qui auront rendu le plus de services à l'État (V, 328\

749. Que, dans toutes les paroisses, il soit établi des écoles gratuites pour l'instruction de la jeunesse(/6.).

Périgord. — 750. Plan uniforme pour l'éducation d'î la jeunesse et un prix à celui qui proposera la meilleur.

Perpignan. — 751. Que les régents des villes et communautés de campagne puissent y enseigner la langue latine (V, 374).

752. Que l'académie et école des haras, chaires de nr:édecine, chimie, botanique et pépinière établis dans la ville de Perpignan soient supprimées (V, 376).

Ploermel. — 753. Supprimer les abbayes et bénétices en commende ; que de leurs revenus, un tiers serve à établir dans les villes et les bourgs des écoles publiques et nationales où chacun puisse apprendre les connaissances et les principes propres à la profession pour laquelle il est destiné (V, 382).

Poitiers.— 751. L'iinivcrsilén'offre plus que lareprésentation d'un corps autrefois si florissanl, l'éducation de la jeunesse est absolument négligée, les fonds des collèges sont engloutis dans le gouffre des économats, les professeurs n'en obtiennent que difficilement les sommes destinées à leurs premiers besoins. Les fonds des collèges retirés des économats seront plus que suffisants pour subvenir à l'entretien des maîtres; une augmentation dans la rétribution annuelle, des gratifications méritées encourageront les talents; une retraite honorable et avantageuse attachera les maîtres aux pénibles travaux de l'enseignement (V, 418, 419).

Poitou (Province de). — 735. (Réduire les bénéfices trop considérables), afin que les revenus soient employés [aux réparations des églises et presbytères...] à l'établissement des écoles gratuites dans les campagnes pour l'éducation de la jeunesse, lesquels fonds seront sous l'administration immédiate des états particuliers de chaque province (V, 400).

756. 11 serait nécessaire de réformer les facultés de droit; il serait nécessaire en outre que l'assiduité dos professeurs et celle des étudiants fût surveillée de plus près et que les études fussent constatées par des examens et des épreuves plus sévères (V. 411).

757. Les ordonnances militaires nous paraissent contenir quelques dispositions contre lesquelles \o Tiers-État du royaume élève un cri général. Ce sont celles qui affectent aux seuls enfants de la noblesse 1' titre d'élève de l'École Militaire et six cents placedans dix collèges ou pensionnats tenus par des ordn religieux ou des congrégations ecclésiastiques danlesquelles ils sont élevés aux frais du roi jusqu'à l'â^ de quinze ans. A cet âge, ceux qui se destinent à 1 profession des armes sont placés parmi les cadel> gentilshommes établis dans différenls corps de troupe. Ceux qui sont appelés à la magistrature ou à l'état ecclésiastique sont envoyés et entretenus dans d'antres collèges jusqu'à ce qu'ils soient reçus, les premiers

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licenciés en droit, les seconds docteurs en théologie. L'exclusion prononcée contre le Tiers des lieux destinés à former des citoyens est une flétrissure injuste et qu'il n'a pas méritée. Les mêmes motifs qui parlent en faveur des enfants de la Noblesse militent en faveur des siens, puisque tous les pères ont consacré leurs jours, sacrifié leurs biens et prodigué leur sang au service de la patrie. Cette exception est d'ailleurs onéreuse à l'ordre du Tiers et contraire à ses intérêts pécuniaires. En conséquence, les députés demanderont avec instance que le Tiers-État soit admis [à toutes les dignités etj à toutes les prérogatives de la Noblesse (V, 414).

PONT-A-MOUSSON (Villes et communautés du ressort de). — 758. Que les religieux et religieuses soient rendus utiles en employant les uns à l'enseignement des sciences, les autres à l'éducation de la jeunesse (II, 233).

759. Qu'il soit établi dans les villages des fllles d'école pour fournir à l'instruction des enfants de la campagne [Ibid.].

760. Que l'ordre de Malte soit engagé d'ouvrir sur ses galères une école gratuite de navigation dans laquelle sera placé un certain nombre de servants d'armes tirés du Tiers-État [Uid.).

761. Que les femmes qui se destinent aux fonctions de matrones soient tenues à faire un cours d'accouchement qui sera établi dans la capitale de la province où elles seront envoyées, nourries et entretenues pendant le temps qui sera nécessaire pour leur instruction et cela aux frais de la province {Ibid.),

762. Enfin les députés réclameront l'université de cette ville, illégalement transférée à Nancy contrairement à son titre d'érection et à l'article 14 du traité de cession de cette province, nonobstant une possession de près de 200 ans et au préjudice de l'intérêt général et de celui particulier des campagnes qui avoisinent la ville et qui y versent leurs productions {Ib'uL).

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PONT-DE L' JUCHE. — 763. Que les écoles d.droit soient améliorées et qu'en aucun cas il ne soil accordé de dispenses d'étude (V, 623).

Ponthieu. — 764. Les députés démontreront le vice du plan actuel de l'éducation de la jeunesse dans les collèges et demanderont qu'elle soit confiée à un corps ou congrégation qui s'occupera avec plus de zèle et de soins de cette fonction si importante pour l'État que les professeurs gagés qui ne prennent leurs chaires que pour y obtenir une place meilleure (V, 439).

765. [Restituer aux paroisses les grosses dîmes.] Chaque curé jouissant d'un plus gros revenu serait chargé de stipendier les [vicaires], maîtres d'école et sœurs de la Providence pour l'instruction des enfants {Jhid.).

PONT-IJÉrÉQUE. — 766. (Les ecclésiastiques qui auront rempli dans les séminaires, collèges ou maisons d'éducation les places de professeurs concourront) avec les anciens curés pour obtenir le quart des canonicats qui leur seront réservés dans les églises cathédrales et collégiales) (V, 605).

767. (Établissement dans chaque province d'une caisse ecclésiastique à laquelle on unira des menses abbatiales ou des bénéfices simples pour subvenir...) à l'éducation publique, depuis les écoles de village jusques et y compris les universités (V, 604).

Provins et Montereau. — 768. On'il soit fait une réforme de l'instruction publique des universités et collèges, la jeunesse en sortant peu instruite et souvent après avoir perdu un temps utile (jui aurait pu être mieux employé (V, A:ï,i).

769. Qu'il y ait, dans les bourgs et villages, des écoles gratuites pour l'instruction de la jeunesse des deux sexes {Ihid.).

Puy-en-Velay (Le). — 770. Qu'il soit établi dans chaque province un cours d'études pour les commissaires à terrier et experts ; que nul ne puisse exercer

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cet état qu'après un examen préalable par les officiers royaux du lieu (V, 479).

771. Abrogation des grades par bénéfice d'âge et injonction aux universités d'exécuter strictement les lois relatives aux cours d'études et examens (V, 470).

772. Que les corps religieux dont la suppression ne sera pas prononcée soient chargés de l'enseignement et de l'éducation de la jeunesse (Ibid.).

773. Qu'il soit établi des petites écoles dans le cheflieu de chaque paroisse pour l'un et l'autre sexe et les gages des maîtres et maîtresses pris sur les biens ecclésiastiques {Ibid.).

Quercy. — 774. Le rétablissement de l'université de Gahors, le rappel du collège de Pellegry réuni à celui de Saint-Martial de Toulouse et l'éducation de la jeunesse ainsi que les études conGées à un corps enseignant. Les places de l'université toujours au concours et sans brevet (V, 493).

Quimper. — 775. Il serait avantageux à l'État d'établir une école de marine à Audierne, peuplée par une multitude de marins et centre d'un département intéressant. — Audierne offre une belle et grande communauté de capucins presque abandonnée et propre à établir l'école de marine (V, 516).

Quimperlé. — 776. Solliciter l'obtention de lettrespatentes pour l'établissement d'un collège dans la ville de Quimperlé, qui jouissait de cet avantage il y a sciixante ans (II, 521).

Reims. — 777, (Attribuer une partie des bénéflces en commende" à la dotation... des collèges, séminaires et d'un établissement nécessaire pour l'éducation de la jeunesse, surtout dans les campagnes (\ , 333).

778. Que les universités soient conservées dans leur eritier, comme seul moyen d'empêcher le dépérissement des études, sauf toutefois la réforme des abus introduits dans quelques facultés et la révocation des

privilèges qui sont aujourd'hui sans objet ou onéreux aux citoyens [Ibid.).

779. Que conformément aux ordonnances de loCiO et 1379 et à l'édit de Melun de 1380, il soit, dans les églises cathédrales et collégiales, établi une prébende chargée de l'enseignement public de la jeunesse (/^/c?.).

780. L'éducation des enfants de la campagne intéressant essentiellement l'État, il est à désirer qu'on assure et améliore le sort des maîtres qui en sont chargés. Il est également à désirer qu'il soit fait, dans chaque diocèse, des établissements propres à former de bons maîtres d'école [Ibid.).

Rennes. — 781. Les vices de l'éducation publique seront réformés dans les collèges et universités. Ce doit être l'objet de la commission sus-indiquée (1). Les facultés de médecine seront réduites à trois ou quatre pour tout le royaume, dont une en Bretagne. Et quant aux facultés de droit, l'enseignement y sera plus rapproché de nos mœurs et usages; le nombre des chaires latines sera réduit à moitié,, les chaires supprimées seront remplacées par une seconde, chaire de droit français et par une chaire de droit naturel; il sera établi en toutes les facultés de droit une chaire de droit public français. Toutes les chaires dans les universités et les collèges seront mises au concours. Point d'exception pour cette règle importante : c'est le seul moyen sur d avoir des hommes capables et d'écarter les intrigants sans mérite ; mais on ne recevra au concours que des hommes dont les mo:urs et la doctrine seront bien connus. Les honoraires des docteurs régents seront lixes, exempts de retenue et indépendants du nombre des exauiens et des grades (V, 344).

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