Établir dans le pays d'yVuvergnc une école
VŒLX ne TIRRS-ÉTAT A. RIVIÉRE-V. — >^ (jLEN'ï., -Mo
d'arpentage dont les élèves, après réception au siège principal du lieu de leur établissement, seront experts jurés et dispensés de tout serment dans leurs commissions (/i^/(/.).
80t. Réunir et supprimer les couvents de filles qui refuseront de se charger de l'éducation des jeunes filles externes ilbid.).
SÂIXT-LO. — 802. Un des objets les plus importants sur lesquels l'attention doit se reposer est l'éducation de la jeunesse. Tout le monde sait combien leducation publique est vicieuse, personne n'ignore les abus qui se sont glissés même dans les universités; il est à désirer que l'on s'occupe essentiellement de cet objet et que dans les principales villes du royaume on établisse une éducation nationale et une chaire de droit public; on peut en même temps appliquer aux collèges particuliers des petites villes une partie des règlements qui seront faits pour les universités et autant que ces collèges en seront susceptibles (III, 61).
Saint-Pierre-le-Moutier. — 803. Si les États généraux ne jugent pas convenable de demander la suppression des ordres religieux des deux sexes rentes et non rentes, ils seront chargés de l'instruction publique (V, 640).
Saint-Quentin. — 804. (Que les États généraux statuant sur la conservation ou suppression des collégiales, bénéfices simples, etc., pour verser les revenus dans les caisses provinciales et) qu'en cas de conservation, les chapitres, monastères et bénéfices simples soient chargés d'entretenir en ville des chaires de philosophie et de morale, et des maîtres de langues et, ei campagne, des maîtres et maîtresses d'école (V, 6oo).
805. Que le régime des universités soit changé et Ti'ioYmé[lhid.).
806. Pétition particulière de la ville : Augmentation d 1 collège : canonicats amortis à cet effet, et forma-
tion d'écoles publiques et bourses à donner au concours (V, 558).
SAINT SAUFEUR LE VICOMTE. — 807. Dans les écoles de droit, il n'y a pas lacinquantième partie des éludianls qui suivent les leçons des professeurs. Ces étudiants restent chez eux, se contentant de faire, à la fin de chaque trimestre, un voyage dans la ville où est l'université pour inscrire leurs noms sur les tablettes ; ils apprennent quelques définitions de Justinien qu'ils récitent aux examinateurs qu'ils se font choisir ; on leur donne ensuite à soutenir une thèse qu'ils n'ont pas eu le temps ou qu'ils ont négligé d'apprendre et voilà, souvent sans autres études, des jurisconsultes, des défenseurs de la veuve et de l'orphelin, des guides dans les sentiers tortueux de la procédure, dans le dédale obscur des lois; enfin voilà tout d'un coup, avec de l'argent, des juges, môme souverains, des biens, de la vie, de l'honneur des citoyens. Le Tiers- État demande que, par une loi précise, il soit statué que qui que ce soit ne pourra être reçu au grade do licencié, s'il n'a, de fait et avec assiduité, suivi les leçons des professeurs pendant trois ans ; que désormais il ne sera accordé aucune dispense d'études et qu'un licencié ne pourra exercer, même dans les bailliages, la profession d'avocat ou être reçu à l'office de juge, s'il n'a, de fait, suivi les audiences pendant cincj ans avec assiduité et travaillé de même et pendant le même temps, dans l'étude d'un avocat, ce dont il sera tenu de rapporter un certificat en bonne forme (III, 69).
808. L'éducation de la jeunesse est un objet de la plus haute importance pour l'Etat; beaucoup de paroisses sont privées d'écoles parce que les frai> énormes qu'il faut faire pour les fonder rebutent les personnes pieuses qui donneraient des biens pour l'établissement d'écoles. Le Tiers-État demande qu'il soit permis de donner des biens-fonds ou des rentes jusqu'à la concurrence de la somme de ;iOO livres de
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revenus d'écoles sans être assujettis au paiement d'aucun droit, à aucunes formalités (III, 72).
SAIXT-SEVERiV [Villes et communautés du siège de). — 809. Que pour faciliter et perfectionner l'éducation de la jeunesse, il soit établi dans la ville de Saint-Sever un collège (^2), confié aux religieux bénédictins qui ayant une maison spacieuse, saine et bien rentée, se prêteront aux vues du gouvernement pour cet objet (III, lOG).
Saumur. — 810. Les députés représenteront la nécessité de s'occuper de la réforme de l'éducation publique trop négligée jusqu'à ce moment (V, 725).
Senlis. — 811. Les députés proposeront qu'il soit fait un code deducation publique et nationale et qu'il soit nommé des commissaires à cet effet: que l'éducation publique soit confiée aux membres des universités et, à défaut de ces membres, à des corps séculiers ou réguliers sous une administration conforme à celle établie par l'édit de février 1763, et, pour soutenir ces établissements, qu'il soit avisé aux moyens de les doter suffisamment et convenablement (V, 742).
812. Que, dans les campagnes, il soit établi des écoles publiques (3) où, autant que possible, les enfants des deux sexes seront séparés et qu'il soit pourvu aux fonds pour ce nécessaires [Ihid.).
Sens. — 813. Qu'il soit avisé aux moyens les plus propres à améliorer l'éducation publique; qu'il soit pourvu, par la réunion des menses conventuelles, à la dotation des collèges; en sorte que. non seulement tous les maîtres nécessaires puissent y être convenablement entretenus, mais qu'il puisse encore y être
(1) Actuellement clief-lieu d'arrondissement du département des Landes.
(2) Il y avait bien un collège à Saint-Sevcr, mais il était en pleine décadence en 1789 (Tartière, p. 11).
(3) Il est à peu près démontré que toutes les paroisses des dio- :èses de Beauvais, Noyon et Senlis étaient pourvues d'écoles dès le xviie siècle [Bulletin du Comité des travaux fiisl., 1885, p. 104).
288 LA QUESTIOiN D'ENSEIGNEMENT EN 1780.
fondé un nombre de bourses proportionné à l'étendue de la province pour le soulagement des pauvres étudiants, le tout d'après l'avis des états provinciaux; que les abus introduits dans les universités, les collèges et autres établissements qui ont pour but l'éducation publique soient réformés (V, 758).
814. Que l'école militaire soit rétablie sur le pied de son ancienne institution et qu'elle ne soit pas dispersée dans les dillérents collèges de province, y étant infiniment préjudiciable à l'éducation des autres citoyens (I/hcL).
815. Qu'il soit avisé aux moyens d'établir dans les villes des écoles gratuites pour les deux sexes, sous la direction des Frères des écoles chrétiennes pour les hommes, et des ursulines ou autres ordres voués à l'éducation publique pour les femmes ilbid.).
Sézanne et Châtillon-sur-Marne (1). — 81G. Demander la suppression des bénélices inutiles; que les [hôpitaux, maisons de charité] et écoles i)ubliques soient multipliés et améliorés à l'avantage du pauvre peuple V, 767).
Soissons. — 817. Employer une partie des dîmes à letitretien des maîtres d'école. — (Jue l'éducation des enfants de la campagne soit surveillée par l'administration de la province, concurremment avec les supérieurs ecclésiastiques relativement à l'enseignement de la religion et que les maîtres d'école soient institués par le concours des deux autorités (VI, 6i)9\
818. Qu'il suit établi deux cours annuels d'accouchement et d'instruction pour les sages-femmes; qu'aucune d'elles ne soit admise qu'après examen de médecins et chirurgiens de la ville où se font les cours et en consé(iuence de leur approbation : cl que le gouvernement soit supplié de faire attention à cet important objet {/bid.).
(I) V.el ariicle émanant du TiiMsKut est aiiiicxo a» caliior de noblesse.
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819. Que les chirurgiens de campagne ne puissent être admis qu'après avoir justifié de cinq années d'études dans un Hôtel-Dieu ou un hôpital militaire, et après un examen sérieux [Ibid.].
Soûle (pays de). — 820. Que les fonds destinés à l'établissement du collège de xMauléon, quia pour objet l'enseignement et l'instruction de la jeunesse, soient d'ores et déjà utilisés à réparer la maison dont le pays a fait l'abandon en faveur de celte fondation et à y mettre des éducateurs ; et que Sa Majesté soit suppliée d'accorder des lettres-patentes en ordonnant que ce collège soit desservi par des prêtres séculiers, et de nous accorder ces lettres gratis, attendu la pauvreté du pays (V, 781).
821. Que, comme les revenus du chapitre de Sainl- Engrace réunis au séminaire d'Oloron, lors de sa suppression, dont il y a environ un siècle [sic), moyennant doux places gratuites affectées pour deux sujets basques, ont plus que triplé depuis lors. Sa Majesté sera suppliée de créer deux autres places gratuites en faveur de deux jeunes souletins choisis par l'évêque diocésain, parmi les sujets les plus indigents (V, 282). TAILLEBOURG. — 822. (Employer les revenus des bénéflces simples retirés par Sa Majesté et versés dans une caisse spéciale à...) l'établissement d'écoles do charité dans chaque lieu et principalement où les bénéflces existent (V, 683).
823. Que dans chaque siège royal de cette province il soit établi une école publique pour l'instruction d(!S femmes au fait des accouchements, pour être ensuite réparties dans les différents lieux du ressort desdits sièges royaux (/6/f/.).
Toul. — 824. Sur l'éducation nationale, nous nous en rapportons à ce que notre député estimera en son âine et conscience (VI, 13).