‹ La question d'enseignement en 1789Chapitre 60 sur 93 · Diviser les bénétices trop considérables et les · texte numérisé non relu

Diviser les bénétices trop considérables et les

atfecter à procurer aux campagnes des matrones et

\ d'3s chirurgiens instruits, à l'éducation des pauvres

orphelins et en général à l'éducation publique et nationale (VI, 14).

Toulouse. — 82G. Perfectionner l'éducation publique et admettre aux écoles et établissements royaux entretenus aux frais de l'État, des élèves de l'ordre du Tiers-État de l'un et l'autre sexe, au moins en nombre égal à celui de la Noblesse, si mieux on n'aime supprimer ces établissements (VI, 36). Cf., n» 625.

Tours. — 827. Règlement de l'éducation. — Qu'il ne sera plus donné d'exemptions d'études dans les universités (VI, 53).

Trévoux. — 828. Les députés feront observer qu'il existe en Bombes une ancienne abbaye de bénédictions dont les revenus ont été réunis au doyenné de Montberthoud ; ils demanderont qu'au décès du titulaire, ces revenus soient accordés pour l'établissement d'un collège à Trévoux, ville capitale de la provinc : et, dans le cas où ils ne pourraient l'obtenir, ils remrttraient sous les yeux des États généraux qu'il exisle. dans cette même ville capitale, un couvent de religieuses ursulines prêt à s'éteindre, son. entrée étant interdite aux novices; que les bâtiments et. revenus de ce monastère sont destinés à un chapitre de iilles nobles, déjà très riches, qui résident dans une province étrangère, et qu'en restituant à la ville ces mêmes biens et revenus, ce ne serait qu'une justice et une équité puisqu'ils proviennent de la générosité des citoyens et retourneraient à l'avantage commun et à leur destination tendant à l'instruction de la jeunesse (VI, 71).

Troyes. —829. Que les facultés de médecine soient réformées et les études rétablies. — Que personne ne puisse être reçu chirurgien sans avoir fait les cours et subi, en présence d'un médecin et de tous les membres du corps qui seront appelés, les examens prescrits par les règlements; que les chirurgiens reçus pour la campagne soient sujets aux mêmes cours et examens ; que les examens soient publics et qu'il

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soit pourvu à la fixation des droits de réception perçus par les communautés, tant pour les chirurgiens des villes que pour ceux des campagnes (VI, 83).

830. Que les cours établis pour l'instruction des femmes qui se destinent à exercer l'art des accouchements soient continués et même augmentés, et que nulle femme ne puisse exercer sans avoir suivi lesdits cours et être munie des certificats et actes de réception nécessaires [Ibid.).

831. Qu'il soit établi des collèges dans toutes les villes principales du royaume où il n'y en a pas et où il sera jugé nécessaire par les États généraux, et qu'on s'occupe d'un nouveau plan d'éducation (YI. 86).

"Vannes. — 832. Un plan d'éducation nationale parliculièrement dirigé vers les mœurs, la religion et l'amour de la patrie (VI, 107).

833. Faire tourner au profit des collèges [et hôpitaux], des droits tels que les annales ou autres qui ne profitent qu'à des corps, déjà fort riches [Ibid.].

834. Les universités et écoles de droit réformées et réglées, de manière que les degrés ne soient à l'avenir que le prix de l'assiduité, de l'étude et du mérite {Ibid.).

Vendôme. — 835. Que toutes les lois, les ordon- Tiances, les déclarations et règlements soient refondus en un seul code qui serait la matière des études des universités, dont la durée ne pourra être moindre de ceux ans pour les majeurs et de trois pour les miiièurs de vingt-cinq ans (VI, 123;.

836. [Vendre les biens des évêchés, bénéfices simples etc., et employer une partie des fonds en provenant] ...à former des collèges (VI, 124).

"Vermandois. — 837. Que les moyens de perfectioniier l'éducation publique seront recherchés avec empressement (VI, 146).

Versailles. — 838. Les députés solliciteront l'étallissement d'écoles gratuites dans toutes les paroisses

de campagne (supprimer toutes les abbayes en commende, les bénéflces sans fonctions et les couvents inutiles et employer le prix des ventes...) à l'établissement d'écoles gratuites (V, 182).

Villefranche de Rouergue. — 839. Réformation dans les universités, surveillance sur les études et création dans chaque université d'une chaire de droit public (VI, 171),

Villeneuve de Berg. — 840. Les députés aux États généraux demanderont un nouveau plan d'éducation pour les collèges, dont l'exécution sera confiée aux corps qui en seront le plus capables (VI, 713).

Villers-Cotterets. — 841. Il est expressément recommandé aux députés de demander... la conservation des maisons religieuses reniées qui sont utiles; et, dans la nécessité de leur suppression, leur conversion en établissements utiles sur les lieux, tels que collèges, séminaires (VI, 192).

Vitry-le-François. — 842. Ordonner que personne ne soit admis à exercer l'art de la chirurgie qu'il ne soit domicilié, qu'il n'ait fait les cours nécessaires dont il rapportera certificats et qu'il n'ait été reçu après examens sérieux, lesquels examens et réceptions se feront sans frais (VI, 215).

843. Observer que la réformation des mœurs étant l'un des objets les plus essentiels d'un bon gouvernement, l'éducation du peuple paraît mériter la plus grande attention et qu'il doit être proposé, entre autres moyens, de veiller à une instruction plus soignée des maîtres d'écoles et d'établir des prix pour les élèves et les instituteurs (VI, 221).

VOVVANT. — 844. Des changements utiles dans l'éducation publique sont réclamés depuis longtemps, et il est à désirer qu'on s'occupe sérieusement des réformes convenables sur cet objet. Les collèges doivent n'offrir que des professeurs instruits et qui donnent en peu d'années des connaissances sûres et variées sur les langues latine et française. Les .sciences exactes,

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la physique, l'histoire naturelle, la chimie doivent s'enseigner à la jeunesse conjointement avec l'histoire, la géographie, les beaux-arts, les langues vivantes et on peut employer aux études de ces sciences le temps qu'on donnait aux travaux de logique presque inutiles (V, 42o).

845. La métaphysique, qui peut s'enseigner en moins de six mois, et les écoles de droit et de médecine exigent de grandes réformes : les professeurs devraient y faire des cours utiles, on les en sollicite depuis longtemps [Ibid).

B. Cahiers particuliers.

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