‹ La question d'enseignement en 1789Chapitre 72 sur 93 · CORPORATIONS · texte numérisé non relu

CORPORATIONS

Arles [Médecins rf'). — 1067. 1" On supprimera toutes les universités de médecine qui confèrent les grades à des gens qui n'ont rempli ancune des formalités qu'une loi sage a jugées indispensables. — 2° Nul ne pourra étudier la médecine, s'il n'a déjà un patrimoine honnête. — 3° Les études de médecine seront prolongées et leur terme sera reculé à celui de cin(i années au moins. — 4° Tous les grades seront accordés gratuitement et les professeurs dédommagés du déficit qui en résultera dans leur recette par lu somme déterminée que tout étudiant payera en se faisant immatriculer, et par celle que chaque ville où st>

(I) Ce village de 200 feux inscrivait à son budget, en 1789, 700 liv. pour le maître d'école, tant en traitement fixe qu'en casuel. [Ibid.^

\ El'X nu TIERS-ÉTAT B. YICRERAY — BORDEAUXJ. 331

trouvera une université leur donnera annuellement. — 5° On interdira aux professeurs la faculté d'ouvrir des cours particuliers : cette voie paraît être une des plus efficaces pour qu'ils remplissent leurs obligations avec plus d'exactitude dans les cours publics qu'ils sont tenus de faire. — 6" Il sera établi une chaire de médecine pratique dans toutes les universités du royaume (II, 61).

Arras {Médecins d'). — 1068. La suppression de toutes les facultés de médecine du royaume, excepté celles de Paris et de Montpellier. — Dans l'une et l'autre faculté, personne ne sera admis à prendre sa première inscription, qu'il n'ait auparavant justifié en bonne et due forme de deux années de philosophie dans une des universités du royaume et de ses lettres de maîtres es arts. — Dans l'une et l'autre faculté, l'on sera tenu de faire un cours complet de six années d'études; l'on soutiendra publiquement depuis huit i heures du matin jusqu'à midi, selon l'usage établi à î Montpellier, une thèse de baccalauréat; la quatrième année, l'on fera une thèse de licence de la même manière ; la sixième année, l'on soutiendra pour le doctorat un examen sur toutes les parties de la médecine, tint théorique que pratique, toujours de la même manière que dessus. L'on conférera dans l'une et l'autre école tous les grades gratuitement (II, 87,88),

1069. Établir en la ville d'Arras une école publique de pharmacie pour tous les élèves de la province. Dans cette école, on leur expliquera les principes et la 1 K' crie de cet art, et l'on y préparera sous leurs yeux t iiites les drogues usuelles. Le professeur sera nommé par le concours (II, 88-,

1069 bis. Les élèves en chirurgie et les sagesfemmes ne seront plus reçus désormais par les officiers municipaux, comme n'étant nullement compétents pour juger leur capacité [Ibid.].

Bordeaux [Maîtres écrivains i/e) . — 1070. Les maîtres

1res de Louis XV pour l'ôtablissement des Frères des écoles chrétiennes de Bordeaux (1), et qu'ils soient tenus de ne recevoir que des enfants qui porteront un certiGcat de pauvreté de leur curé, et de mettre sur le dehors de leur porte un écriteau portant ces mots : École de charité (II, 40o).

Marseille {Apothicaires de). — 1071. On ne peut qu'applaudir au projet qu'ils font d'établir à Marseille un jardin de botanique. La facilité qu'il y a à Marseille de se procurer des plantes exotiques, doit être un motif d'encouragement et d'intérêt à cette demande (111,7081. [Article inséré dans le cahier général].

Ornans (2) [Marchands et négociants d'). — 1072. L'i'tablissement d'un concours dans chaque ville capitale, ainsi que d'une académie, pour accroître les sciences et donner de l'éducation pour les arts et métiers (III, 169).

1073. Que toutes les communautés de religieux et religieuses soient réduites à une pension égale et honnête et obligées d'enseigner gratuitement la jeunesse (III, 272).

Strasbourg {Conseil souverain d'Alsace). — 1074. S. M. sera suppliée d'ordonner que les évoques de Spire et de Bâle soient tenus d'établir à leurs frais dans la partie de l'Alsace qui est de leur diocèse, des séminaires (V, 733).

(I) Ces leUres patentes du mois de mars 1759 (^»-c/j. GtV., C. 3292) portaient h que Ifs Frères enseigneraient les principes de la religion et apprendraient à lire, écrire, et l'arithmétique seulement, le tout gratuitement, sans que iesdits Frères puissent se môler de montrer à tenir les livres des marchands et négociants. » Les Frères avaient été à Bordeaux, commo en beaucoup d'autres villes, en butte à l'hostilité des maîtres-écrivains, qui ne leur avaient épargné ni les tracasseries ni les procès. On en retrouve la trace dans le registre de la corporation (1778-1790 conservé aux Archives delà Gironde, C. 1718.

(2) Bailliage de Dôle.

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