‹ La question d'enseignement en 1789Chapitre 71 sur 93 · BOL'RGS ET VILLAGES DE DIVERS BAILLIAGES ET SÉN'ÉCUAUSSÉES · texte numérisé non relu

BOL'RGS ET VILLAGES DE DIVERS BAILLIAGES ET SÉN'ÉCUAUSSÉES

Abscons (Douai). — 1039. Que l'instruction de la jeunesse soit rendue et conûée aux réguliers et qu'ils l'exercent gratuitement (III. 223).

Aix [Douai). — 1040, Que les décimateurs soient obligés de mettre, à leurs frais, dans toutes les paroisses, des prêtres en assez grande quantité pour instruire les peuples tant pour le spirituel que pour le temporel (les prendre dans les abbayes où il y a tant de religieux oisifs). Les abbayes devraient même être des écoles publiques et charitables, et alors on verrait des enfants écoles dont partie d'eux pourrait former des sujets capables de rendre des services à Sa Majesté et au public (III, 208).

Aurons Aix). 1041. On nommera une commission de gens de lettres pour travailler à des livres classiques servant à la commune instruction, pour faire un règlement relatif à la meilleure éducation nationale )pour toutes les classes des citoyens, règlement qui aura force de loi, sanctionné qu'il sera par les États généraux (VI. 239).

Beuvry 'Douai). — 1042. Même vœu que ci-dessus, Aix. n" 1040 et dans les mêmes termes (III, 216).

Bouvignies (Douai). — 1043 [Prendre pour les paroisses des prêtres dans les abbayes] où il se trouve un grand nombre de religieux oisifs qui devraient se

1 Les noms entre parenthèses sont ceux des bailliages ou sénéciaussces auxquels appartenaient les villages.

faire un plaisir de rendre ce service à l'Étal, cl alors on verrait des enfants écoles dont partie d'eux pourrait fournir des sujets capables de rendre service à Sa Majesté et au public. — Les abbayes mêmes devraient être aussi des écoles publiques de charité (VII, 203). — Cf. n° lOiO.

Brillon (Douai). — 1044. Que les biens des collèges soient convertis en bourses, et l'instruction des écoliers remise aux réguliers pour enseigner gratis (III, 218).

Cabriéres-d'Aygues [Aix). — 1045. Établissement dans les universités de deux chaires, l'une d'histoire, l'autre de droit public et surtout naturel (VI, 270).

Chevannes {Neymurs). — 104G. Une grande partie de nos maux... n'auraient pas existé ou n'auraient pas été durables si les habitants des campagnes, sur lesquels ces maux ont principalement et presque uniquement porté, avaient été plus instruits, avaient pu lire habituellement les lois bonnes ou mauvaises et rédiger des observations claires sur le bien ou le mal qui en résulterait pour eux... Ce serait donc un grand bien public, un grand secours pour l'administration, un grand remède contre une foule d'abus, que de mettre les habitants des campagnes en état de lire, d'écrire et de calculer avec facilité. Les longues soirées d'hiver en rendraient plusieurs appliqués et studieux; ils se communiqueraient alors d'une province à l'autre leurs lumières sur la culture. — Les propriétaires et habitants de la paroisse de Chevannes pensent donc (lu'il serait utile qu'il y eût dans chaque village un bon maître d'école, capable d'apprendre bien aux enfants à lire et à écrire et les principes du calcul, de l'arpentage et du toisé; et que cet établissement ne coûterait rien à l'État si on assurait le sort de ces maîtres par de petites pensions sur les bénéfices, ce qui ne serait pas contraire à l'usage naturel des biens ecclésiastiques, dont les fondations ont en grande partie pour objet l'instruction iniblique. — Ils pensent

V'KIX 1)1 ilLHS-tlAÏ li.. IRMMLr.MLS — i'tlPlN. .H'i

que rassemblée communale de chaque paroisse devrait avoir le droit de proposer ces maîtres à l'autorité qui les commettrait, et que la même assemblée devrait pouvoir aussi proposer leur destitution et leur remplacement, si elle n'en était pas satisfaite; mais lorsqu'ils auraient servi vingt ans, la moitié de leur pension devrait leur être assurée en retraite, s'ils ne continuaient pas à être employés (IV, 2:28).

Cucuron (Aix). — 1047. Suppression de plusieurs universités de province devenues aujourd'hui moins des écoles où on s'instruit que des boutiques où on achète des grades; rétablissement des bonnes études dans les universités conservées. Assistance aux leçons et exercices rigoureusement exigée des jeunes gens qui aspirent aux degrés. Fondation, dans ces universités, de chaires d'histoire, de droit public et national. L'Allemagne et l'Angleterre nous donnent sur ces points des modèles précieux (VI, 2S3).

Istres {Aix . — 1048. Qu'on s'applique sérieusement à la réformation des mœurs... en formant un plan d'éducation pour la jeunesse des deux sexes (VI , 307).

Landas {Douai). — 1049. Même vœu que ci-dessus, Aix, n° 1040 et dans les mêmes termes {\l, 212).

Mane [Fovcalquier). — 1050. Les habitants demandent que la classe de théologie établie chez les minimes soi convertie en collège pour les basses classes (III, 334).

Mirabea^ [Aix). — 1051. Employer à l'entretien des séminaires [et hôpitaux] une partie des biens eccléliastiques (VI, 3oo).

Montferrat [Draguifjnan). — 1052. Les habitants lei landent l'établissement de places gratuites dans es universités et les collèges au profit des enfants Da livres et qui ont du talent (III, 262).

Peipin [Aix). — 1053. L'abolition des maîtres et na Iresses d'école dans les bourgs, villages et haneaux (VI, 367^.

328 LA uLliSTIOiN D'ENSEIGNEMENT EN 1789.

Peypin-d'Aygues (Aix). — 1054. Suppression de plusieurs universités de province (VI, .'{75).

Porcioux {Aix). — 1055, La réformation de l'éducation publique que l'on dirigerait sur un plan propre à former des hommes et des citoyens, au lieu de ne les élever que pour être des grammairiens et des sophistes (VI. 381).

Roquevaire {Aix). — 1056. Les députés requéreront que dans la même assemblée, on s'occupe déformer des règlements pour l'éducation publique, comme le saul moyen d'assurer la prospérité de l'Etat en lui donnant de bons citoyens (VI, 406).

Saint- Jean- des-Agneaux (1) (Coutances). — 1057. (Jue les universités soient surveillées et que le genre d'études y soit prescrit de manière qu'il n'y soit enseigné rien que d'utile et de relatif au gouvernement qui sera établi, en sorte qu'il ne sorte des universités que des sujets bien instruits et très capables qui, après en être sortis, seront agrégés aux tribunaux auxquels ils s'attacheront et seront auprès de chaque juge en qualité de secrétaires (111, 64).

Saint -Martin- de-Brasques {Aii). — 1058. Comme ci-dessus, Peipin-d'Aygues, n" 1054 et dans les mêmes termes (VI, 418).

Scy {Metz). — 1059. Employer les bénéflces simples... à pensionner les maîtres d'école, qui sont utiles et nécessaires pour donner de l'éducation aux enfants, ce qui leur serait une véritable richesse. — Obliger les décimateurs à donner des pensions aux maîtres d'école (III, 792, 793).

Vallet {iXantes). — 1060. Les habitants demandent le rétablissement de leur collège et que le produit des biens y all'ectés et dont la vente a été faite depuis les dix ans derniers, leur soit rendu pour être appliqué à leur collège (VI, 10).

Ventabres {^Aix). — 1061. Les écoles, collèges de

(1) 11 s'agit probabienicnt du la paroisse d'A'jticaux (Manche).

VŒLX DU T.-É. [B. PEIPIN-D'AYGL'ES — VICHERAY> 329

morale, d'histoire naturelle, physique, mathématiques établies dans chaque capitale; les universités rétablies avec l'augmentation d'un professeur de droit naturel; les fonds de ces établissements pris sur le clergé supprimé (c'est-à-dire réduit à des chanoines, prêtres et curés desservants) (VI, 439).

Vicheray [Toul). 1062. Article général et essentiel. Composer avec les États un conseil de l'éducation publique qui, en laissant aux supérieurs ecclésiastiques l'instruction sacrée qui leur appartient, surveillera, inspectera, dirigera, éclairera les universités, séminaires, collèges et jusqu'aux plus petites écoles, de manière que les Français, de quelque rang qu'ils soient, puissent savoir ce qu'ils doivent à leur patrie; que tous aient les moyens de s'instruire des connaissances absolument nécessaires à leur état, et que le petit nombre qui ont reçu du ciel des talents et des dispositions supérieures puissent être distingués, aidés et admis au concours que le conseil d'éducation établira pour faciliter la culture des sciences et des arts libéraux aux seuls hommes privilégiés de la nature ù cet égard (VI, 26).

1063. Conservant les corps ecclésiastiques, chapitres ît maisons religieuses, d'après le vœu exprès du peuple en leur faveur, à charge qu'ils se rendront tous utiles, savoir, les chapitres et les monastères d'hommes réguliers et séculiers par l'enseignement de la théologie et autres sciences; les chanoines et religieuses par l'éducation des jeunes personnes du sexe [et tous ceux et celles qui ne pourraient vaquer à l'éducation ou enseignement, tenus de rendre service au public par le soin des malades ou autrement], cette condition étant celle à laquelle ils peuvent intéresser la nation ù leur existence (VI, 25).

1064. Pour ne pas excepter l'ordre de Malte de cette règle, engager cet ordre respectable à se rendre utile et nécessaire au royaume, en ouvrant sur ses galères

■Lmie école de navigation pour la jeune noblesse de

France, à raison de tant do sujets et d'élôves par comraanderie, et à détacher de chacune de ces commanderies, à la mort des titulaires, de quoi former et placer dans la môme école de marine un certain nombre de frères servants pris dans le Tiers-État {Ibid.).

Vitrolles-les-Martigues [Aix). — 1065. Même vœu que c/'-flcssus, Ventabres, n" 1061 et dans les mêmes termes (VI, .449).

Wassigny (1). [Vitry-le-François). — 1006. Demander l'établissement des écoles publiques dans chaque endroit pour enseigner gratuitement les enfants de toutes les conditions par des maîtres instruits suffisamment, à l'instar des Frères de la doctrine chrétienne, et reconnus pour être de bonne vie et mœurs, inspectés par des supérieurs établis à cet effet, tous du corps ecclésiastique, et pensionnes du revenu du Clergé. Cet établissement procurerait à l'État des citoyens mieux instruits de leurs devoirs envers l'Être suprême, le roi et la patrie, et ]»lu«! utiles à euxmêmes (VI, 233).

Page 1