‹ La question d'enseignement en 1789Chapitre 76 sur 93 · V(FA'X DE L'UNIVERSITÉ D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

V(FA'X DE L'UNIVERSITÉ D'ORLÉANS

qiier? Nous ne connaissons pas ce qu'on peut fairedans les difTcrentes villes pour remplir cet objet sans charger l'État. Cependant nous croyons pouvoir dire avec conûance qu'il n'en est aucune dans laquelle on ne puisse facilement par des réunions, par des extinctions, en un mot d'une manière ou de l'autre, assurer le revenu convenable.

HOO. Nous croyons pouvoir observer ici qu'il serait utile d'accorder la vétérance aux professeurs, du moins après vingt-cinq ans d'exercice, en accordant au vétéran la moitié de ses honoraires; cette vétérance a lieu dans tous les collèges.

1101. Le sort des agrégés doit aussi recevoir quelque augmentation, parce que leurs travaux seront plus considérables.

1102. Si Ton veut éviter un très grand inconvénient, le prix des graduations ne doit pas tourner au proflt des facultés. Il en est résulté et il en résultera toujours les plus grandsabus;les facultés attachéesà leur devoir seront désertes et tous les étudiants se tourneront vers celles oîi les exercices ne seront que de vains simulacres. Si l'on veut que la réforme produise son effet et soit générale, il faut que les facultés n'aient aucun intérêt dans le nombre des graduations et que l'honoraire des professeurs n'ait aucun rapport avec le plus grand ou le plus petit nombre des thèses ; alors l'intérêt ne se trouvant plus en opposition avec le devoir, ne sera plus un motif pour trahir ce dernier.

1103. Il semble que les sommes nécessaires pour les inscriptions, les thèses et tous les actes différents devraient être payées entre les mains du receveur des deniers royaux : ne serait-ce pas le cas de faire un nouveau tarif qui serait le même pour toutes les universités?...

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