‹ La question d'Extreme-OrientChapitre 24 sur 142 · I. — LA FIN DES M'INfe ET LA CONQUÊTE MANDCHOUE · texte numérisé non relu

I. — LA FIN DES M'INfe ET LA CONQUÊTE MANDCHOUE

Une jeune fille de la tribu des Nlu-lchl, chez les Mandchous, était endormie dans la prairie ; une pie laissa tomber sur ses lèvres une cerise ; elle en conçut un fils, voué évidemment aux plus hautes destinées; ce fut Aisin Gioro, qui devint le chef de son peuple et le conquérant de hi Chine *.

La Chine, en effet, tomba au pouvoir des Mandchous au commencement du xvii^ siècle. »Les tribus des Mandchous avaient été refoulées vers le nord par la conquête mongolique; elles s'étaient établies entre la presqu'île de Liao-Toung et la vallée de TAmour; elles avaient leur principal centre de peuplement dans la montagne à Test de Moukden, et elles avaient fait de celte ville une sorte de capitale, avec une double enceinte flanquée débours. Elles avaient conservé des mœurs guerrières et elles èonvoilaient les richesses de la Chine.

Elles y enlrôrent en une nombreuse armée, en 16i0. Elles occupèrent, assez vite et sans beaucoup de peine, les provinces du Pé-tchi-li, Péking fut assiégée. L'empereur Ming, Tsoung-Tching, résista vaillamment; la ville prise, il s'enferma da^< son palais, poignarda sa fille etse pendit.

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