TROISIEME PARTIE ÉTAT ACTUEL DE LA. QUESTION D'ORIENT
CllAPlTKE PREMIER
La Turquie peut-elle compter sur la proteation de l'Europe pour assurer son existence ?
Le dogme de l'intégrité de l'empire ottoman. — Dans le passé il n'a |»as empêché la Turquie d'être démembi'ée. La Tunpiie ne peut es[)érer ilans l'avenir une plus efficace protection •^•'3
I. La Russie. — Elle est aujourd'hui l'amie de la Turquie. — Son int('rêl la pousse vers Constantinople. —Raisons fie son changement momentané de [tolitique : rc'chec du panslavisme, l'opposition de l'Europe. — Elle déclare ne pas vouloir occuper (lonstantinople. Sur son amitié dans l'avenir, la Tunpiie ne peut beaucoup comi>ter.
IL L'Angleterre. — Elle est l'ennemie de la Tuniuie. — Sa situation en l'.gypte. — Conserver l'Egypte est pour elle plus essentiel ipic d'empêcher les Russes d'entrer à Constanliuo[ile. — Elle offiv à la Russie son alliance contre la Turquie.
m. L'Autriche. — Elle j»rotrii:o aujum-il'iiui la Tur([uio. — Son ('1111 ialerieur. — Malgré les elTorts du pai-li gerinano-liongrois, elle est entraiiK'e vers l'Orient. — Progrès du parti slave. — S'il triomphe l'Autriche devient l'cnneniie de In Tiinpiic.
\y. L'Allemagne. — Sa politiciue en (Jrient avant l'avcnenient de l'enipereur (iuillaunie. — Elle est l'amie de la Turquie. — Elle veut la paix en Orient et la clientèle de la jiéninsule des Balkans. — Ses int('rèts polili([ues et commerciaux.
V. La France. — Elle protège la Tui-quie, mais elle met à sa protection de fortes réserves. — Ses rapports avec la Porte avant la révolution. — La polititpie de I5onai)arlo. — La révolution grecque et le principe des nationalités. — M. (iuizot pose le principe de l'intégrité do ri'lnipire ottoman et le concilie avec le princi[ie des nationalili's. — (Jette politique est restée et restera celle de la Erance.— Son inlérèt le lui conimamle. — • Inlluence qu'elle a acquise dans le Levant. — Son devoir le lui commande aussi. — Dogmes politiques de la Erance au xixe siècle.
Conclusion. — La Turquie ne peut compter que sur elle-même pour se défendre contre ses ennemis.
C1LU»ITHE 11 La Turquie peut-elle par elle-même assvirer son existence?
S L — Etat actuel de la Turquie 447
La Turquie est entourée d'ennemis mais c'est sa corruption intérieure ipii sera la principale cause de sa ruine. — Exigences du Sultan et des hauts fonctionnaires de rEuqiire. — Vices de l'administration. — Désorganisation des llnances. — l'as d'argent pour les travaux publics. — Ruine du commerce et de l'industrie. — Misère des populations.
^ IL — La Turquie est-elle susceptible de réformes ? . . . 453
1. Projets de réforme de la Turquie. — Cette rérorme est-elle possible ? — Tous les projets de réforme se réduisent à deux systèmes : atïermir l'Islam, civiliser la Turquie. — Les Puissances ne veulent pas du premier. — Elles ne pourront imi)0ser le second.
2. Organisation de VEtat niusulman. — Le Koran. — Le musulman croit à la perfection de l'ordre de choses qu'il institue et par conséquent ne veut pas d'un changement. — Les réformes que demande l'Europe, l'état de la Tunpiie sont en opposition complète avec les préceptes de la loi sacrée : 1" la laïcisation de l'Etat ;
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:2" l"('inaiifipalioii des chnMiens. — l^a Turquie a toujours été lioslile à ces deux mesures. — La masse ilo la populalion uiusulmane ue consentirait pas à reinancipation des clu'etiens. — (Conclusion: Lue reforme de la Turquie n'est pas possihle.
(ioNCMSIO.V.
Devoirs de FKurope en Orient. — iOnvers la Turipiic. — Envers les sujets du Sultan. — Intérêts français i')6
An.nk\ks.
A. Le Traité de Hcrlin HO
B. Traité de paix entre la (ir.'-ce et la Tuniuie 483
le Mant — Association Ouvrière Hètrot-Guénet et C"
D Ghoublier, Max