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TOTAUX
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C'est environ 1,300 kilogrammes ou 4,290,000 francs, qui arrivaient en moyenne chaque semaing à Melbourne, sous escorte. Car Melbourne était le centre où se ren(Jaient l'or de toutes les mines; durant Tannée 1855, sur 80,105 kilogrammes exportés, le port Fairy en a expédié seulement 31 , et Geelong 876 ; le reste est sorti de Melbourne,
La différence entre le chiffre de l'exportation et celui des envois dans les ports, est d'environ 12,000 kilogrammes ; chaque année, l'exportation semble, d'après les statistiques officielles, dépasser la production : c'est que ces statistiques ne tiennent compte que des quantités remises à la poste, et que beaucoup de mineurs, pour ne pas payer la prime légère qu'exige le gouvernement, portent eux-mêmes leur or ou le font porter par des amis. Il est évident surtout, lorsqu'on em-
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brasse, non pas une année isolée, mais toute la période qui s'étend depuis là découverte, que la production doit être supérieure à l'exportation, et Ton reste probablement au-dessous du chiffre véritable, lorsqu'on la porte, avec les statistiques approximatives des particuliers, à 90,000 kilogrammes pour la colonie de Victoria. C'est une augmentation d'un tiers ; et, à ce compte, Ballarat, la plus riche des mines, aurait donné 32,000 kilogrammes pendant Tannée, autrement dit, 106 kilogrammes ou 349,800 francs par jour de travail : c'était le produit brut de 35,000 mineurs.
L'or se présente, à Ballarat, par lignes plus ou moins tortueuses. Ces lignes ont été sans doute, à une certaine époque, des torrents ou des rivières qui charriaient des paillettes du précieux métal, et qui l'ont peu à peu déposé dans leur limon. Aujourd'hui les torrents n'existent plus, et leur lit est recouvert d'une couche épaisse d'alluvions plus récentes : il faut faire des fouilles pour le retrouver entre les rochers qui l'encaissaient. On creus^des puits, en jugeant de la direction probable du filon, d'après les exploitations voisines ; mais on ne réussit pas toujours à rencontrer du premier coup le terrain aurifère. Les premiers trous étaient peu profonds : à S et 6 mètres on rencontrait l'or. Peu à peu il fallut descendre plus bas ; en 18S5, les puits avaient jusqu'à 50 et 80 rtiétres ; on exploitait le terrain aurifère par des galeries, à peu près de la même manière que les mines de houille. On y emploie les machines ; dans quelques parties, on pulvérise le quartz, et il arrive plus d'une fois que le résultat obtenu ne répond pas aux sacrifices de temps et d'argent faits par le mineur. Cependant l'or est abondant. Un mineur estimait qu'en 1853 chacun des trous placés* sur une bonne ligne, n'avait pas donné dans l'année moins de 75 kilogrammes ou 247,500 francs : trois ou quatre hommes suffisent pour exploiter un trou. Ce même mineur a vu, sur la ligne de Gravel-Pit, un trou d'où l'on avait extrait, dans l'année, 450 kilogrammes (1,485,000 francs), et à New-Eureka,
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un aatre trou dont un seu) seau de terre avait fourni 8 l^ilogrammes. Mais, à côté de ces bonnes fortunes, il y avait les mau*vais jours ; il y avait surtout Ténorme cherté de toutes choses, qui rendait le mineur pauvre, malgré son or.
En Australie, comme en Californie, la presque totalité de Ter tiré des mines, a été portée à l'étranger. Voici les chiffres officiels de Texportation pour les quatre colonies :