LES ANCIENNES MINES D'OH
L'Europe (non compris laRussie), dont lesmines fournissaient à l'antiquité presque tous les métaux précieux dont elle faisait usage, apporte encore chaque année sur le marché une petite portion deTor quiestnécessaireàiasociétémoderne. La Bétique aperduson ancienne réputation. L'Autriche est aujourd'hui avec les mines de Schemnitz, db Kremnitz, et l'or de lavage, la contrée la plus riche sous ce rapport ; et pourtant elle ne fournit guère plus de 3,000 kilogrammes. La mine de Rammelsberg, dans le Harz, contient une petite quantité d'or; la Suède, l'Espagne, le Piémont, la Valachie et la Moldavie fournissent le reste : le tout ne s'élève pas pour l'Europe à plus de 2,210 kilogrammes, valant 7,293,000 francs. Soit, de 1848 à 18S6, un total de 19,890 kil. ou 65,637,000 francs.
L'Afrique possède des gîtes aurifères, peu connus des Européens, qui ne reçoivent l'or qu'en payement de leurs marchandises et par l'intermédiaire des peuples de la côte. Les hypothèses les plus vraisemblables portent à 12 millions de francs la quantité d'or que le commerce avec cette partie du monde fait passer chaque année chez les peuples civilisés. Soit pour la période 32,400 kil. représentant 108 millions.
L'Asie fournit aussi son contingent à la production de l'or.
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Mais on n'a sur TÂs)^ que des renseignements très-imparfaits. La partie ocddentale, qui est la mieux connue et la plus civili* sée, produit peu d'or ; la partie orientale et méridionale en produit, mais en quantité assez minime, comparativement aux besoins diî pays. LeThibetet l'Inde paraissent renfermer un certain nombre de gîtes aurifères. On estimait à 7,000 kilogrammes environ la production de l'Inde : néanmoins ce pays est obligé chaque année d'acheter à l'Angleterre presque tout l'or et l'argent qu'il consomme. La Chine est plus riche ; mais ia Chine est un pays bizarre qui ne laisse pas sortir les métaux précieux et qui même imagine mille entraves ridicules pour arrêter chez elle le développement de la production. Qu'arrivel-il? C'est qu'elle est, comme l'Inde, obligée de demander à l'Europe ces mêmes métaux qu'elle pourrait extraire elle-même à bien meilleur marché. Le Japon est complètement fermé sous ce rapport aux relations européennes. Les îles de la Sonde seules exportent de l'or , et en assez grande quantité ; il n'y a aucune statistique précise à cet égard; mais en adoptant le chiffre de 10,000 kilogrammes par an comme une moyenne entre les nombres donnés par divers économistes, on reste plutôt en deçà qu'au delà de la vérité. On peut donc évaluer a 17,000 kilogrammes ou 55,100,000 francs la quantité d'or produite annuellement par la partie de l'Asie qui a des rapports directs et libres avec les nations civilisées, et à 153,000 kil. ou 504,900,000 fr. pour toute la période.
L'Amérique (non compris la Californie) est restée longtemps la contrée du monde la plus riche en or. Aujourd'hui, elle est dépassée parles trois nouvelles contrées aurifères, et elle n'occupe plus guère que le cinquième rang parmi les pays producteurs. Nous avons dit dans l'introduction qu'elle donnait, en 1848, 15,215 kilog. d'or, ou 49,219,500 fr. Depuis cette époque, la production totale n'a pas changé sensiblement. La statistique anglaise l'évaluait environ à 15,333 kil. ou 50,600,000 francs, en 1850; elle paraît avoir diminué dans