‹ La question de l'or; les mines de Californie et d'AustralieChapitre 17 sur 148 · LA QUESTION DE L'OR LIT. I, GHAP. III · texte numérisé non relu

LA QUESTION DE L'OR LIT. I, GHAP. III

datent de 1774, et comptent onze usines qui fournissent annuellement 41 millions de kilogrammes de minerai, rendant en argent 1 sur 2,338 ; à l'usine de Zirianofsk, on recueille 1 sur 1,115. Ces mines donnent 15,60 kilogrammes par an.

Toutes contiennent une certaine quantité d*or mêlé à l'argent ; les mines de Ridersk et de Siriansk sont celles dans lesquelles la proportion d'or est la plus forte : elle s'élève à 1 et S grammes sur 8 à Ridersk.

Il y a aussi dans l'Oural et dans L'Âltai un grand nombre de mines de plomb argentifère, les unes en activité, les autres abandonnées à cause de l'insuffisance du produit; il y en a dans la Kirghizie ; on en a découvert en 1853 dans le Caucase, et les travaux ont commencé avec succès à l'usine d'Alaguirski. La Kirghizie donne environ 160 kilogrammes, et le Caucase autant. La plupart de ces exploitations n'ont été entreprises par les Russes que vers la fin du xvui* siècle et le commencement du xix* ; presque toutes portaient les traces de travaux antérieurs, qui paraissent remonter au moyen Âge et même à une antiquité plus reculée : sans doute il y avait autrefois dans ces contrées une activité et une richesse que les révolutions ont détruites.

Au xviu^ siècle, la Russie donnait en moyenne 10,300 kilogrammes par an; la productioti a presque doublé dans le second quart du xix% et s'est élevée à 19,272 kilogrammes : l'année 1833, la plus féconde de toutes, a fourni jusqu'à 23,650 kilogrammes. La production a quelque peu diminué dans le cours des neuf dernières années : elle augmenterait certainement, même sans la découverte d'aucune mine nouvelle, si l'abondance du mercure permettait un jour d'exploiter les anciens filons qui sont abandonnés.

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