LOIS QUI RÈGLENT LÀ VALEUR DES MÉTAUX PRÉCIEUX
Lingots et monodies ne sont qa'une seule et même marchandise, et il ne peut exister entre la valeur des uns et des autres que la différence des frais de fabrication. Dans les pays, tels que l'Angleterre, oh ces frais sont à la charge de rÉtat, le souverain qui pèse 7 gr. 98 à 917/1000* de fin, ne vaut ni plus ni moins qu'un lingot de même poids et de même titre. En France, où ces frais sont à la charge du porteur, et où l'on retient 6 fr. 70 pour convertir en pièces de monnaies un kilogramme d'or à 900/1 000', c'est-à-dire pour fabriquer 155 pièces de 20 francs, le lingot d'un kilogramme à 900/1000* ne peut guère descendre au-dessous de 3,100 fr. moins 6 fr. 70, ou 3,093 fr. 30. La raison en est facile à comprendre. Sien Angleterre la monnaie tendait à avoir une plusvalue sur le lingot, immédiatement les détenteurs de lingots les porteraient à la monnaie et les convertiraient en souverains; ils ne seraient pas assez sots pour vendre au prix de 30 souverains un poids d'or égal à 22 souverains, et pour perdre de gaieté de cœur 40 schelling, quand ils peuvent, sans frais et sans la moindre difficulté^ éviter cette perte. De même, si en France le kilogramme descendait au-dessous de 3,093 fr. 30,