MAXIMUM
6 fr. » c.
2 fr. 04 C.
MOYSNNB.
950 ouvrières recevaient moins de fr. 60 ; 626 recevaient plus.de 3 fr. ; 100,050 recevaient de fr. 60 à 3 fr., et la moyenne générale des salaires était de 1 fr. 63.
A cette époque on remarquait déjà que les salaires avaient depuis longtemps une tendance à la hausse; le développement de rindustrie et la demande de bras en étaient la cause. Ainsi, dans les manufactures de papiers peints, les hommes avaient, en 1827, de 3 à 4 fr. ; les femmes, 1 fr. 60. En 1847, les hommes avaient, en moyenne, 4 fr. 10, et les femmes 1 fr. 94. L'augmentation était de 17 et de 11 pour O/q. Dans les usines à gaz, la journée s'était élevée dans le même espace de temps de 2 fr. 75 à 3 fr. 03, c'est-à-dire de 10 pour 100. Chez les bijoutiers, les femmes avaient, en moyenne, 2 fr. 42 au lieu de 2 fr. ; chez les évantaillistes, 2 fr. 12 au lieu de 1 fr. 25 : augmentation de 21 et de 11 pour 100. La journée des hommes dans la même profession s'était élevée de 2fr. 50 à 3 fr. 69, c'est-à-dire de 47 pour O/o- La moyenne de ces diverses augmentations est de 19 pour O/q. Assurément elle n'a pas été aussi grande dans tous les métiers ; il faut réduire ce chiffre. Mais on peut, sans craindre de tomber dans l'exagération, évaluer à 10 pour O/o l'élévation des salaires durant la période de vingt années qui s'étend de 1827
210 LA QUESTION DE L'OR. LïV. III, CHAP. VI.
à 1847. C'était pour la classe ouvrière de Paris un accroissement de bien-être très-sensible, puisque, durant cette même période, le prix des produits naturels avait diminué de 2S pour O/o, celui des produits manufacturés, de 13 pour O/o, et que non-seulement ils recevaient un plus grand nombre de francs, mais que chaque franc correspondait à une quantité plus grande de marchandises : double résultât qui, dans les temps ordinaires, n*est que la conséquence naturelle d'une industrie florissante et bien pondérée. Quoique les tarifs du travail aux pièces eussent baissé, cependant Thabileté de l'ouvrier et le perfectionnement des outils assuraient aux travailleurs à la tâche comme aux travailleurs à la journée un gain plus considérable.
Nous ne sommes pas aujourd'hui dans un temps ordinaire; les salaires ont augmenté par suite de la découverte des mines d'or, et pourtant le bien-être n'a pas suivi le même mouvement.
Nous n'avons pas les moyens de donner une statistique complète de l'industrie parisienne en 1857 pour l'opposer à la statistique de 1847. Les administrations publiques peuvent seules faire un travail de cette espèce avec quelque exactitude. Mais nous pouvons comparer les salaires dans un certain •nombre d'industries, et trouver des éléments suffisants pour établir une moyenne probable de la hausse générale.
Les graveurs gagnent aujourd'hui de 4 à 7 francs ; un ouvrier auquel on ne donne que 3 francs est un médiocre ouvrier. La moyenne est à peu près de 5 francs ; elle était à peine de 4 fr. 20 il y a dix ans ; augmentation de 19 pour O/q.
Les bijoutiers gagnent 8 francs, S fr. 80 et 6 francs ; aux pièces, un ouvrier habile gagne 7 francs et plus ; mais aujourd'hui on ne travaille guère aux pièces dans cette industrie, et cependant il n'est pas rare de rencontrer dans les ateliers des ouvriers à la journée qui ont 7 francs et 7 fr. 80. Il y a dix ans, la moyenne des journées n'était que de 4 fr. 50 : l'augmentation est au moins de 22 pour O/q.
Les mécanicieDs gagnent 3 fr. 50, et 4 à 6 francs, sans parler des ouvriers à qui leur talent assure un salaire exceptionnel. La moyenne peut être portée à 4 fr. SO. Un modeleur menuisier a 5 francs par jour; un estampeur, 3 francs; un forgeron de 3 francs à 3 fr. 50 ; un cloutier, 4 francs. La moyenne du salaire dans le travail des métaux, qui était de 3fr. 93, paraît s'être élevée à 4 fr. 38, c'est-à-dire de 10 pour O/q.
Dans les articles de Paris, nous trouvons un nacrier qui ne gagne que 2 fr. 75, mais les gantiers ont 5 fr. et 5 fr. 50, et Taugmentation n'est guère moindre de 12 p. O/q.
En 1853, les ébénistes en nécessaires gagnaient 3 fr. 50; en 1857, ils avaient de 4 fr. à 4 fr. 25 ; augmentation de 16 p. O/o environ.
Les colleurs de papiers peints gagnent de 9 à 10 francs ; les colleurs de papier de décors, 6 francs; les passementiers,
3 fr. 50 à la journée, et 4 fr. ou 4 fr. 50 à la tâche: les tapissiers, de 4 à 5 francs à la journée, et 6 francs aux pièces : moyenne, 4 fr. 35, c'est-à-dire augmentation de 11 p. O/o sur l'ancienne moyenne des salaires dans l'ameublement.
Un cordonnier ade 2 fr. à 3 fr. 50 par jour; aux pièces, il peut gagner de 5 à 6 francs à faire des bottes, et même de 8 à 10 francs à faire des chaussures vernies; mais le travail est pénible et dure de 14 à 15 heures par jour. L'augmentation est environ de 10 p. O/q.
Un charron avait 3 fr. 60 ; il a 4 francs : augmentation de 11 p. O/o.
Un peintre en bâtiment a 4 francs par jour, un maçon
4 francs ; un menuisier de 3 fr. 50 à 4 francs à la journée, et de 8 francs à 5 fr. 50 aux pièces ; un serrurier, 3 fr. 50 ; un tailleur de pierres, de 4 fr. 50 à 5 francs; un limousin, 3 fr. et 3 fr. 50. L'augmentation peut être estimée à 25 p. O/o-
Un boulanger gagnait 3 fr. 75 ; il gagne 4 francs et 4 fr. 30 ; augmentation de 10 p. O/o .
212 LA QUESTION DE L'OR. LiV. III, CHAP. VI.
Un brossier gagne 4 francs, un cordier 3 fr. 50; augmentation de 9 p. O/o sur Tancienne moyenne.
Un chapelier, dans la bonne saison, peut gagner 10 et 11 francs par jour. Mais les tailleurs, que nous devons prendre comme type des ouvriers dans les vêtements, ne gagnent à la journée que 3 fr., 3 fr. 50 et 4 francs, et aux pièces que 4 fr. et 4 fr. 50 : moyenne 3 fr. 80, ce qui donne une augmentation de H p. O/o sur le prix de 1847.
Les journaliers et hommes de peine ne gagnaient pas plus de
2 fr. 50 en 1847 : aujourd'hui on en trouve encore quelquesuns qui n'ont que 2 fr. 50 ; mais en général leur salaire est de
3 francs par jour, et Ton peut dire que pour eux l'augmentation est de 20 p. O/q.
L'augmentation générale du salaire des hommes, calculée sur le salaire de 186 ouvriers pris dans les diverses professions que nous venons d'énumérer, est de 14. 16 pour O/q. Ce chiffre ne peut être considéré comme parfaitementexact. Pour atteindre à une exactitude, même approximative, il faudrait, avons-nous dit, une statistique nouvelle de toute l'industrie parisienne. Nous ne la possédons pas ; mais les données que nous avons pu réunir s'accordent si bien entre elles qu'on peut considérer comme hors de doute ce double fait que les salaires ont augmenté, et qu'ils sont loin d'avoir augmenté autant que les marchandises. Le reste n'est qu'une question de détail, et nous pouvons raisonner en prenant comme vrai le chiffre de 14. 16 p. O/q.
Dans le cours des dix dernières années, l'augmentation des salaires a été trois fois plus forte que dans la période précédente : de 1826 à 1847, elle était de 1/2 p. O/o par a^; elle est aujourd'hui de près de 1 1/2 p. O/o par an. Cette augmentation est d'autant plus grande que la journée, qui était autrefois de 12 heures, n'est plus, dans beaucoup de professions, que de 10 heures aujourd'hui.
Le salaire des femmes a éprouvé aussi une assez forte aupraontation. Si nous avons rencontré des femmes qui ne gagnent
pas aux pièces plus de fr. 80, fr. 60 et fr. 78 par jour, c'est qu'elles sont distraites de leur travail par les soins du ménage ou par d'autres occupations. Les ouvrières à la journée gagnent en général de 1 fr. 80 à 2 fr. 80 ; si on prenait seulement la moyenne des journées, on pourrait assurément la fixer à 2 francs ; mais, en comprenant le travail à la tâche, la moyenne générale des salaires, calculée d'après le gain de 90 ouvrières de diverses professions, n'est que de i fr. 76. L'augmentation est de 7. 97 pour O/o, moitié moindre pour les femmes que pour les hommes.
L'augmentation n'est pas la même dans toutes les professions ; elle dépend en partie des moyens dont dispose l'ouvrier pour l'exiger de son patron. Les ouvriers en bâtiment, peintres, maçons, dont le travail a été le plus demandé, et tous ceux qui, comme les chapeliers, sont plus ou moins fortement organisés en corporation, ont eu de grandes augmentations; certains ouvriers, qui par leur adresse ou leur talent jouissent d'une espèce de monopole, ont pu se montrer exigeants ; enfin ceux qui sont le moins rétribués et pour qui l'augmentation de salaire était une question de vie ou de mort, ont obtenu des journées de 20 pour O/o plus élevées que les journées anciennes. La masse des ouvriers qui n'avait à opposer à la résistance des patrons, ni la puissance de l'association, ni le privilège du talent, ni l'impérieuse nécessité de la faim, ont été les moins favorablement traités. Le travail aux pièces a généralement baissé de 1847 à 1886, comme il avait baissé de 1827 à 1847; mais l'ouvrier n'y a pas perdu, parce que l'habileté de l'exécution a presque toujours compensé la baisse des prix. Il y a pourtant une exception à faire au sujet du travail des femmes. Le prix de la plupart des ouvrages à l'aiguille que les femmes peuvent faire dans leur ménage a diminué, sans que l'habileté ait augmenté : c'est que les ouvrières assidues à l'atelier rencontrent la concurrence presque illimitée des mères de famille, qui, obligées de rester chez elles
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pour veiller aux soins du ménage, se contentent d'un très-faible gain, et celle des jeunes filles qui ne se résignent à travailler que les jours où elles n'ont pas d'autre moyen d'existence.
Le seul rapprochement de l'augmentation des marchandises et de l'augmentation des salaires suffit pour montrer quelle doit être la situation de la classe ouvrière. Les produits naturels, sans compter le blé qui a doublé et triplé de valeur, avaient augmenté en 1856, avons-nous dit, de 67.19 pour O/q ; les produits manufacturés de 14 94; l'augmentation moyenne des prix de toutes choses était de 41.61 p. O/o- En faisant abstraction des causes passagères qui ont agi sur les prix, nous avons trouvé que l'augmentation moyenne ne pouvait guère être estimée à moins de 25 pour O/q. Les salaires n'ont augmenté que de 14.19 pour O/o pour les hommes, et de 7.97 pour les femmes. La proportion est loin d'être la même. C'est une confirmation de la loi de la hausse que nous énoncions tout à l'heure, et c'est une des plus fâcheuses conséquences de l'abondance de l'or et de la baisse des métaux précieux.
Sans doute, cette disproportion n'existera pas toujours, et le travail retrouvera un jour la juste rémunération qui lui est due. L'ouvrier profitera même à cette époque de toute la différence que les progrès de l'industrie auront mise entre le prix des produits manufacturés et celui des produits naturels ; comme la plupart des objets fabriqués seront proportionnellement à meilleur marché, il pourra avec son salaire en acheter davantage et se procurer plus de jouissances. Mais il souffre en attendant, et il souffrira jusqu'à l'entier accomplissement de cette révolution économique dont il sera un des derniers à recueillir tous les fruits. Aujourd'hui, avec son salaire réduit, il ne peut pas toujours mettre l'équilibre entre sa recette et sa dépense.
Quand on parle ainsi des ouvriers, il y a une distinction importante à faire. L'ouvrier célibataire et l'ouvrier nomade ne sont pas dans la misère ; ou, s'ils s'y trouvent, ils ne doivent en accuser qu'eux-mêmes. Les maçons et les manoeuvres,
INFLUENCE OB l'OR SUR Là CONDITION DSS PERSONNES. 315
qui, le plus souvent, ne viennent à Paris que pendant la saison du travail et dont la famille reste à la campagne, logent en garni et mangent à la gargote. Le prix du garni est toujours, comme par le passé, de 6 à 7 francs par mois, la portion vaut encore 30 centimes, et la soupe 10 centimes. Leurs vêtements coûtent peu, et l'augmentation ne porte en réalité pour eux que sur le pain. Les célibataires ont à peu près les mêmes facilités. Les petits restaurants où ils dînent ne prennent guère que Ofr. 90, comme pai* le passé. II s'est même établi dans Paris depuis quelques années un nombre considérable de crémeries, où ouvriers et ouvrières prennent leurs repas à bon marché ; pour 10 et IS centimes, ils ont le matin du riz, du café ou du chocolat, et pour 30 ou 40 centimes ils ont un plat de légumes ou de viande avec lequel ils déjeunent : l'économie a plus gagné que la morale à la création de ces établissements. Les fourneaux de rLmpératrice, plus économiques encore, sont bien supérieurs, parce qu'ils n'ont pas le même inconvénient. Le célibataire n'a donc pour ainsi dire rien perdu, et l'augmentation de son salaire couvre presque le surplus de la dépense qu'il est obligé de faire pour acheter son pain . Mais le luxe, qui est une des plaies de la classe bourgeoise, a atteint aussi la classe ouvrière. L'ouvrier ne va plus aussi souvent au cabaret : c'est un progrès. Mais il va à l'estaminet : c'est un mal, parce qu'il y prend le goût du jeu, et qu'en un jour il y dépense quelquefois le gain d'une semaine. Le lendemain de la paye est dans beaucoup de professions un jour d'oisiveté et par conséquent de dépense. On a beaucoup recommandé le repos du dimanche ; on l'a fait dans une pensée généreuse, mais c'était mal connaître la classe ouvrière en général que d'avoir cru faire par là un acte de philanthropie. Plus l'ouvrier a de travail, plus il gagne, et moins il dépense, parce qu'il a moins d'occasions de débauche. Le tenir au travail, c'est presque le contraindre à faire des épargnes qu'il ne songerait pas à faire de lui-même. Car l'imprévoyance est le plus
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grand défaut de la classe ouvrière. Je demandais à un ouvrier ce qu'il possédait en 1847 et en 1887. « Je n'avais rien alors, me dit-il, et je n'ai rien aujourd'hui. » Pour parvenir à corriger peu à peu ce défaut, il faut présenter aux ouvriers un avenir et une espérance. C'est pourquoi les associations de secours mutuels, les caisses d'épargne, les caisses de retraite et divers établissements du même genre, que depuis quelques années le gouvernement a créés ou encouragés, sont des institutions éminemment utiles et morales.
A côté de l'ouvrier célibataire ou nomade, il y a l'ouwier marié, vivant dans sa famille ; celui-là est digne d'intérêt. Il ne jouit pas, comme les premiers, des avantages du garni et de la gargote, et toutes les augmentations ont lourdement pesé sur lui. Il paye son loyer beaucoup plus cher. D'après les indications données par des ouvriers qui pourtant habitent hors des barrières, les logements auraient augmenté dans la proportion de 100 à 150. La statistique officielle est à cet égard un guide encore plus sûr que les renseignements particuliers. En 1835, les loyers des indigents au-dessous de 100 fr.,à Paris, étaient au nombre de 17,187; ils n'étaient plus que de 12,339 en 1856; les loyers de 101 à 400 fr. n'étaient que de 8,391 en 1836; ils étaient de 11,427 en 1856, et il y avait 19 ménages payant plus de 400 fr., tandis qu'on n'en comptait que 11 en 1835. Comme le tiers des indigents ont été obligés de doubler leur loyer, et qu'il est évident qu'ils ne l'ont pas fait pour le plaisir d'être mieux logés, il faut admettre en effet que la moyenne des petits logements a augmenté d'un tiers.
L'augmentation est plus grande encore sur la nourriture. De fr. 65, le pain est monté à fr. 90; le bœuf, qui valait 1 franc, valut en 1856 et en 1857 1 fr. 50, et je ne parle que de la seconde catégorie ; l'augmentation est un peu moindre sur la troisième qui ne s'est élevée que de fr. 80 à 1 franc. Mais la viande est presque aujourd'hui, comme le vin, un luxe qu'on se permet rarement dans les ménages d'ouvriers. Ce sont les
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légumes, les œufs, la charcuterie qui font leur nourriture ordinaire. Or, dans le commerce de détail, le porc s'est élevé de 1 fr. 40 à 2 fr. 20 le kil., les œufs de 5 à 10 centimes, la salade de 5 à 15 cent., les choux de 5 à 25 cent., les haricots de 20 à 40 cent. Il n*y a guère que les pommes de terre qui, grâce à d'abondantes récoltes, n'aient pas sensiblement augmenté de prix depuis quelques années. Je parle, il est vrai, des prix de 1856 : c'est l'époque à laquelle ils ont été le plus élevés. La crise et l'abondante récolte de 1857 les ont fait baisser; néanmoins ils sont restés toujours beaucoup au-dessus de leur ancien niveau, et déjà ils tendent à monter de nouveau. Les ouvriers dépenseraient deux fois plus d'argent pour se procurer la même quantité d'aliments; et, comme le salaire du mari et celui de la femme sont loin d'avoir augmenté dans les mêmes proportions, ils commencent par s'imposer des privations en réduisant toutes les autres dépenses, et ils finissent par réduire même leur nourriture et par faire des dettes.
J'ai cherché à me rendre compte par des chiffres de la situation des ouvriers. Il est bien difficile, pour ne pas dire impossible, de savoir exactement ce que gagnent et ce que dépensent des gens qui ne le savent pas eux-mêmes. Cependant je suis parvenu à recueillir dans un assez grand nombre de familles des renseignements plus ou moins complets sur les dépenses de la maison. Ces renseignements ont été pris aux BatignoUes ; il ont été écrits de la main des ouvriers eux-mêmes en réponse aux questions qui leurs étaient posées. Je les transcris sans avoir la prétention de les compléter, ni même de garantir leur parfaite exactitude. L'ouvrier dit quelquefois ce qu'il ne sait pas, et dissimule ce qu'il sait ; il est de plus porté naturellement, quand on le questionne, à amoindrir ses profits et à exagérer ses plaintes. Cependant, je crois ces renseignements puisés à des sources assez bonnes pour inspirer quelque confiance au lecteur comme ils m'en ont inspiré à moi-même, et pour répandre quelque lumière sur la question.
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