‹ La question de la limitation des armements de nos joursChapitre 41 sur 70 · SECTION II LES PROCÉDÉS · texte numérisé non relu

SECTION II LES PROCÉDÉS

Serait-il possible d'imaginer une base théorique de limitation des armements, qu’il serait encore impossible d’en réaliser lPapplication dans les faits.

Sur ce point la démonstration est plus évidente

1. V. Tardieu, la Conférence de La Haye, Revue des Deux- Mondes, 15 juin 1907.

encore que sur le précédent, et les débats de La Haye l'illustrent suffisamment.

A.— Effectifs

Inutile d’insister ici sur les procédés arithmétiques, réduction d’un tiers, d’un quart, fixation d’un pourcentage du nombre des soldats, etc. (1) Tout cela est inadmissible comme ne répondant à aucune réalité naturelle, La proportion des incorporations est d’ailleurs beaucoup trop variable, elle va, nous l'avons vu (2), d'environ 2/1000 (États-Unis) au 120* (Russie) et au 60° (France). En outre tout cela suppose le service obligatoire, c’est-à-dire la nation armée, et il est des pays qui n'ont pas encore adopté ce système. Poureux,le procédé n’est donc pas applicable, et peu importe dans ces conditions d'établir l’économie qui pourrait en résulter, et qui, au dire des économistes,serait de 700 millions environ pour une réduction d’un tiers des effectifs (3).

On a également pensé à une réduction de la durée du service actif. Le sacrifice demandé aux individus serait moindre, et en temps de guerre les armées seraient aussi nombreuses. En outre ici l’on

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