Journal off., Chambre, deuxième séance du 7 juin
En Angleterre, dans un discours prononcé à Manchester, Sir Henry Campbel Banermann ne laissa pas que de laisser percer son désappointement en présence de l'attitude des puissances. QÏl aurait été probablement impossible, dit-il, de trouver une formule acceptable pourtous : mais nous avions l'espoir d’arriver à l'approbation des mesures impliquant une confiance mutuelle.qui plus tard auraient porté leurs fruits. Je ne désespère pas encore de faire quelque chose, mais ce sera beaucoup plus difficile. »
C’est au Parlement belge que fut tirée la moralité de tout ceci(1). M. P. Jansen soumit à la Chambre des représentants une proposition favorable à la discussion des armements par la Conférence. M. Waerte répliqua que le vœu pouvait être voté par pure courtoisie pour l'Angleterre, mais qu'à en juger par l’état des esprits en Europe, la proposition était destinée à un échec certain. Le ministre des Affaires étrangères Davignon déclara qu'il n’accepterait la proposition que sous les plus expresses réserves, et que, en ce qui concernait les instructions à ses représentants, comme aucune proposition ferme n'avait été déposée, il ne pouvait prendre aucune décision.
Ainsi de tous les côtés 6ù l’on pouvait attendre quelque approbation, c'était une prudente réserve. L’échec était certain, et il est heureux que l’Angle-