MOUVEMENT DE LA POPULATION EN ARGENTINE
humains, on peut être assuré que, à la fin du xx^ siècle, il s'en faudra de beaucoup que cette population soit fixée dans cette immense contrée ; peut-être ne s'y en trouvera-t-il pas les deux tiers soit une centaine de millions; or. oO habitants au kilomètre carré, avec les progrès culturaux déjà acquis, sans parler de ceux à acquérir, sont bien loin de constituer la limite de densité que doit comporter une population laborieuse et instruite, vivant dans l'aisance.
Si l'on g-énéralise davantage et que l'on considère l'ensemble des deux Amériques, elles occupent, d'après les données géographiques les plus certaines (1), une superficie de 23.700.000 kilomètres carrés pour l'Amérique du Nord et 1 8 . 700 . 000 pour l'Amérique du Sud, ensemble 42.400.000 kilomètres carrés : en déduisant 23 p. 100 pour les
lux, les montagnes et les parties désertiques, : laciales ou infertiles, il reste 31 .800.000 kilomètres
arrés. En leur appliquant le coefficient de densité très modéré de 50 habitants au kilomètre carré, il y a place à 1.590 millions d'hommes, pouvant vivTe dans l'aisance. Or, en lOOO, d'après le même recueil, ces deux immenses contrées ne comptaient encore que 144 millions d'habitants, à savoir 104 pour l'Amérique du Nord et 40 pour l'Amérique du Sud. Afin de tenir compte de l'accroissement de 1900 à 1912, nous pouvons ajouter à ce chilîre de 144 millions d'habitants, 25 à 30 millions au maximum, ce qui porterait à 169 ou 174 millions d'âmes la population présente des deux Amériques, -oit le neuvième environ des êtres humains que
(1) Annuaire du Bureau des Longitudes pour 1901, p. 399.
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ces immenses contrées pourraient nourrir dans l'aisance.
Quelle immense réserve pour l'excédent annuel des naissances sur les décès chez les peuples civilisés, sans compter que les contrées du Pacifique et une partie de l'Afrique, ajoutent encore de très appréciables étendues et ressources, sans compter aussi que même les climats oii la race blanche ne peut guère prendre racine, comme la majeure partie de l'Afrique, peuvent lui offrir, par voie d'échange, de croissants approvisionnements d'articles d'alimentation ou de matières premières !