‹ La question des abattoirs [microforme]Chapitre 14 sur 14 · Augmentation des prix de vente de leurs animaux · texte numérisé non relu

Augmentation des prix de vente de leurs animaux

80. Encouragement pour l’augmentation et l'élevage du bétail,

We 40. Enrichissement des terres par l’engrais obtenu par l'élevage du tail.

50. Le foin et le grain qui aujourd’hui paient si peu dans plusieurs districts seront cultivés sur une plus ssvande échelle.

6o. Paiement au comptant pour le bétail, à

To. Des déboursés considérables pour l'achat des animaux nécessiteivnt une grande circulation d'argent. Hi

En face de pareils avantages pourquoi le gouvernement refuserait-il d’assurer le succès d’une pareille entreprise ?

Si nous retardons trop à agir, nous allons nous faire couper. l’herbe sous les pieds parla province d'Ontario. Car, en effet, dans le mois de novembre dernier, dans un discours qu’il prononçait à Whitby, le premier ministre Rose, parlait de l'importance qu’il y a d'établir un commerce de viandes avec l'Angleterre. Il snogérait l'établissement de réfrigérateurs et l'amélioration .des moyens ds ‘transport pour les produits de là

ferme. Pourquoi resterions-nous en arrière ? Si nous tardons, Ontario semparera du projet et nous perdons les immenses avantages qui en dé Po nécessairement. «

e suis, pour ma part, en faveur d’une politique de progrès. Le gouyernement a réussi à rétablir l’ordre dans ie 7h à cest très pod je me plais à le reconnaître, Mais cela ne suffit point : il faut marcher de l'avant. Les ressources de notre province sont inépuisables, nous posgédons des richesses qui n’attendent qu’à être exploitées : je veux que nous les développions. Notre agriculture périclite ; je veux que nous la rendions nrosuère ; nos jeunes gens émigrent ; je veux que nous les gardions au pays, Nous y réussirons en rendant l’agriculture rémunératrice,

La richesse publique est entièrement liée au développement et à la prospérité de l’agriculture, Pourquoi at-on toujours fait ln si grand cas de celle-ci ? Ah ! c’est que l’on a compris que c’est dans son sein que l'humanité puise la source même de sa vie ; c’est elle qui, dans les temps les plus difficiles, comme au sein de la prospérité générale est la source la plus féconde et la. moins varisble de la richesse financière de l'Etat.

Napoléon Bonaparte l’avait bien compris puisqu'il disait : “ L’agri- “eulture est le premier élément de la prospérité d’un peuple”. Quand Sully a voulu relever la France des désastres que la guerre avait causés, c'est à l’avriculture qu’il s'est adressé. Il suffit pour s’en convaincre de relire le préambule de son fameux édit de 1599. Fénélon a dit qu’elle est “ le fondement de ia vie humaine et la source de tous les vrais biens ”, Ce qui est le caractère propre de l’agriculture, ce qui la distingue de toutes les autres industries, c'est que seule elle crée la matière vivante, que seule elle peut se suffire à elle-même,

Qu'on les aide donc, qu’on les encourage dans leurs efforts ces braves cultivateurs. Leur outil est la charrue. S’approprier un morceau de terre, le défricher, le cultiver, l’ensemencer, l’embellir, y planter des arbres, y bôtir une maison, y élever une famille dans le travail, dans l’honneur, dans Je resnect à l'autorité paternelle, près de l’église du baptême, du mariage et du cimetière bénit. Vo''à leur vie, leur modeste ambition, Ils aiment la terre qu’il faut aimer, qui seule est généreuse, qui seule convient à la famille, dont l’amour ne trompe point, ne trahit pas et ne souille jamais—la terre qui a toutes les vertus du travail, du soin, de l’ordre. de l’économie, de la probité, de l’hospitalité. :

Oui, M. l’Orateur, c'est le «ol qui renferme toutes les vertus solides, " vertus héréditaires, qui conservent et qui maintiennent les peuples et es races.

Je fais donc appel à tous les députés, mais surtout à ceux qui représentent des districts ruraux, et je les coniure de m’aider dans la tâche que j'ai entrenrise, De son succès dépend l’avenir national du notre province, sa nrospérité et son bonheur, Cette tâche, ie l’ai entreprise avec la détermination de la poursuivre jusau’au bout. Je ne cesserai d’agiter l’opinion que lorsque ‘aurai triomphé. Que tous ceux qui sont les amis des cultivatenrs me prêtent main-forte et le succès en tardera pas à couronner n06 efforts réunis. Nous aurons alors accompli une oeuvre aussi bienfaisante que patriotique*:; nous aurons consolidé notre race, grandi notre influence en auementant notre ponulation et en lui assurant. l’aisance et le, bienêtre, Quant À. moi. ma résolution est prise, elle est inébranlable : si ny ‘en a qu’un pour défendre les intérêts de la classe agricole, pou travailler

à assurer sa prospérité, je serai celui-là.

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