‹ La question des asiles [microforme]Chapitre 3 sur 3 · NOR) RU · texte numérisé non relu

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obligations de ce genre-là sont celles qui ont tout abandonné dans le monde pour se consacrer exclusivement, sous le regard de Dieu, au soukagement des grandes infortunes humaines. On comprendra que je veux parler ici de nos communautés religieuses.”?

En comparant ce que je viens de citer dans le rapport du Dr Vallée avec les paroles 4 l'honorable député, on voit que nous ne sommes pas à cent lieues de nous comprendre, mais, désireux de faire cesser tout malentendu à ce sujet, j'ai été autorisé par le gouvernement à faire devant cette Chambre la déclaration ministérielle que voici :

‘ La politique du gouvernement, en ce qui concerne les asiles destinés à recevoir les aliénés appartenant à la religion catholique, est de confier le soin moral et le soin matériel de ces aliénés à des communautés -religieuses plutôt qu'à des laïques, toutes choses (tant égales d’ailleurs.

si Riga sr tt so NOÉ mo.

‘ Le gouvernement se plaît à reconnaître que nulle part les pauvres malheureux privés de raison ne peuvent être l’objet de plus de sollicitude et de plus de dévouement que dans Îles communautés religieuses, soit d'hommes, soit de femmes.

‘ Pour que les institutions ou les personnes qui devront se charger du soin de nos aliénés sachent parfaitement à quoi elles s'engagent, les contrats que le gouvernement se propose de faire avec telles institutions ou personnes, comprendrout un état détaillé et minutieux de tout &e qui devra être fourni de nourriture par jour à chacun des aliénés, un inventaire des habits de toute sorte dont chaque aliéné devra être pourvu, ainsi que du lit et de la literie destinés à chacun de ces aliénés.

‘* Tout ce qui ne sera pas ainsi compris dans tel état détaillé et tel inventaire, ne sera pas à la charge de telles raistitutions ou personnes, mais fera partie du traitement médical.

‘ Le traitement médäcal lui-même se fera sous le contrôle du gouvernement et par des médecins employés et payés par le gouvernement.”

I] est donc évident que, sur cette importante question du traitement des aliénés, nous sommes tous d'accord et que, comme le dit la déclaration ministérielle, toutes choses égales d’ailleurs, il vaut mieux confier le soin de nos aliénés aux com- | munautés religieuses qu’à tout autre.

Ë | Qu'on me permette de citer ce qui se passe dans nos hôpitaux / au sujet du contrôle médical. Prenons, par exemple, l’Hôtel-

Dieu da Québec. Je suis inforiné qu'il n’y entre pas un malade sans qu'il ait un ordre du médecin ; que pas un malade n’en sort sans un ordre du médecin, et que tous les traitements |

ordonnés par les médecins sont exécutés à la lettre. Et bourtant ces bonnes religieuses sont chez elles. Elles reçoivent les pauvres malheureux qui viennent se faire soigner gratuitement. Elles ne reçoivent aucune subvention de l'Etat. Malgré tout cela, elles renoncent entièrement au contrôle médical. La même chose se pratique ailleurs, non seulement ici, mais à Montr. al. Si donc ces religieuses, qui sont absolument étrangères aux faveur de PEt tat,abandonnentainsilecontrôle médical dans des hôpit aus qu'elles tiennent dans leur propre communauté, je suis à me demander quel est legrand crime pour le gouvernement de vouloir conserver le contrôle médical dans des institutions tenues par des religieux ou des religieuses en dehors de leur communauté et aux frais de l’état.

A part toutes ces considérations, il en est une autre qui vaut la peine d’être mentionnée. C’est la question économique. Aujourd’hui, l’on envoit tous les aliénés sans dictinction, sans

-<rassification, dans les asiles subventionnés par l’Etat. 11 résulte de là un encombrement considérable qui ne permet pas la clasaification qui devrait être faite. Le gouvernement pour bien montrer qu'il n'est pas hostile aux communautés religieuses quand il s’agit de leur confier le soin de ces pauvres aliénés, fait actuellement des démarches auprès des diverses commu-

nautés de la province, surtout dans les grands villages, pour leur confier, en vertu de la loi passée à la dernière session, le soin des idiots, des déments séniles, des gâteux et enfin de tous ceux qui ne sont pes susceptibles de guérison. La population

de nos asiles est repartie comme suit, d’après le rapport du Dr Vallé 1 v RS

PORT three dir Mi tante TA tte 900 NORME HO MON SN Pate … 1100 St-Ferdinand. 302 seins His 80 À HS UT AD EN ET PR AREAS PES SR PAU 2080

En vertu des contrats actuellement existants, le gouvernement naie $132 par tête à l’asile de Beauport, $100 à l'asile Jt-Jean de Dieu et 880 à l’asile de St-Ferdinand d’'Halifax.

En vertu de la loi passée à la dernière session, le gouvernement peut confier le soin des idiots et des autres malades non susceptibles de guérison à des communautés religieuses, moyennant $50 par tête. On comprend donc fac ilement que, si nous pouvions dégrever lebudget de nos asiles detousles idiots, démentsséniles et gâteux, etc., que la science est impuissante à guérir, et les confier aux communautés dont je viens de parler, il en résulte-

rait pour la province une économie considérable. En même temps, cela aurait pour conséquence de diminuer l’encombre-

ment de nos grands asiles et de permettre cette classification si | importante au point de vue de la guérison.

Quand il s'agira de renouveler les contrats actuellement exis- { | tants, il nous sera facile, tout en imposant le contrôle médical, | de protéger ceux qui contracteront avec le gouvernement. Les | contracteurs s’engageront, moyennant une somme donnée, à |

fournir telle et telle chose pour la nourriture, telle et telle chose ET pour le vêtement, telle et telle autre chose pour la literie, letout à être clairement énuméré dansle contrat. fi le médecin pavé |

par le gouvernement croit devoir ordonner, dans l'intérêt de la

guérison du malade, autre chose que ce qui aurait été stipulé au

contrat, ce sera autant d’extras que le gouvernement sera tenu / de payer aux contracteurs ; ce seront là des questions de détail,

qu'il est bien facile de règler à Ia satisfaction de tous.

Voilà, M. l’Orateur, les quelques observations que je désirais faire.

En terminant, j'emporte l'espoir que les déclarations que je viens cle faire, surtout quand aux asiles, feront cesser ces malentendus déplorables et auront pour constquence de satisfaire toutes les parties intéressées.

Le publie verra que le gouvernement, bien loin de vouloirex- | clure les communautés religieuses quand à ce qui concerne les \ soins des aliénés, désire, au contraire, les leur confier, si les prix qu’elles demandent sont égaux à ceux des autres contracteurs; le Ÿ publie verra aussi le grand désir du gouvernement de veiller avec un soin jaloux au traitement de nos aliénés. Ce sera un? grande consolation pour ceux qui comptent de ces malheureux dans leur famille, et en même temps une satisfaction pour tout le | monde de savoir que le gouvernement actuel désire que cette grande question des asiles subisse les progrès qni ont été accomplis dans les pays les plus éclairés de l'Europe. (Applaudissements.)

pement à

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