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COMPTE RENDU DE L ANNÉE

Lo temps d’exercice de MM. Devalois, Durand et Lefebvre, régents, de M. Fère, censeur, étant expiré, vous devez procéder aussi à leur remplacement. Nous sommes heureux de vous rappeler qu’ils sont rééligibles.

§ 1 . — Masse des opérations. — De leur importance tant à Paris que dans les succursales.

En 1862, le chiffre des opérations s’élevait à fr. 7,783,799,700

Il s’élève en 1 863 à » 7,542,276,000

Soit pour 1863 une diminution de. . . fr. 241,523,700

Les développements dans lesquels nous allons entrer sur chacjue nature d’opération montreront que cette diminution sur l’ensemble est le résultat d’une diminution plus considérable des avances sur titres et des versements des receveurs généraux, compensée par une augmentation sur les opérations d’escompte.

§ 2. — Du taux de l'escompte.

Pendant l’année 1 863, le taux de l’escompte a subi plusieurs variations.

Porté de 4 à 5 pour 1 00 le 16 janvier, il est descendu successivement à :

4 1 /2 pour 1 00 le 1 3 mars ;

4 pour 100 le 27 du même mois;

3 1/2 pour 100 le 8 mai.

Puis il est remonté S, :

4 pour 100 le 12 juin;

5 pour 1 00 le 9 octobre ;

6 pour 1 00 le 7 novembre ;

Et à 7 pour 100 le 13 du même mois, taux auquel il est encore aujourd'hui.

Ce n’est jamais sans regret que le conseil de régence, usant de la faculté que la loi lui a donnée, élève ainsi le taux de l’escompte et obéit à la nécessité que lui imposent, soit des besoins plus grands de numéraire à l’intérieur, soit des exportations, soit la solidarité qu’établit aujourd’hui entre tous les marchés du monde le développement immense et fécond des opérations commerciales. Vous ne nous démentirez pas quand nous ajouterons, et c’est pour nous un devoir impérieux de le déclarer bien haut, qu’en attribuant ces mesures restrictives à des vues intéressées, on calomnie nos intentions et les vôtres.

BANQUE DE FRANCE

Nous devons d’ailleurs faire remarquer que, bien que l'es» compte ait dû être porté à 7 pour 1 00 depuis le 1 3 novembre, le taux moyen pendant tout le cours de l’année n’aura pas dépassé 4,63 pour 100.

§ 3. — De l'escompte des effets de commerce et du portefeuille.

Comparé à celui de 1862, lo chiffre de l’escompte présente une sensible augmentation.

Çn 1862, il s’est élevé à fr. 5,431,393,600

Pu 1863, il s'élève à » 5,688,234,600

Augmentation fr. 256,639,000

Le nombre des effets escomptés est, pour Paris, de 2,047 ,9 1 a,

représentant en somme fr. 2,455,160,200

Soit en moyenne, par effet, 1,198 fr. 85 c.

Pour les succursales, de 2,221,970 effets,

représentant une somme de » 3,233,074,300

Soit en moyenne, par effet, fr. 1,455.

Au 12 novembre 1863, les deux portefeuilles réunis de Paris et des succursales présentaient un chiffre de. » 681,032,300

C'est le maximum de l'année.

Le minimum, au 21 mai 1863, était de. » 475,716,500

Il est aujourd’hui, 28 janvier 1864, de. » 791,660,000

§ 4. — Des avances sur effets publics, chemins de fer , etc.

( Paris et succursales.)

Les opérations de cette nature présentent une notable «diminution portant sur les avances faites sur effets publics.

En 1862, le chiffre des avances faites sur

ces valeurs s’élevait à

fr.

En 1863, il ne s’élève qu’à. ......

C’est une diminution de

Les avances faites sur valeurs de chemins

fr.

de fer ou du Crédit foncier s’élèvent, pour

Elles s’élevaient, en 1862, à. . . , 436,739,400

Soit, pour 1863, une augmentation de. fr. 47,313,000 Reste une diminution de » 304,310,600

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