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plus aux ouvriers et employés appartenant aux professions pour lesquelles le placement gratuit était ainsi acquis par le bureau municipal ou par la bourse du travail (1).
La commission d'initiative parlementaire saisie de cette proposition conclut, par l'organe de son rapporteur, M. Albert Ferry, au rejet de la prise en considération, non pas qu’elle fût hostile ou réfractaire aux idées de réforme et aux mesures devant apporter une amélioration à la situation des travailleurs, mais parce qu'elle refusait de se joindre à ceux qui réclamaient, comme remède à tous les maux, l'iñtervention de l'Etat. Conformément à ces conclusions, la
prise en considération fut refusée par la Chambre.
(1) Journal officiel, documents parlementaires, n° 2962, 7 juillet 1888. Ce que désiraient avant tout les auteurs de cette proposition était d'assurer le placement gratuit des employés et des ouvriers : « Nous comptons, disaient-ils, pour y arriver sur l’émulation de nos grandes villes qui toutes se préoccupent d'édifier des bourses du travail ou d'ouvrir des bureaux municipaux, sur l’initialive privée, sur les sociétés professionnelles, chambres syndicales, patronales, mixtes, ouvrières, les sociétés de secours mutuels, les associations, les sociétés de bienfaisance ».