PREMIER TABLEAU
(Ce tableau se rapporte aux professions dans lesquelles les bureaux autorisés ont été supprimés).
Mouvement des placements à demeure effectués de 1903 à 1906.
Nombre | Placements à demeure Professions d’associa-
tions 1903 1906
Progression} Diminution pour 100 | pour 100
Bouchers .
Garçons d'hôtel
Garçons limonadiers, restaurateurs
Teinturiers .
Garçons nourris-
seurs
Total.
Il résulte de ce premier tableau que pour 11 anciennes associations sur 12 le chiffre du placement est allé en s’accroissant depuis la promulgation de la loi. Ce résultat s'explique par ce fait que les professions dont il s’agit, sont précisément celles pour lesquelles les bureaux autorisés ont été supprimés. Seule la Chambre syndicale des ouvriers teinturiers a vu diminuer ses placements. Il en faut chercher la cause dans la création, au mois d'août 1904, d'un service de placement à la chambre syndicale patronale.
DEUXIÈME TABLEAU (Ce tableau se rapporte aux professions dans lesquelles les bureaux
autorisés ont été maintenus, à l'exception des employés de banque, de commerce et d'industrie).
Mouvement des placements à demeure effectués de 1903-1907.
Nombre Professions d’associations
Placements | Placements | Progression | Diminution 1903 1907 pour 100 pour 100
Employés de marchands de comestibles.
Domestiques en tous genres.
Garçons épiciers.
Garçons meuniers
Membres de l’enseignement .
Totai
Parmi les seize associations ci-dessus, une seule dans la catégorie des domestiques a vu le nombre de ses placements diminuer de 31 pour 100. Toutes les autres sont en progression marquée. L’explication de ce fait ne se trouve pas seulement dans la vogue croissante des associations, mais aussi dans la diminution dans cette catégorie de professions des bureaux payants qui tombent de 216 en 1903 à 185 en 1907.
La progression des placements par les associations
n'en reste pas moins sensible puisqu'elle représente
40 pour 100 en quatre ans.