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la suite donnée à ces demandes et à ces offres d’emploi. Il était bien évident qu'avec cette façon de procéder, l'obligation législative n'était pas remplie, puisque la loi a soin de distinguer entre la simple tenue de regisitres qui est imposée à toutes les communes, quelle que soit leur population, et la création de bureaux qu'elle a rendue obligatoire pour les seules villes de plus de 10.000 habitants.
Pour l’année 1909, les 106 villes de province dont neus venons de parler avaient effectué 43.491 placements dont 12.733 concernant des hommes et 24.992 concernant des femmes. Pour 5.766 placements aucune indication de sexe n’a été donnée (1).
Il résulte, de l'enquête à laquelle 1} a été procédé par les soins de l'Office du travail, que le fonctionnement des bureaux municipaux n'était, d’une façon générale, guère plus satisfaisant qu'en 1905.
En 1909, toutes les villes qui avaient répondu au questionnaire qui leur était adressé, ne possédaient qu'un seul bureau municipal, à l'exception de Lyon: et de Bordeaux qui en possédaient 3, et du Havre, qui en posséde 2.
(1) En Allemagne, il y a, à l'heure actuelle, près de 300 bureaux municipaux, fédérés entre eux. En 1908, le nombre des placements effectués par eux s'est élevé à 846.000, et, en 1907, à 929.000. Voir M. Capitant, Cours de législation industrielle, 1911- 42, p. 191.
Rarement, les bureaux municipaux comportaient plusieurs pièces, et presque jamais ils ne comportaient un personnel spécial. Presque toujours, le ou les employés chargés de ce service avaient d’autres fonctions à remplir. On ne trouvait de femmes employées au placement que dans deux bureaux, à Lyon, au bureau réservé aux femmes, et à Nantes, où l'unique employée s'occupait à la fois du placement des hommes et des femmes. D'une façon générale, ies bureaux ne s’occupaient pas de mettre en rapports la demande et l'offre du travail, leur seul rôle se bornant à enregistrer les offres et les demandes d'emploi. Le système le plus usité pour porter les offres et les demandes d'emplois à la connaissance des intéressés consistait dans leur inscription sur les registres, mais il était très rare que l’inscription se fit à la fois sur des registres et sur des fiches.
Dans 6 villes, outre l'inscription sur des registres ou sur des fiches, les demandes et offres d'emplois étaient portées à la connaissance du public par un tableau affiché à la porte du bureau de placement. A Lille et à Saint-Mandé, les bureaux inséraient, le premier tous les 15 jours, le second toutes les semaines, dans les journaux de la localité une note faisant connaître les places demandées et les places offertes.