‹ La question des classiques [microforme]Chapitre 10 sur 14 · LV -Q · texte numérisé non relu

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défendons est forte par elle-même; elle renferme ce principe de vie qui, quoiqu'on fasse, finira par la faire triompher un jour. Les preuves d'autorité, alléguées en sa faveur, ont une grande valeur assurément, mais elles ne sont après tout qu’un accessoire dont on peut rigoureusement se passer.

Oui, la thèse de Mgr. Guume finira per triompher ! M. l'abbé Chandonnet à l’air de dire que non, et pour lui la preuve en qu'après être descendu, à deux reprises différentes, des hauteurs aériennes qu'il habite, pour venir s’abattre, tout hérissé de textes authentiques, sur le champ des gaumistes, il a semé autour de lui la terreur et la désolation. Qu'il se détrompe cependant ; il est encore à tondre de ce pré à peu près la largeur de su lançue. Le malheur pour lui, c'est qu'il ne vit pas de réalités. Il s'est fait une idée du gaumisme qui est un monstre, et là dessus le voilà parti. ‘Bon Dieu, dit-il, où allons-nr:,8 ? Ecrasons le gaumisme |!” Mais il aura beau nous crier, croyant chasser les vendeurs du temple : “ vous êtes des imprudents, vous êtes des ignorants, vous êtes des révoités, vous êtes des falsificateurs, vous séduisez les faibles, vous perdez l'autorité,” sa voix ne trouvera guère d'écho et ne nous impressionnera pas fort. Ce n’est pas ainsi que parlait le comte de Montalembert dans la lettre qu'il écrivait à Mgr. Gaume, en Juillet 1852.

“ Monsieur, lui disait-il, permettez-moi, tout inconnu que je “ suis de vous, de vous exprimer tout l'intérêt que je prends à la “lutte que vous avez généreusement et résolûment entreprise “ pour la plus belle, la plus vraie, la plus sainte des causes. Avec “ de la patience et une persévérance invincible, vous tricmpherez, “ n’en doutez pas, des obstacles qui semblent s’accumuler contre “ vos efforts. Vos LETTRES SUR LE PAGANISME SONT IRRÉFUTA- BLES. D'ailleurs, une cause qui a pour elle l'appui public de

nos plus savants évêques est une cause gagnée.”

Montalembert a dit vrai. Dès l’année suivante, la méthode chrétienne faisait tout particulièrement l’attention du concile d'Amiens, présidé par S. E. le Cardinal Gousset, Le Concile adopta la méthode chrétienne et il eut ensuite l'honneur de voir

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tous ses actes et décrets reconnus exempts d'erreur par la cour de Rome, MISÉRABLE GAUMISME ! !! Qu'il fit de tristes victimes en ce jour { Que M. l’abbé Chandonnet n’eut-il été là pour faire entendre le langage de la raison, pour plaider la sainte cause de la vérité, pour éclairer les Pères du concile, les cardinaux et le Pape !

Voici donc ce que dit le Concile D'Amiens à l’égard des études et ce qu'il règle à ce sujet.

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