‹ La question des classiques [microforme]Chapitre 12 sur 14 · LE · texte numérisé non relu

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dans le courant d'idées que lui suppose M, l'abbé Chandonnet, La preuve, c'est ce qu'il écrivait en 1852,

I] faut, dit-il, christianiser davantage l'éducation, TOUT LE ‘ MONDE le reconnait, amis et ennemis du Ver rongeur. Nous “ l'avons dit et répété maintes fois; mais la passion a empêché “ d'entendre notre voix, Du reste, cette question de sève chré. ‘“ tienne de plus en plus abondante, elle n’est pas particulière aux ‘“ écoles; elle s'applique à toutes les positions, à tous les £ges, et “# les saints ont cherché et cherchent tous les jours à christianiser ‘ davantage, c’est-à-dire à sanctifier de plus en plus les fidèles, le “ clergé, les ordres religieux. C’est la voix de l'esprit de Dieu, ‘ qui lutte d’une manière incessante, contre nos instincts mauvais, ‘et qui cherche à soutenir la nature au milieu de ses défaillances “ continuelles. Æéunissons donc nos efforts pour christianiser “ l'enseignement.”

En août 1858, Mer, Landriot, dans une lettre adressée au Rédacteur-en-chef de l'Univers, se déclare le plus ancien adversaire de l'enseignement païen, et il réclame en quelque sorte la priorité sur Mgr, Gaume. Il dit :

# Je suis obligé de relever aujourd'hui quelques erreurs renfer- ‘“ mées dans votre lettre du 20 août.

“ Vous prétendez que ma lettre n’a que le caractère d'une “opinion particulière. Cependant, je soutiens dans cette lettre, ‘et j'ai toujours soutenu les doctrines de l'Encyclique de 1853, ‘ des Conciles de Lyon et de Reims, approuvés à Rome.

‘ Du reste, la position qui m'a été faite dans cette question m'oblige à ajouter que onze ans avant l'Encyclique de 1853, j'avais pratiqué et réalisé ses futurs conseils au petit séminaire d'Autun, en faisant établir un cours de classiquss sacrés depuis “12 SiIXIÈME jusqu'à la RHÉTORIQUE. Combien de fois, néanmoins, dans ces tristes débats, ne m'a-t-on pas considéré comme un païen, pour employer le langage du temps! Un jour les hommes sérieux et non prévenus seront étonnés et peut-être attristés de la manière dont quelques écrivains catholiques font l’histoire “ depuis dix ans.”

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Mer. Landriot a dit on ne peut plus vrai : nous sommes véritablement étonnés et attristés en voyant M. l'abbé Chandonnet écrire l'histoire. Un pareil travail suppose qu’on à au moins terminé certaines études élémentaires. Jacquot, montrant la lanterne magique, avait oublié un point important, c'était d'éclairer sa lanterne, ce qui veut dire, en bon français, que ce n'est

pas tout d’avoir de l'esprit, du génie même, il faut encore étudier.

Nous osons espérer que dorénavant M. l'abbé Chandonnet n'invoquera plus le nom de Mgr. Landriot comme une autorité contre la réforme chrétienne de l’enseignement.

RECHERCHE DES RAISONS QUE PEUT AVOIR M. CHANDONNET POUR COMBATTRE LA MÉTHODE CHRÉTIENNE.

M. l’abbé Chandonnet déclare qu’il n’a ni la inission ni le désir de faire de la polémique. Mais pourquoi écrit-il donc ? Pense-til qu'il lui suffisc de parler pour voir tous les humains se prosterner la face contre terre, en répétant : Amen ! Alleluia ! ! Ce serait être un peu trop exigeant.

Il déclare encore qu’il ne prétend pas formuler une opinion sur le fond de la question des classiques. Mais cette affirmation n’estelle pas détruite par l'attitude même qu'il prend vis-à-vis les partisans de la méthode chrétienne ? Ne se déclare-t-il pas trèsostensiblement l’adversaire de cette réforme en cherchant à perdre ses défenseurs dans l’estime publique ?

Puisqu'il en est aiusi, nous le prierons de mettre de côté pour un instant ses textes authentiques, et de nous dire franchement pour quelles raisons il combat la méthode chrétienne, quel inconvénient il redoute dans sa mise en pratique. Enfin de compte, il faut en venir là et s'expliquer.

M. l’abbé regarde-t-il comme un mal une éducation profondément chrétienne ?

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