‹ La question des classiques [microforme]Chapitre 6 sur 14 · BL · texte numérisé non relu

BL

ex- sens.

de Dans le texte cité plus haut, Clément d'Alexandrie parle évides demment de l’ensemble des vérités, tant naturelles que surnatuire relles, dont la connaissance a pour but de former le chrétien. Il LS compare l'éducation à un repas ; les vérités chrétiennes, à ce qui l'a fait le fond, la partie solide, nécessaire du repas ; l’érudition pro- M. fane, aux mets qui composent surtout le dessert. Il ajoute que le fait repas finissant, c'est le temps de servir le dessert. de Or, puisque le dessert, qui représente ici l’érudition profane, ne die doit venir qu'à la fin du repas, et que le repas proprement dit 1 doit consister en une nourriture solide, la vérité chrétienne, M. He l'abbé entrevoit-il la raison d'être de la première phrase de la re traduction de M. le Correspondant : ‘“ Nous commençons par la vérité qui jaillit de l’enseignement de la foi, parceque c’est là la anis nourriture substantielle, indispensable à la vie de l'esprit.” ne Puisque le dessert, c’est-à-dire, l’érudition profane, n’est pas NS chose nécessaire dans un repas, M. l'abbé voudra-t-il bien accorder À que la seconde phrase de la traduction de M. le Correspondant est très-exacte: “ Quant à l’érudition profane, nous la regardons comme des mets recherchés, qui ne sont nullement nécessaires nent pour vivre.” idis- D : :

Re Puisqu’enfin les mets moins substantiels dont sn CO pote le ner dessert, figurant toujours l’érudition profane, ne doivent paraître ee dE qu’à la fin du repas, desinente cœna. M. l'abbé voudra-t-il admettre

encore que M. le Correspondant a fidèlement rendu la pensée de

EU, | re

Clément d'Alexandrie, en traduisant: ‘“ Nous ne l’abordons (l'érudition profane) qu'après nous être rassasiés de la vérité chrétienne.”

Ce qui encore rend incontestable l'exactitude de la version donnée par M. le Correspondant, c'est ce que dit Clément d'Alexandrie dans un autre endroit du même chapître XXe des Stromates. ‘Pour nous, dit-il, nous avons été instruits par Dieu; nous avons app 3, les LETTRES, où respire une véritable sainteté, litteras vere sacras, du Fils de Dieu lui-même, de telle sorte que notre éducation diffère entièrement, quant au fond et quant à la méthode, de celle que donnent les Grecs.”

ALAN R Poe

EE armé

Relisons maintenant quelques lignes de l’ineffable critique de

M. l'abbé Chandonnet,

, “Ce NOUS COMMENGONS......PARCEQUE auquel rien ne corres- “pond, ni dans le français, ni dans le latin, ni dans le grec, (trahit une bouche qaumiste/'—Mais tant mieux donc ! une bouche gaumiste par conséquent n’est que l'organe d’un esprit grave, sérieux, réfléchi ; elle ne parle que d’après des connaissances certaines ; mais une bouche, comme celle de l'abbé, aurait souvent besoin d’un frein.

BEAUSSET N’A PAS ÉTÉ FALSIFIÉ.—BOSSUET PAPYAITEMENT COMPRIS PAR M. LE CORRESPONDANT,

Que M. le Correspondant s’arme de patience ; il a un nouveau péché à expier, péché cependant qui, eu égard aux expressions radoucies de M. l'abbé, ne doit être que véniel, et même véniel léger. M. l’abbé dit en eet qu'il y a des falsifications flagrantes qui sautent aux yeux ; qu’il en est d’autres qui se contentent d’être insidieuses ; qu’une de ce dernier caractère est la falsification d’un passage de Beausset par M. le Correspondant.

Le passage de Beausset en question est celui-ci :

| —— ‘ru- | # On connait les opinions assez sévères de Bossuct sur l'emploi e.” ; “ des brillantes fictions que la mythologie des anciens a transmises tas ‘aux poëtes de tous les siècles, Bossuet aurait désiré que la poésie, ii | ‘ dans son langage sublime, eut dedaigné ces frivoles ornements, des ‘ qui avait été imaginés pour ajouter une dangereuse séduction aux par | ‘ enchantements d’un culte qui ne parlait qu'aux sens, et d'une Ji | ‘religion qui n’offrait à l’adoration des peuples que des tableaux telle | ‘ voluptueux, des souvenirs coupables et de grands scandales. Il dal j ‘ croyait que les grandes mages, les nobles pensées, la richesse, la H “ force, l'originalité d'expressions répandues dans les livres sacrés, il “ pouvaient suppléer AVEC AVANTAGE aux plus heureuses concepte de | “ tions d’une poétique étrangère à la religion, à la morale, à la légisf “ lation, aux habitudes des peuples modernes. I] craignait qu’elles Ho l “ ne servissent plus souvent dans la jeunesse À ÉGARER L'IMAGINAgrec, ‘ MION, ET À OUVRIR LE CŒUR À LA SÉDUCTION DES PASSIONS, one ‘qu’à inspirer ces grandes conceptions qui ont honoré quelques sprit “ grands génies, auxquels il était loin de refuser son admiration.” nnais-

Voici maintenant ce que dit M. le Correspondant : aurait

“ D'après son illustre historien (Beausset) l'aigle de Meaux & blâmait hautement l’imitation des auteurs païens, dont les qua- “lités brillantes n'étaient propres, selon lui, qu’à ajouter une “ dangereuse séduction aux enchantements d’un culte qui n’offrait ‘ à l’adoration des peuples que des tableaux voluptueux, des sou- “ venirs coupables et de grands scandales. Il aurait voulu qu’on

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