‹ La question des drapeauxChapitre 3 sur 11 · NOBLESSE OBLIGE · texte numérisé non relu

NOBLESSE OBLIGE

inférieurs sous ce rapport et que nous sommes incapables de démontrer la supériorité de notre foi par les actes de nos hommes publics, par la manière dont nous accomplissons nos devoirs de citoyens. Il y a là chez nous une lacune déplorable qui appelle l’attention des véritables amis de leur religion et de leur nationalité.

Vraiment, nos concitoyens anglais n’ont-ils pas le droit de dire qu’ils ont plus que nous le respect de l’opinion publique et de leurs devoirs de citoyens et d’hommes publics ?

Il est vrai qu’ils reconnaissent euxmêmes la probité de notre population en général, mais ils trouvent étrange qu’elle ne se fasse pas toujours représenter par des hommes qui lui ressemblent. Nous pourrions bien leur faire le même reproche et citer des exemples convaincants, mais il vaut mieux admettre, en partie au moins, le bien fondé de leurs assertions et nous efforcer de faire disparaître tout ce qui peut nous amoindrir comme peuple.

A la puissante influence de la religion on devrait ajouter le culte de l’honneur, du devoir, de la fierté nationale ; on devrait former des consciences et des caractères où les principes occuperaient une plus large place que les expédients et les signes extérieurs.

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