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dans ces immenses régions, mais à une Condition : c'est qu'on ne la laissera pas se fondre dans l'unité anglosaxonne, C'est, hélas! ce qui arriverait, si l’école anglaise protestante devenait l'école publique commune. Cela, nos ennemis l'ont compris : et voilà pourquoi ils s'eflorcent de nous « delranciser ». Is ne veulent pas que nous triomphions ici comme nous avons triomphé sur les bords du Saint-Laurent, Ne pouvant empècher nos vigoureuses familles de déborder sans cesse sur eux, ils se sont dit : Rendons-les anglaises, et autant que possible amotndrissons leurs sentiments catholiques.
Ce plan satanique, 1l faut le déjouer : devant lui quel catholique, quel Français pourrait rester indifférent ? I faut l'union de tous dans cette noble lutte pour la loi, pour la langue, pour la nationalité, pour la patrie. Nos frères du Manitoba résistent comme des héros ; mais trop peu nombreux, attaqués de front par un ennemi puissant, abandonné et frappé par derrière par de faux frères que la politique égare, ils finiraient par succomber, s'ils n'étaient secourus. Pendant qu'ils fondent et soutiennent leurs r0o écoles catholiques et françaises, l’État, devenu tyran, les oblige à payer pour des écoles publiques destructives de leur nauonalité. D'où viendra le secours? Au plus fort de la lutte, quand tout semblait désespéré, comme le héros mourant sur le champ de
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bataille qui évoque le souvenir de sa vieille mère, nous avons évoqué, nous aussi, un souvenir sacré : l’image de la vieille mère-patrie, l’image de la France, s’est présentée à nos esprits comme un sublime gage d’espérance. Elle est noble, généreuse et riche, nous sommes-nous dit ; allons lui raconter nos malheurs; allons lui redire que nous sommes restés ses fils malgré un long siècle de séparation! Disons-lui que nous voulons conserver sa langue, son génie, ses traditions.
C’est pour défendre ce noble héritage que nous fondons aujourd’hui une sorte de revue que nous intitulerons : Le Défenseur du Canada catholique français.
Notre programme
Il est bien simple : nous voulons faire connaître à nos amis d'Europe la question des écoles du Manitoba dans
tous ses détails. Nous avons déjà préparé cette doulou-
reuse mais instructive histoire ; elle paraîtra dans cette revue partie par partie. | Nous avons sous la main un grand nombre de docu-
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ments très importants concernant cette question, ils paraîtront également tous ici.
Nous voulons de plus iniier le lecteur aux choses du Canada, son gouvernement, sa politique, ses lois, sa population, son importance, son passé, son avenir, ses ressources, son industrie, son agriculture, etc., etc.
Nous traiterons d’une façon très étendue la question de la colonisation du Canada, celle de l'immigration en ce pays, etc.
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Ce que nous demandons
à nos lecteurs
On l’a compris, nous venons tendre la main en faveur des écoles catholiques et françaises du Nord-Ouest Canadien.
Nous demandons donc à nos lecteurs de vouloir bien s'abonner à notre revue ; nous leur demandons en outre de s’en faire les zélateurs en nous procurant le plus grand nombre possible d'abonnés.
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Tous ces abonnements, quelque multipliés qu'ils puissent être, ne pourront suflire aux besoins de nos écoles ; nous avons résolu d’ouvrir dès aujourd’hui des listes de souscripiion dans cette revue, Ces listes nous seront précieuses ; elles resteront dans nos archives comme un monument inoubliable de la générosité des catholiques de France et de Belgique en faveur de nos écoles.
L'œuvre du denier de Manitoba n’est pas notre création particulière ; le vénérable archevêque de Saint- Boniface-Manitoba l’a érigée, l’épiscopat canadien l’a hautement approuvée, et le Souverain Pontile l’a solennellement bénite par rescrit pontifical en date du 26 janvier 1897.
Qui nous sommes
Le Directeur de cette revue n’est pas Canadien d’origine, il est Français de naissance. Il est né en Alsace : il avait 16 ans quand la guerre éclata. A Îa suite de la guerre, il partit pour la France; termina ses humanités
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au séminaire de Luxeuil; alla faire sa théologie à Nancy; y fut ordonné prêtre, exerça dans ce diocèse le ministère sacré pendant 10 ans. Enfin, en 1888, il partait pour le Manitoba pour y défendre les intérêts catholiques et français.
Notre lettre de recommandation
Archevèché de Saint-Boniface. Manitoba, 8 avril 1398.
« À tous ceux qui les présentes liront, salut et paix en Jésus-Christ. M. l’abbé J. Gaire, curé de Grande-Clairière-Saint-Jean, dans mon diocèse, est un missionnaire rempli de l’esprit du Bon Dieu et plein de zèle du salut des âmes. Il a fondé une paroisse et deux missions qui progressent rapidement. S'il a travaillé de toutes ses forces à agrandir le règne de N.-S. Jésus-Christ, il n’a pas montré moins d’empressement à favoriser et à fortifier l’influence française au Manitoba. Dix prêtres comme l’abbé Gaire réussiraient à fonder un empire catholique et français en ce pays... Aussi ce serait une
œuvre excellente que de lui venir en aide pour ses
œuvres, surtout celle des écoles dans sa paroisse et ses missions... Des religieuses françaises de Lyon ont promis de lui envoyer un essaim d’ouvrières de Dieu.
Qu'’elles soient les bien venues !
+ ADELARD, O. M. J.,
Archevêque de Saint-Boniface.
Nos condutions d’abonnement
À vrai dire, notre revue peut être considérée comme une sorte de bibliothèque des choses canadiennes. Elle comprendra 12 livraisons de 32 pages in-8° pour le prix de 4 francs ensemble, payable en mandat poste, à Armentières.— Nord.— 11 sera donné une carte détaillée du Canada à toute personne qui nous procurera 10 abonnements au moins.
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Nos annonces
Nous allons publier un livre : Dix années de missions au grand Nord-Ouest Canadien, dont nous parlerons plus en détail plus tard quand nous en indiquerons le prix.
Nous tenons également à la disposition de nos lecteurs des timbres du Canada.
Nous annonçons dès aujourd’hui que nous ferons deux orandes tournées dans le courant de maï et de juin; la première en Belgique, la seconde en France. Dars ce dernier pays, notre itinéraire sera approximativement : Lille, Paris, Orléans, Tours, La Rochelle, Bordeaux, Lourdes, Toulouse, Annonay, Lyon, Besançon, Strasbourg, Nancy. Nous serons heureux de donner des conférences sur le Canada partout où on nous le demandera.
Dès ce jour, nous ouvrons une liste de souscriptions en faveur des écoles catholiques et françaises du Nord- Ouest Canadien. Disons-le dès maintenant, nous comptons avant tout sur le -èle du clergé français et belge. Prêtres généreux, soyez nos zélateurs.
Adresser loues: lettres et argent à l'abbé J. GAIRE, à Armentières (Word), “France: Ma