‹ La question des écoles du Manitoba [microforme]Chapitre 38 sur 84 · LES INFLUENCES QUI ONT ÉTOUFFÉ LA VOIX DU PREMIER MINISTRE · texte numérisé non relu

LES INFLUENCES QUI ONT ÉTOUFFÉ LA VOIX DU PREMIER MINISTRE

Telle était la promesse du gouvernement à l'ouverture de la session. Etait-il nécessaire de faire une autre déclaration du même genre? Mon opinion est que la première déclaration était bonne, mais que la seconde est entravée par une procédure qui peut empêcher l’action future du gouvernement, La noble voix que nous avons entendue, au commencement de la session, promettre que le redressement des torts aurait lieu quand le temps propice serait venu — et ce temps est venu — a été étouffée.

Hon. Sir Mackenzie Bowell.—Qu'est-ce qui a été étouffé ?

Hon. M. Angers.—Votre promesse a été étouffée par une influence qui a agi sur vous comme un baillon, et il a fallu faire de nouvelles promesses,

L'honorable /ader tient dans sa main le présent ; peut-être aucun homme au Canada ne peut plus efficacement que lui-même présenter à cette session une législation favorable à la minorité ; mais si l’honorable premier tient le présent dans sa main, il ne peut pas en dire autant de l'avenir. Je suis autorisé à parler de la sorte par la citation que je vais lire à la Chambre, citation prise du Spectator de Hamilton : —

‘“ Le résultat du grand souquer-la-corde (tug of war) dans la Puissance a été d'empêcher une législation rémédiatrice à cette session ; il est annoncé semi-officiellement qu'une autre session du nrésent parlement sera convoquée, ét qu'un projet de loi relatif à une législation rémédiatrice ne sera présenté qu’à cette session. Nous ne pensons pas que cela soit probable. La même influence qui a empêché qu'un projet de loi fut présenté maintenant, existera encore à cette époque, plus ardente qu'aujourd'hui, et les Canadiensfrançais ne gagneront pas leur point.”

Voilà ce que je redoute. Selon moi, la législation rémédiatrice, cause de l’inaction du gouvernement, a été mise en si grand danger, que la minorité peut ne jäiuais l'obtenir, et conséquemment, je ne puis accepter la responabilité de tel risque.”

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