APRÈS LE VOTE
Nous avons attendu, pour fermer cette brochure, que le dernier mot fût dit sur le sort de la mesure ministérielle en parlement. C'est fait, le vote sur la seconde lecture a eu lieu, le résultat de la conférence entre les commissaires du Gouvernement du Canada et les représentants du Cabinet du Manitoba est connu.
Tirons les conclusions qu’impose la situation. Mettons devant le lecteur les arguments et les faits qui se sont déroulés durant le débat dans la Chambre des Communes.
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La session dernière s’est terminée le 23 juillet.
Le gouvernement, par la bouche de Sir McKenzie Bowell au sénat et de M. Foster à la Chambre des Commures, avait déclaré, le 8 du même mois, que si la législature du Manitoba n'apportait pas remède aux griefs des Catholiques, une session serait convoquée pas plus tard que le 3 janvier 1896, pour l'adoption d’une loi remédiatrice.
La législature du Manitoba n'a pas apporté remède aux griefs de la minorité.
Le parlement du Canada a été convoqué pour le 2 janvier.
La lui dite réparatrice devait être prête---la presse ministérielle a écrit cent fois qu'elle étaittoute rédigée dès la session de 1895.
Cependant, la seconde lecture n'en a été proposée que le 3 mars —deux mois après l'ouverture du parlement.
La version anglaise a été mise devant la chambre le 14 février, la session française le 21 du même mois.
Pourquoi le gouvernement en a-t-il agi ainsi ?
Pourquoi n’a-t-il pas introduit l'Acte Réparateur dès l'ouverture des chambres ?
Pourquoi ces deux mois de délais ?
Il n'y a qu'une réponse à ces questions : le gouvernement a continué sa politique de duperie des cinq dernières années. Il feint d'être désireux de voir la mesure adoptée, et par des delais, dont le but est facile à comprendre, il en rend l'adoption impossible,
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