CE QUE SIGNIFIE SON APPROBATION
Mgr. Langevin, qui était conservateur avant d'être nommé évêque, est resté conservateur après avoir succédé à Mgr. Taché. C'est son droit incontestable,
Sa Grandeur a évidemment reçu des politiciens conservateurs des promesses privées pour l'avenir, et c'est pour cette raison, pour cette raison seule, qu'il a consenti à accepter le bill dit remédiateur,
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Le 4 mars, le journal le Manitoba publiait un article, qui est de nature à jeter de la lumière sur les intrigues au moyen desquelles on a circonvenu et trompé Mgr. Langevin, comme on a circonvenu et trompé si longtemps Mgr. Taché, Le 10 mars, M. Joncas, député de Gaspé, s'exprimait ainsi au sujet de cet article :
“M. l'Orateur, je ne suis pas autorisé à dire que l'article que je vais lire a reçu l'approbation des autorités religieuses du Manitoba. Mais j'ai raison de croire que ces mêmes autorités l'ont approuvé, J'ai même raison de croire que l'article que je vais lire a été soumis à l'autorité religieuse en question.”
Que disait l'article du Manitoba /
Certains journaux ont vivement «1 tiqué l'article 74 qui consacre notre droit à la part des octrois législatifs, parce qu'il ne nous confère ucun moyen d'arracher des mains des miniitres provinciaux les deniers auxquels nous avons droit, !1 faut bien le : onfesser, le pr:.ement fédéral ne possède aucun moyen de mettre cet artic.: à exécution, Toutefois, il n'y a aucun doute que le parlement devra amender l'.cie des terres scolaires. de manière à nous donner notr® part des deniers à ième les fonds qui en proviennent. Ces turres ont été affectées au soutien des écoles du Manitoba teiles que reconnues par la constitution.
Elles sont pour ainsi dire hypothéquées à cette fin, Or, la décision du Conseil privé lie les mains du parlement sous ce rappori. [es écoles du Manitoba, qui ont droit au partage de ces deniers, sont les écoles séparées tout comme les écoles publiques.
Nous avons un droit acquis à ces deniers, Il n'est pas loisible au gouver nement fédéral de donner notre part au gouvernement provincial, Il est le gardien en fi léicommis de ces terres, et les décrets du Conseil privé lient l'Exécutif dans l'administration qu’il doit en faire,
La conclusion nécessaire, qui découlera de l'adoption de l’article 74,sera un amendement à la loi des terres scolaires autorisant l'Exécutif fédéral à nous donner notre part des deniers provenant de cette source,
Rien de plus clair: Les meneurs torys ont assuré privément à Sa Grandeur, que l’Acte des terres scolaires sera amendé à wne prochaine session, plus tard, de manière à ce que les catholiques en aient leur part.
Des promesses, toujours des promesses !
On a vu, par les interpellations de Messieurs Legris et Langelier, faites de leurs sièges, que les ministres ont nettement refusé de prendre des engagements au sujet des amendements dont parle le Manitoba. Au reste, ce journal se trompe quand il dit que ‘les décrets du Conseil Privé lient l'exécutif,” quant à l'administration de ces terres. Le Conseil Privé n'y a pas fait la moindre allusion. L'acticle du Manitoba est un échafaudage bâti sur le sable des promesses ministérielles faites privément à la cachette—comme celles faites à Mgr. Taché, et qui ont abouti aux résultats que nous connaissons tous.
Le bill actuel épuise la juridiction du parlement,
Donc, l'Acte des terres scolaires ne pourrait être amendé, |
Si le gouvernement voulait rendre justice à la minorité, pourquoi ne pas lui avoir donné, cette année, sa part des revenus des terres scolaires ?
Des promesses ne paieront point ics instituteurs et autres dépenses nécessaires au maintien des écoles séparées au Manitoba,