LE TEXTE DES LIVRES
Il serait impraticable de voir par statut à ce que le texte des livres soit satisfaisant à la minorité catholique romaine, mais nous ne doutons pas que sion pouvait s'entendre sur d’autres points, on pourrait en arriver à un arrangement sur la question du texte des livres. Nous regardons cette partie de la difficulté comparativement facile à régler, Nous n’aurions pas d'objection à ce que la population catholique fut représentée dans le bureau d'aviseurs et le bureau des examinateurs. fl est de fait que Sa Grâce feu l'archevêque reçut l'offre d’un siège dans le bureau d’aviseurs, mais nous ne voyons aucun moyen pratique de faire entrer une telle clause dans les statuts.
L'effet d’une telle clause statutaire serait que les bureaux ne seraient pas constitués légalement sans les membres catholiques, et la constitution légale du bureau pourrait être troublée par la résignation des membres catholiques ou le refus des catholiques, nommés d'accepter l'office. Il serait aussi impossible de donner un privilège statutaire de représentation à une dénomination religieuse, sans accorder le même privilège à d'autres. Nous ne pouvons considérer la question de proposer d'assister d’une manière adéquate une école normale séparée. Cela serait absolument injustifiable. L'école normale est une école d'enseignement technique pour les professeurs. Il ne peut y avoir d'argument en faveur de la division des fonds ou la séparation des professeurs catholiques romains dans la manière d'enseigner. Les professeurs catholiques romains ne seraient pas empêchés d'acquérir l’enseignement religieux ailleurs, mais il est clair que leurs propres intérêts éducationnels, et ceux des écoles placées sous leur contrôle, seraient mieux servis en assistant à l'Ecole normale provinciale.
La dernière clause du mémoire, référant aux termes d'après lesquels le bill remédiateur devrait être retiré, n'est pas d'accord avec l'entente faite à l'ouverture de la Conférence. [entente était qu'au cas d’un règlement, le bill remédiateur serait retiré immédiatement. La passation de la législation nécessaire et l'adoption des termes du règlement devaient être laissées aux parties. A part l'entente décidée, il serait impossible d'accéder aux termes de la dernière clause. La législature ne peut se réunir d'ici au 16 avril sous la procédure ordinaire, le gouvernement ne pouvait entreprendre de faire passer une loi avant le 25 avril, date à laquelle expire le Parlement fédéral. On
peut voir par les remarques ci-dessus que le plan proposé demande l'établissement d'un système dénominational d'écoles séparées qui, dans son effet pratique, apportera avec lui les maux du système qui prévalait avant 1890. | Les objections peuvent être résumées comme étant : | 10, La division statutaire de la population en classes dénominationales separées.
20 L’'infériorité nécessaire de l'école séparée. 30 L'inefficacité des écoles publiques par la division des revenus d'écoles.
40 Le fardeau des payeurs de taxes non catholiques en les forçant à soutenir les écoles séparées.
so L'octroi de privilèges spéciaux à une dénomination, qui en principe ne pouvaient être niés à tous les autres, mais quien pratique ne pouvaient être accordés à ces autres sans l'entière destruction du système scolaire, Il ne faut donc pas être surpris si nous sommes incapables d'accéder à la proposition ou à toute proposition basée sur des principes similaires.