‹ La question des fausses décrétales, Volume 94Chapitre 135 sur 176 · L'Affaire du Collier, Paris, 1901, iii · texte numérisé non relu

L'Affaire du Collier, Paris, 1901, iii

2. Cagliostro, Paris, 1904, in-i8. Joindre A. Christian, Délmts de Vimpri» merie en France, V Imprimerie nationale, Paris, 1905, gr. in-8*, p. 205 et suiv. et App., IV et y.

3. On trouvera dans d' Aimeras, op. cit., particulièrement p. 130 et sniv., des renseignements suffisants sur ce rite a maçonnique », dont la ûtntasmago-* rie ne pouvait guère attirer que des niais.

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est difBcile devoir des pratiques sataniques ou révolutionnaires*. Néanmoins, œ Ait assez aux yeux prévenus de la papauté pour lui intenter un procès, d'où, une nouvelle fois^ sortirait la condamnation de la maçonnerie. G*est si vrai que, postérieurement à Farrestation de Cagliostro (27 décembre 4 789) ', la Chambre apostolique fit paraître une Vie de Joseph Balsamo (4794)', qui était surtout, grftoe à une interprétation forcée de la vie de l'intrigant, Tacte d'accusation des Illuminés. L'af&ire prit si bien Tailure d'un duel entre la maçonnerie et la papauté que les loges lombardes se sentirent visées par la publication pontiBcale et publièrent, le 47 août 4794 , une réponse qui eut quatre éditions et se répandit, malgré les efforts du gouvernement romain, dans toute Tltalie^. Le procès de Cagliostro commença le 42 avril 4790 et dura jusqu^au 24 mars 4794 ; les lettres de Lorenzo Prospero Boltini, chargé d'affaires de Lucques auprès du pape, nous renseignent sur les phases d'un procès qui intéressait de très près Pie VP. Le 7 avril, la condamnation fut prononcée : Cagliostro devait être conduit :

c Air ullimo supplizio come reo di più gravi delitti e in speeie dicapo settario dei Liberi Muratori e degli Iliuminati, con aver fatto uso di superstizione e sortilegi, non solo a disprezzo délia santa Reiigione, ma a danno ancora della società*. »

Est-ce par crainte de représailles possibles ou par conscience de l'inanité des preuves admises^ que Pie VI commua la peine de mort prononcée contre Cagliostro en prison perpétuelle? 11 est difBcile de le dire''. Cagliostro fut emprisonné dans la forteresse de San Léo, où, d'après la correspondance du gouverneur Semproni et de son lieutenant Gandini, conservée aux archives de Pesaro, il fut traité avec beaucoup d'humanité^.

1. Cf. la descriptioii d'une séance par l'abbé Benedetti, dans nne lettre dn 15 septembre 1789, publiée par Slivagni, ha CorU e la Società ronuma nei secoli XVIll e XIX, Firenxe, 1881, in-lô, t. I. p. 311-315.

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