‹ La question des fausses décrétales, Volume 94Chapitre 51 sur 176 · A. Ck>Un, 1906, in-18, iv-461 p. Index · texte numérisé non relu

A. Ck>Un, 1906, in-18, iv-461 p. Index

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la France un intérêt pratique^ sont ici étudiées, sans le moindre parti pris, sur le terrain de l'histoire et de la géographie politique. La diversité même des solutions que la curie a trouYées ou acceptées pour un problème identique (depuis le c parochialisme » quasi absolu des cantons suisses protestants ou de la Prusse jusqu'au c cléricalisme » irlandais, en passant par les diverses formes du irusteism américain) ne permet pas de douter que l'Église de France ne réussisse enfin à découvrir, elle aussi, l'organisation qui lui convient.

U est peu d'institutions de l'ancien régime qui soient aussi intéressantes que les assemblées du clergé de France, seules assemblées qui survivent au triomphe de l'absolutisme centralisateur, à la disparition des États généraux. Nées de la nécessité de répartir les décimes, elles deviennent permanentes avec les décimes elles-mêmes. Le contrat de Poissy lie étroitement leur existence à celle des rentes sur i'Hôtel-de-Ville; les nouvelles constitutions de rentes, les aliénations leur donnent une périodicité qui forme, dans le désordre administratif de l'ancienne France, une exception éclatante. Mais, d'organes financiers qu'elles sont en principe, ces assemblées de clercs deviennent, par la force des choses, des assemblées spirituelles : ce double caractère se marque dès Poissy. Elles sont une des pièces essentielles de la constitution de l'église gallicane.

M. Louis SEasÂT * ne s^est point contenté de les étudier dans le recueil de Duranthon, lequel ne reproduit que très infidèlement la physionomie des assemblées; il a dépouillé les procès- verbaux euxmêmes, les cartons des archives du clergé, les nombreux traités composés par ordre de Golbert, les registres de la nonciature. 11 a pu ainsi reconstituer, pour toute la durée du xvi* siècle, le mécanisme des assemblées, le rôle des syndics généraux, puis des agents généraux, des bureaux diocésains, etc. C'est un travail complet, que l'on pourra consulter avec confiance, et qu^enrichissent de nombreuses pièces justificatives (4573-4640), extraites presque toutes (30 sur 32] des archives de la nonciature, et très importantes pour l'histoire de la Ligue et de la contre- Reformations.

Le volume IV des lettres de saint François de Sales' comprend

1 . Les Astembléet du clergé de France : origines^ organisation, développement, 156Î-Î6Î5. H. GhampioD, 1906 (fasc. 154 de la BibL de VÊc. des hautes études^ iii-8*, 410 p.

2. Je signalerai, comme présentant on intérêt biographique, les n*' XI (plaintes et accusations contre René Benoît) et XXXI (plaintes sur Palma Cayet).

3. Œuvres de saint François de Sales,,, T. XIV : Lettres, vol. IV. Lyon et

208 lettres S dont plusieurs inédites, qui vont d'avril 4608 à la fin de 4640. Elles sont donc contemporaines de la publication de T/niroduciion à la vie dévote^ et de la fondation de la Visitation; elles montrent le saint en pleine possession de ses moyens, à Theure où il savait le mieux, comme le dit M. J.-J. Navatel dans sa sobre préface^ « montrer agréablement comment on pouvait allier ensemble ces deux choses tenues jusqu'alors comme antipathiques : la vie de société et la pratique de la dévotion ». Il y est question des tentatives faites par Henri lY pour attirer François à Paris, du rétablissement de la messe dans le pays de Gex et de son audacieuse traversée de Genève. Le saint y donne aux controversistes, sur la façon dont on doit conférer avec les Genevois, des conseils où la prudente suavité de révèque se nuance d'un aristocratique dédain à Pégard de ces plébéiens'. Félicitons les éditeurs de Texacte fldélité avec laquelle ils s'acquittent de leur tâche.

Le nouveau volume de M. F^eet^ passe en revue, suivant la méthode chère à Tauteur, les docteurs de la Faculté de théologie de Paris au xvii^ siècle. Richer, le grand cardinal, Retz, de Rancé, sans parler de Jean Boucher, de Gospéan, de Le Camus, de Godefroi Hermant, d'Antoine Arnauld, de Jacques de Sainte-Beuve, d'Isaac Habert, c'en est assez pour que Ton entende encore Técho des fureurs ligueuses et pour que crépite le feu des batailles gallicanes, jansénistes, quiétistes. Inutile de dire qu'il ne faut pas demander à M. F. Féret de garder en présence des hommes et des choses l'impassibilité de rhistorien selon la formule lucianesque', mais il faut lui

Paris, Emmanuel Vitte, 1906, ia-8*, vin-477 p. Glossaire, index, tables de concordance. Un fac-similé.

1. Plus, en appendice, quelques lettres de ses correspondants.

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