Voy. notamment, p. 124, la lettre à Pierre de Villars
3. Curieuse minute inédite (p. 188} du 17 .août 1609 : ne pas entrer trop avant dans la controverse sur les versions, car le peuple pourrait bien demeurer c plus engagé en leur parti [des ministres]. Et quand je dis le peuple, je veux dire les seigneurs des deux Conseils, qui ne sont que marchands et certains gens de peu >.
4. La Faculté de théologie de Paris et ses docteurs les plus célèbres. Époque moderne. T. IV : XVIII* siècle. Partie littéraire. Alphonse Picard, 1906, in-8*.
5. P. 1 : c Nous avons en Edm. Richer une célébrité de mauvais aloi. i Les jansénistes passent aussi quelques mauvais quarts d'heure. Quant à Elle Benoît (p. 70), nVt-il pas manifesté c une certaine humeur de sectaire i? En effet, il se plaignit que François Véron, curé de Gharenton, vint assister aux sermons des ministres, « et aussitôt qu'il les a voit entendus, il roontoil sur une espèce de théâtre, élevé sur quelques tréteaux à la porte de son église, où il tAchoit de les réfuter i. Il était, comme chacun sait, loisible aux ministres d'en faire autant.
FBANGB. 79
savoir gré de rétendae, de la richesse de son érudition, de i'astudeuse patience avec laquelle il a pourchassé les moindres brochures et découvert chez les bibliographes au moins les titres de celles qu'il n'a pa manier lui-même. Le xyii* siècle exigera encore un volume : nous avons en celui-ci ubiquistes et sorbonnistes.
Passons à Tune des victimes de M. Féret, Godefroi Hermant.
H. Gazier publie les t. II (4 653-4 655) et III (i 656-4 657) des Mémoires du chanoine de Beauvais^ Ce serait évidemment dépasser la mesure que de prétendre que la lecture de ces deux volumes est attrayante. Nous n'avons plus la patience de nous intéresser à ces arguties, nous ne nous passionnons plus pour les véritables « potins » théologiques que recueille partout l'écrivain janséniste. Son indignation continue nous fatigue. Ce qui sort des mains des Jésuites mérite trop uniformément chez lui les épithètes d' c atroce » ou d' « abominable ». làAlmanach des Pères est un a horrible sacrilège », tandis que la réponse de de Sacy, les Enluminures^ est « une ingénieuse et innocente raillerie ». Quant à la riposte, VEsirille du Pégase janséniste^ c^est un tissu des « plus infâmes et noires calomnies ». Toujours est-il qu'Hermant nous renseigne sur Thistoire provinciale du jansénisme, et en particuher sur les efforts dirigés par les Jésuites contre Tindépendance des Universités^. Il nous montre, — et cette révélation ne manque point de piquant, — comment des évêques français, et qui n'étaient point tout à fait d'accord avec le pape, flm'rent par être obligés, même avant l'établissement de Pinfaillibililé, de publier les constitutions romaines. Il nous indique aussi, bien involontairement, sur quelle pente scabreuse marchaient les jansénistes, — la pente qui mène à Gharenton', — et que de là vint leur faiblesse. Il nous donne quelques détails sur la publication des Provinciales* et sur le miracle, ou plutôt les miracles, de la Sainte-
1. Métnotres de Godefroi Bermant, t. Il, Pion, 1905, in-8*, 744 p.; t. III, 1906, 618 p. Aa débat da t. II, les chap. i-xiv (et plos loin xxi) do livre YIII lont santés comme citations textuelles du Journal de Saint-Amour.