‹ La question des fausses décrétales, Volume 94Chapitre 72 sur 176 · Revue de Synthèse hlstorlqae. 1906, février. — Xénopol · texte numérisé non relu

Revue de Synthèse hlstorlqae. 1906, février. — Xénopol

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La notion de c valeur » en histoire (la notion de la valeur est étran^ gère à la science hisV)rique). — H. Berr. Les progrès de la sociologie religieuse (analyse des travaux de MM. Durkheim, Hubert et Mauss sur la magie, le sacrifice, etc. M. Berr craint qu'on réduise trop aux éléments sociologiques collectifs ce qui ressort aussi de la psychologie individuelle). — L. Gahen. L'idée de lutte des classes au xvni* siècle (on la trouve chez BoUngbroke, d^Holbach, Quesnay, Turgot, pour être précisée chez A. Smith. L'idée est très répandue en 1789). — JankêléviTGH. Des rapports entre le droit positif et la philosophie du droit (d'après Del Yecchio, / presuppositi filasofiei délie nozione del diritto ; A. Levi, Per un programma di filosofia del diritto; J. Btern, RechtS" wissenschafl u, Rechtsphilosophie), — Boissonnadb. M. Guiraud et Thistoire économique de Tantiquité. — L. Febvre. La France à la veille de la Réforme d'après M. Imbart de la Tour (généralisations trop ambitieuses sur une documentation trop restreinte). =: Avril. A. Wirth. De la race (article très confus où Pauteur proteste contre l'abus de l'idée de race et où il confond la race et la nation). — Sagnag. L'agriculture et les classes rurales en France au xviii* si^ie (essai de synthèse provisoire. Le premier article étudie la répartition de la propriété et la division progressive du sol). — P. Hermant. Le sentiment amoureux dans la littérature médiévale. — Xénopol. Sociologie et histoire (soutient contre M. Rivera, et son Déterminisme sociologico, qu'il peut y avoir une science de l'histoire). — H. Berr. Les rapports de la société et de l'individu (à propos du livre de M. Draghicesco, Du rôle de Vindividu dans le déterminisme social, où, tout en cherchant à revendiquer pour l'individu sa part, il la subordonne encore trop à la société dont il sort). — A. FoRTiBR. Les planteurs sucriers de l'ancien régime en Louisiane (raconto la création de cetto culture par J. Etienne de Bore et les progrès dus à M. Valcour Aime). := Juin. L. Febvre. Histoire et dialectologie (s'appuie sur le livre de M.Jean Passy, V Origine des Ossalois, sur V Atlas linguistique de M. Gilliéron et sur le travail de MM. Gilliéron et Mongin sur le mot scier, pour montrer l'action des faits sociaux sur le langage. La Géographie linguistique sera un précieux auxiliaire de l'histoire). — A. FaiBOURQ. La psychologie du témoignage en histoire (les recherches des juristes sur la valeur des témoignages, de M. Binet sur la suggestibilité, de M. Stern dans les Beitragezur Psychologie der Au^sage prouvent la part énorme d'erreur qui existo dans tout témoignage. Toutefois, l'erreur même est un témoignage qui a son intérêt). — P. Lagombe. L'appropriation privée du sol dans l'antiquité (I. Sparte ; suite en août : Athènes. Soutient contre Guiraud et Schœmann que les Ectemores, paysans, ne versaient qu'un sixième de la récolte aux eupatrides). — Parisot. Sieyès et Spinoza (curieuse démonstration de l'influence des idées de Spinoza sur les théories constitutionnelles de Sieyès). — A. Levi. La légende de saint François d'Assise (M. Nino Tamassia, dans son livre sur saint François, démontre que toute la légende remonte à Thomas de Gelano et que Thomas l'a fabriquée en

recourant aux hagiographes antérieurs pour mettre François d'accord avec Rome). — P. Hbrmant. La théorie de l'histoire dans les Universités hollandaises (à propos des cours de MM. Huizinga et Bussemaker. Ni l'an ni Tautre ne croient à la possibilité d'établir des généralisations historiques offrant un caractère de certitude scientifique). — H. Bebr. M. Miliard et sa loi historique (pure rêverie). = Compte-rendu : H, RiekerU Geschichtsphilosophie (article critique important de M. Xénopol; m. Rickert fait tout reposer sur la notion de « valeur » que M. X. croit inapplicable en histoire). := Août. G. Richard. Unité de l'histoire des sciences et de l'histoire économique. — G. Asgoli. JjCs idées féministes en France du xvi< siècle à la Révolution (étude très intéressante oiiy après avoir montré les progrès accomplis au xvi« siècle dans la situation des femmes, il rapporte au cartésianisme la naissance du féminisme rationnel. Au xvin* siècle, Marivaux est un féministe convaincu ; très précieuse bibliographie du sujet). — Koszul. Le bili sur l'éducation, 1906. 8a place dans l'histoire religieuse et politique du peuple anglais. — Jankblévitch. Lamarckisme et Darwinisme (à propos de l'ouvrage de A. Panly, qui essaie de substituer une théorie vitaliste au mécanisme darwinien). •— Pages. Pourquoi l'on enseigne l'histoire (pour apprendre à Yoir et juger les réalités humaines). = Compte-rendu : E. Halévy. Le radicalisme philosophique (art. important de P. Mantoux). zn Octobre. Jullian. a. Thierry et le mouvement historique sous la Restauration (d'abord historien politique, puis historien littérateur et narrateur, Thierry a fîni par comprendre les vraies conditions de la recherche historique. M. Jullian a tort de dire que les excès du romantisme historique éclatent au t. III de l'Histoire de France de Michelet. Ces excès se trouvent au t. II. Michelet, au t. III, s'est assagi). — A. Ret. Pascal et l'Expérience du Puy-de-Dôme (M. Rey défend les conclusions de M. Mathieu et pense que Pascal a cherché, en fabriquant après coup sa lettre à Périer du 15 novembre 1647, à s'attribuer le mérite d'une découverte qui appartient à Descartes, à Mersenne et à Auzout. Le génie scientifique de Pascal a été inventé par une coterie de famille et de parti et l'orgueil de Pascal s'est prêté à cette supercherie). — Petit- Ddtaillis. L'histoire politique d'Angleterre publiée sous la direction de MM. W. Hunt et R. Poole. — G. Rodibr. La philosophie ancienne (revue générale des travaux parus de 1880 à 1904). — P. Hermant. La théorie de l'histoire en Hollande. M. G. Heymans (à propos de ses trois ouvrages, Esquisse d^une histoire critique de principe de causalité; les Lois et les Éléments de la pensée scientifique ; Introduction à la métaphysique et fondement de l'Expérience, M. Heymans doute si l'histoire pourra synthétiser en lois les phénomènes que jusqu'ici elle se contente d'expliquer en les ramenant à des causes psychiques).

3. — RcTTie des Atades anciennes. T. VUI, 1906, oct.-déc. — Franz Cumont. Essai d'interprétation de la stèle d'Ouchak. — Condo- LéoN. Inscription de Daulis. — Fontrier. Inscription de Cordélio. — G. Blogh. Observations sur le procès des Scipions (fin. Les décrets tri-

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buniciens : la question des cognomina; la question des auspices et des tribuns, la question du butin; la question des précédents). — G. Jul- LiAN. Notes gallo-romaines. Les fleuves de la Gaule chez Polybe (Illiberis est bien le nom de la ville d'Elne, et non du fleuve du Tech sur lequel elle est située). — Lucien Villani. Quelques observations sur les chants chrétiens d'Ausone. — Chronique gallo-romaine. = T. IX, 1907, janv.-mars. G. Glotz. Tètes mises à prix dans les cités grecques (n'ont jamais été que celles d'ennemis publics). — G. Radet. L^histoire des Lagides (d'après le livre de Bouché- Leclercq). — G. Jul- LiAn. Notes gallo-romaines. Silius et la route d'Hannibal (la lecture de Silius Italiens apporte de nouveaux arguments en faveur de Tarascon et du Genis). — Questions hannibaliques. 1 : J. Frbixb. Les bois du Pertus. 2 : Armand. Le Rhône à Tarascon. 3 : J. FouiimER. Le passage du Rhône entre Tarascon et Beaucaire au moyen âge et jusqu'en 1760 (s'effectuait seulement par barques, à la merci du courant). 4 : S. Gha- BERT. La vue des Alpes, à propos de Tite-Iive, XX (le texte est interpolé). 5 : De Mantbybr. Le nom du Drac. 6 : H. Ferrand. L'hypothèse du Glapier. 7 : G. Fougères. *Yicè t7|v copa(av (= entre avril et août). — H. DB La Ville de Mirmont. L'astrologie chez les Gallo-Romains (suite). = Gompte-rendu : E, Slijper, De Formularum Andecavensium iatinitate disputatio (utile).

4. — BibUothèqoe de rÉcole des chartes. T. LX VII, 1906, sept.déc. — L. Delisle. Mémoire sur la chronologie des chartes de Henri II, roi d'Angleterre et duc de Normandie (jusqu'en 1473, le roi s'intitule Eenricus, rex Anglorum, et, depuis lors, Henricus, Dei gratia rexAnglorwn), — P. GuiLHiERMOz. Note sur les poids du moyen âge (fin de cette longue note de plus de 120 pages). — A. d'Hbrbomez. A propos des baillis d'Arras sous le règne de saint Louis (Tournai était de leur ressort). — E. Laurain. Renaud de Béronne, bailli de Benlis (1223-1234 ; s'appelait ainsi et non Renaud de Baron ou de Beron). — M. Jussblin. Lettres de Philippe le Bel relatives à la convocation de l'assemblée de 1302 (non pubhées par G. Picot). — L. Libvillain. Le baptômë de Clovis (a eu lieu à Reims et non à Tours). — J. Viard. Henri Le Moine de Bàle à la bataille de Grécy (celui que Froissart appelle c Le Monne de Basele » était de la maison des Mûnch deBàleetnondeBazeilles). = Gomptes-rendus : E, Guillemot, Les forêts de Senlis. — M. Prévost, Étude sur la forêt de Roumare. — P. Vidal eiJ, Calmette, Bibliographie roussillonnaise (quelque indécision de méthode). — /. Cuvelier, Gartulaire du Val- Benoît (négligé).

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