RÉSULTATS DE LA LÉGISLATION AGRAIRE DE
La législation agraire récente a introduit de tels changements dans les rapports entre paysans et fermiers généraux, qu'il ne faut pas s'étonner de voir ces derniers s’insurger contre elle, essayer de la tourner par tous les moyens (1).
(1) TASCA, op. cit.
É wl 1 4 ë #
Les fermiers généraux sont arrivés en partie à leurs fins : 1° En exploitant en régie ; leur but était de se priver du concours du paysan, lequel, en conséquence, ne devait rien attendre du fermier général. Les machines devaient remplacer les bras du travailleur ; 2° En louant les pâturages, non comme pâture, mais comme prés de fauche pour lesquels il n’était pas prévu des prix maxima de location ; 3° En profitant de ce que les cultures maraichèreséchappaient, elles aussi, à l'application du maximum de fermage ; 4° En atteignant les taux maxima fixés par les commissions régionales, alors que les prix pratiqués antérieurement leur étaient notablement inférieurs. Ainsi dans le département de Buzen, le prix de fermage était, avant 1907, de 35 francs par hectare. Après 1907, le prix ne tarda pas à atteindre le maximum, soit 56 francs; 5° En élevant le taux général des fermages ; la hausse fut marquée dans les départements d’Ilfor, de Botéshani, de Ramnie-Sarat, de Jalomitza ou elle fut respectivement de 20.18 °/,, 29.40 °/,, 31.39 °/,, 39.65 °/,. Il convient cependant de noter que le relèvement des prix du blé ne fut pas sans exercer une réelle influence sur la hausse des fermages.
Enfin, la création des pâturages communaux s’est heurtée à de grandes difficultés. Les grands propriétaires se montrèrent peu disposés à la faciliter. Pour triompher de leur mauvaise volonté on aurait pu, il est vrai, avoir
recours à l’expropriation forcée, se substituant à la cession amiable des terrains (1)