‹ La Question Des Îles d'AlandChapitre 12 sur 29 · LB R TS · texte numérisé non relu

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Suède, une autonomie lui est garantie par le tzar Alexandre: 1*.

« L'ancien Grand-Duché, aujourd’hui République de Finiande, présente tous les caractères d’un Etat indépendant. Toutefois il n’en fut pas ainsi antérieurement puisque les territoires qui le composent appartenaient au royaume de Suède dont ils furent séparés par les conquêtes successives de la Russie » (Société des Nations, séances pleinières).

Profitant de la désorganisation et de la débacle russe, causées par la révolution, la Finlande se proclame étal indépendant; le gouvernement provisoire, en mars 1917, et plus tard le gouvernement soviétique, en janvier 1918, reconnaissent son indépendance. La plupart des Etats de l'Europe et de l'Amérique, notamment les Etats-Unis, reconnaissent «€ de jure » la République finlandaise, car la seule reconnaissance du gouvernement soviétique qui n'est pas reconnu Iui-même aurait été bien insuffisante !

La nouvelle république finoise, d'après sa consfitution en date du 9 juillet 199, est gouvernée selon les principes démocratiques représentatifs. Son Parlement, qui compte 200 députés élus tous les trois ans au suffrage universel, détient le pouvoir législalf, l'exécutif est confié au Président de

la République, élu pour six ans.

La République Finlandaise ainsi constituée fait sa demande d'entrée à la Société des Nations.

Sa reconnaissance « de jure » par la plupart des Etats de l’Europe et de l'Amérique, son programme militaire et naval, le nombre appréciable de ses habitants, ainsi que l'importance de son territoire constituent des conditions tout à fait acceptables pour son admission.

« Un point demandait toutefois à être éclairei, concernant le problème des îles d’Aland actuellement soumis au Conseil de la Société des Nations, qui en a confié l’étude à une Commission spéciale désignée par lui. Il paraît nécessaire aux membres de la sous-commission d'obtenir de la délégation finlandaise des déclarations précises, spécifiant que l'admission de la Finlande dans la Société des Nalions ne pouvait préjuger de la solution du problème d’Aland, n’en modifiant point le caractère ni l’état, et que la Finlande n'envisageait point qu'il put éventuellement lui appartenir de se prévaloir de sa qualité de membre de la Société des Nations pour faire intervenir un élément nouveau dans {a procédure en cours.

« La sous-commission avait surtout en vue de prévenir une équivoque afin que lPopinion finlandaise, clairement informée de la portée de ladmission de la Finlande, ne put être tentée d’en inférer

un changement quelconque de la position de ce

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pays dans le litige pendant devant la Société des Nations » (1).

Un échange de lettres entre M. Poullet, président de la 1° sous-commission de la cinquième commission, et M. Enckell, au nom du gouvernement finlandais, a lieu; le deuxième voulait avoir l’assurance que le Conseil ne fera aucune distinction entre la Finlande et Fa Suède, déja membre de la Société, en ce qui concerne les recommandations pouvant être faites au sujet des îles d’Aland si ces recommandations sont faites avant l'admission de la Finlande.

Voici le contenu des lettres échangées entre Ja délégation finlandaise et le président de la sous-

commission

Lettre de la délégation finlandaise à M. Poullet. Genève, le 26 novembre 1921.

« Résumant et complétant les déclarations faites à la session de Ia sous-commission présidée par

vous, je 25 novembre, j'ai l'honneur de vous com-

(4) Motion Fischer (Grande-Bretagne) approuvée à l’unanimité le 4 décembre 1921, sixième séance.

La Commission, ayant pris connaissance du rapport de là sous-commission sur l’admission de la Finlande, recommande à lPAssemblée l'admission de ce pays dans la Société des Nations, sans préjuger de la décision que le Con-

seil pourra prendre sur la question des îles d’Aland.

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