‹ La Question Des Îles d'AlandChapitre 13 sur 29 · SUR : MS · texte numérisé non relu

SUR : MS

muniquer que, selon la proposition de M. le Président Léon Bourgeois faite à la séance du Conseil le 9 juillet, à Londres, la Finlande a été invitée à siéger au Conseil lorsque la question des îles d’Aland serait traitée par lui.

« Etant donné qu’elle (la Finlande) a fait une demande régulière pour être admise dans la Société des Nations, demande sur laquelle il a été impossible de statuer, l'Assemblée ne s'étant point réunie, elle pourrait être admise au Conseil si celui-ci y compris la Suède y consent.

« Autorisé à représenter la Finlande et me référant à sa demande, faite le-28 mai, d’être admise dans la Société j'ai exprimé par ordre de mon gouvernement l'espoir que le Conseil ne fera aucune distinction entre la Suède el la Finlande en ce qui concerne les garanties établies par le Pacte.

« En réponse, le Président du Conseil, M. Léon Bourgeois, me donna l’assurance de lentière impartialité du Conseil.

« Donc si le Conseil de la Société des Nations décidait, avant l'admission de la Finlande, de recommander dans la question des îles d’Aland « des solutions qu'il considère comme les plus équitables at les plus appropriées en l'espèce », sa recommandation, en ce qui concerne la Finlande, ne serait pas influencée par le fait que celle-ci n’est pas

membre de la Société.

Luc NE

« D'autre part, si l'Assemblée de la Société des Nations décide d'admettre la Finlande comme membre, avant que le Conseil se soit prononcé définitivement à propos de la susdite question, cette décision de l’Assemblée, ou les circonstances mentionnées, n’apporterait aucun changement quant au droit de Ja Finlande d’invoquer en défense de sa thèse les stipulations du Pacte,

« Veuillez agréer, Monsieur le Président, les assu-

rances de ma haute considération ».

Signé : ENCKELI.

Lettre de M. Poullet à la délégation finlandaise.

Genève, le 29 novembre 1920.

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