ADR VUS
n'est susceptible de donner aucun résultat lorsqu'il s’agit d’un problème tant soit peu complexe, d’une part en raison des grands intérêts qu'il est nécessaire de mettre en jeu, d'autre part, en raison du nombre d'individus touchés, dont il importe d’obtenir le consentement et de susciter le désir de coopération.
De plus en plus, l’État a un rôle de tuteur moral à jouer. Mais, dans certains cas, ce rôle de tuteur doit se doubler d’un rôle plus actif, de participant, sans lequel l’action ne pourrait se produire.
Nous aurions, certes, pu choisir un lotissement plus déshérité encore que celui de Porchefontaine. Il n’en existe, hélas! que trop, dans cette grande banlieue parisienne.
Mais, outre que nous n’en aurions trouvé que très peu de cette importance, il était intéressant et tentant de s'arrêter à celui-là, car il nous permettra de suivre les différentes .conceptions qui ont eu cours depuis que s’est posée cette question des lotissements défectueux.
Porchefontaine n’est pas, en effet, un lotissement né de la guerre. Son importance s’est considérablement accrue, certes, depuis les hostilités, pour les raisons indiquées au début de cette étude mais son origine est bien antérieure et remonte à plus de cinquante années.
En outre, il constitue un peu le lotissement type qui a servi d’étude et de champ d’expérience aux rédacteurs du projet de loi de 1928.
Ce n’est pas un secret de reconnaître que sa proximité de Versailles à permis aux services de la préfecture de Seine-et-Oise, chargés de l'élaboration du projet gouvernemental, de s'inspirer des desiderata qui, depuis tant d'années déjà, s'étaient élevés avec de plus en plus de force.
La visite ministérielle (1) qui fut faite en octobre 1928 pour sym-
(x) Il est prévu qu’une seconde visite ministérielle. vraisemblablement, en 1931, marquera la fin des travaux d'aménagement et permettra ainsi de fixer les résultats intéressants obtenus par la mise en application de la loi.
boliser en quelque sorte le début de l'aménagement des lotissements défectueux, rendu possible par la mise en application de la loi votée quelques mois auparavant, fit de Porchefontaine l'expérience officielle, qu'il est par conséquent intéressant d’étudier.
Nous diviserons cette étude en trois chapitres.
Dans un premier chapitre, nous rappelerons brièvement l’historique de la création du lotissement de Porchefontaine.
Dans un second, nous étudierons les diverses tentatives qui furent faites, soit par la seule initiative privée, soit, au contraire, avec l'appui des autorités municipales.
Enfin dans un troisième chapitre, nous verrons dans quelles conditions il a été possible de mettre en application la loi de 1928, et les
résultats qui en ont déjà été obtenus.
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