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plutôt l'élevage et l’exploitation forestière qui se sont bien développés.
D'ailleurs, l'Autriche actwelle appartenait aux provinces industrielles de la monarchie et Vienne constituait le centre financier et commercial de l’Empire. Par conséquent, ce sont les produits manufacturés et les services bancaires et commerciaux qui fournissaient la majeure partie de l’actif de la balance des comptes. La presque totalité de ces exportations et de ces services était destinée aux autres provinces de l’Empire et elle importait des produits alimentaires et surtout des céréales des provinces agricoles.
Après la guerre, la situation a subitement changé. L’Autriche avec sa capitale a cessé d’être le centre d’un vaste Empire. De plus, les exportations de produits industriels autrichiens se sont heurtés à des barrières douanières des Etats successeurs de l’ancienne monarchie. Par suite de ces changements politiques, la protection de l’agriculture en Autriche s’est imposée. En effet, tandis que les exportations rencontraient des difficultés de plus en plus grandes à s’écouler, les importations de produits agricoles restaient par contre considérables : en effet, Vienne, avec une population de 2 millions d’habitants sur un total de 6,8 millions, représente un centre important de consommation de produits alimentaires. Or, dans ces conditions, pour équilibrer, ou du moins, réduire le passif de la balance commerciale, le développement de la production agricole est devenu inévitable.
Dès l’année 1924, l’Autriche a introduit des droits de douane sur le blé qui oscillaient suivant le prix du blé
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sur le marché intérieur, entre 0,50 et 4 couronnes-or par quintal. Dans les traités de commerce conclus pendant les années 1927-28 avec la Hongrie et la Yougoslavie, les droits sur le blé ont été élevés à 2 couronnes-or par quintal et à 5 couronnes-or pour la farine. D'ailleurs, ces droits conventiounels étaient appliqués à tout blé de provenance des pays environnants qui sont les principaux fournisseurs de l’Autrivhe pour les céréales. Au contraire, les envois des pays n'ayant pas passé de traité de commerce étaient frappé; par des droits généraux de 6 couronnes-or par quintal. Ces tarifs conventionnels de 2 couronnes-or sont restés en vigueur jusqu'au 15 juillet 1931. :A partir de cette date, les droits sur le blé ont été de nouveau modifiés et portés à 10 couronnes-or et à 23 couronnes-or pour la farine. En outre, les entrées de céréales ont été soumises à l’obtention d’un permis spécial d'importation. En sus de ces droits, il a été perçu, à partir du 1* janvier 1931, une taxe spéciale de 2 % ad valorem des quantités de blé im-
- portées et de 7 % sur l’importation des farines. Toute-
fois, l'Autriche a conclu des traités de commerce avec une clause préférentielle, pour une quantité de blé limitée, avec les Etats environnants; bien entendu, cette clause ne pouvait entrer en vigueur qu'avec le consentement des autres Etats ayant avec l’Autriche un traité de commerce contenant la clause de la nation la plus favorisée. Sur cette base l’Autriche a conclu au mois de mars. 1932 un traité de commerce avec la Yougoslavie, et au mois de juillet 1933 avec la Hongrie, en accordant à une quantité annuelle de 500.000 quintaux de blé d’origine yougoslave et hongroise une réduction de 3,20 couronnes-or par quin-
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tal, sur le montant des droits en vigueur au moment de l’importation.
En dehors de la protection douanière, le Gouvernement autrichien est aussi directement intervenu en faveur de la production des céréales. Une loi du 16 juillet 1930 portant « mesures de secours extraordinaires pour venir en aide à la crise agricole » a institué un fonds spécial de 96 millions de schillings ayant pour but « de concéder des primes de culture et en vue de soutenir le traitement des céréales panifiables ainsi qu’en vue de prêter une aide extraordinaire aux paysans en montagne » (1).
Toutes ces mesures ont eu une influence favorable sur l'augmentation de la production qu blé qui a presque doublé, surtout par suite de l’amélioration du rendement par hectare, depuis 1923.
Superficie! (2) Production Rendement Année en 1.000 d’hect en 1.000 de en quintaux ee tares Ter par Here 140 75 PR IEEE 190 2.400 12,6 Moyenne 1928-31.... 210 3.200 15,2 EDS en 220 3.550 15,9 PES POR TN 221 4,700
Avec cette augmentation de la production, le marché autrichien se ferme de plus en plus aux importations du blé étranger. Pendant la période 1928-51, l'Autriche a encore importé une moyenne annuelle de 4,2 millions de quintaux de blé. Au contraire, pendant l’année commerciale
(1) Revue Intern. d'Agriculture, 1933, juillet, p. 270. (2) Inst. Intern. d’Agricult. Documentation pour la Conf. de Londres, 1933, pp. 276, 282, 288.
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1932-33 ces importations sont tombées à 3 millions de quintaux. Les besoins d'importation, pour l’année 1933-34 ne sont évalués qu’à 25 millions de quintaux.