‹ La question du blé dans les pays danubiensChapitre 39 sur 46 · L'AMOUR · texte numérisé non relu

L'AMOUR

11,8 pendant les années 1928-31). Malgré tout, la production du blé ne pouvait pas laisser de forts excédents exportables, puisque pendant le même temps il y avait également augmentation de la consommation par suite de l’accroisement de la population. En effet, la Bulgarie n’a vendu à l’étranger qu’une moyenne annuelle de 1,2 millions de quintaux durant les années 1928-32.

Toutefois, ces quantités exportées, bien que leur chiffre soit relativement modeste, ont suffit pour que le prix du blé en Bulgarie subisse les conséquences désastreuses de l’effondrement des cours sur le marché international. C’est ainsi que le blé qui cotait en janvier 1930 à la Bourse de Bourgas (1), 625 leva par quital, est tombr à 415 en juillet, et au mois de novembre de la même année, :! se vendait à un prix déficitaire de 267 leva le quintal (1 leva : 0,18 frs).

Cette brusque chute des prix a décidé le gouvernement à intervenir en faveur des producteurs de céréales. C’est ainsi que fut créé par la loi du 25 décembre 1930 (2), la Direction pour l’achat des céréales panifiables et fourragères destinées aux besoins de l'Etat et de l’exportation. Cette institution d'Etat a été chargée des tâches suivantes : a) arrêter si possible la baïsse des prix des céréales; b) diminuer autant que possible les stocks invendus accumulés chez les producteurs; c) dégrever les agriculteurs des charges fiscales en payant une partie des céréales au moyen de bons d'impôts. La loi ne prévoyait le fonctionnement de la Direction que jusqu’en juin 1931,

(1) La Bulgarie, du 6 juin 1931.

(2) Annuaire Intern. de Législ. Agric. 1930, Rome, 10818 D-n22)

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