‹ La question du canal de Beauharnois [microforme]Chapitre 9 sur 21 · EE · texte numérisé non relu

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La route Stevenson a été choisie à cause de sa supériorité sur toutes les. autres lignes, tant au point de vue de la navigation et du commerce que de l’économie. N'ayant que 114 milles, elle est plus courte qu'aucune autre. Ge fait est incontestable : il est admis par tous les ingénieurs, M. Casey luimème. Le tableau snivant indique la longeur de chaque route.

inilles Route par terre et en plein fleuve ou Route Mills... 14,54 Route par terre au nord le long du fleuve... 14.52 Route Harwood...... ...... pébentée TETE CR D 15. 1 Route Stevenson ou du canal de Beauharnois.....…… 11. ‘4 Route Baird ou par la Rivière St Louis... 15.60

Non seulement la distance est moindre, mais encore la navigation par le canal de Beauharnois, ayant moins d’éclusage, est plus rapide qu'elle ne le serait an nord. fl est re. connu que la route Mills est impraticable (vu le courant et qu'iln'y a pas assez d'eau dans le ravin de la Pointe au Moulin), etqu'un canal au Nord devrait être entièrement fait par terre le long du fleuve, Alors on trouvera ce nombre d'écluses : É

Ecluses Canal de Beauharnois...…..…. SCA ARO TUE LUE RAT RTE DS / Route par terre au nori le long du fleuve... À Ne |. Route Harwood.………. PENTHS À Mau EL SE AA PRICE 11 Route Mills... ÉMASE h, 9 Route Baird... VE LOS LL LD PU 2 RS Ver HR TPNE T LEE Live oi

Malgré les contradiciions de MM. Lanthier, Harwood et Masson, le canal de Beauharnois offre une saison de navigaton plus longue qu'un canal au nord, parce que la glace prend plus tôt et part plus tard dans la baie d’eau calme et basse qui existe au pied des Cascades. C'est ce qui a été constaté non pas par des habitants de St. Zotique qui demaudent tous à grands cris ia construction du canal des Cèdres, mais par des étrangers non moins famillers avec les lieux. L’affidavit circonstancié de M. Monarque, de Lachine, le témoignage de M. D’aoust, de Montréal, natif de l'Ile Perrot, de M. Ouellette, de Lachine, l’un de nos plus anciens pilotes, de M. J. B. Auger, président d’une puissante compagnie de transport et l'un de nos navigateurs les plus expérimentés et Les plus intéressés à l'amélioration des canaux, (qui ont été publiés dans La Minerve.) défient les contradictions et Les dénégations de nos adversaires.

M. Lanthier observe à ce sujet : ‘ Ce gros fait aurait été signalé, s’il avait été fondé, avec beaucoup de force, devant un Comité où tout fut mis en œuvre pour déprécier la rive nord.” L'honorable député me permettra d'attirer son attention sur les lignes suivantes que je lis dans les pièces qui font partie du “long document ” qu'il dit avoir examiné avec soin.

A la question 83, devant le Comité Spécial :—{* Quelle peut être la différence entre la rive nord et la rive sud à l'égard de la glace ? L'un des témoins, M. DeWitt, disait : ‘ that the navigation is open two or three weeks longer, on the Beauharnois side in the fall, and opens two or three weeks earlier in the spring.” Ce fait fut aussi établi par MM. Charles Manuel, Pierre Leduc, Charles LaRocque et autres. :

Dans un état comparatif des avantages et des désavantages des deux rives, à la date du 10 Octobre 1842, M. Keefer affirme

que le canal de la rive sud ‘ pourra être navigué deux ou trois semaines defplus par saison que celui de la rive nord ” It can be navigated two or three weeks more every season than the one on the north side. Dans son rapport, à la date du 17 février de la même année, le même ingénieur, parlant de la rive sud, s'exprime ainsi : ‘“ La ligne est continue, éloignée du fleuve et libre des obstacles causés par la glace et les eaux hautes ” The line is continuous and away from the river, free from the disturbing causes of ice and high water.

Que dit M. Mills lui-même, sur ce point important? “Il ‘est généralement admis, dit-il, que le St. Laurent est ouvert ‘ deux ou trois semaines plus tôt le printemps et plus tard ‘ l'automne que l’Ottawa, le St. Laurent traversant une latitt tude plus au sud.” Jtis generally agreed that the St. Lawrence is open ? or 3 weeks earlier in spring and later in fall than the Ottawa, tho St. Lawrence passing through a more southern lati. tude.

M. Masson, qui, j'oubliais de le dire, n’est contre le canal de Beauharnois quefdepuis qu’il a transporté ses pénates de St, Anicetau Coteau, demande à M. Cowley s’ilignore que non seulement l’automne,'t mais toujours à chaque printemps, la ‘navigation est retardée de plusieurs jours, pour ne pas dire “ de trois semaines comme il le dit, par cet amas considérable ‘ de glaces épaisses, ” qui, ajoute M. Masson, s’amoncèlent

dans la baie de Valleyfield.

M. Masson ajoute : ‘ Est-ce que M. Cowley ignore encore “ que souvent le Département des Travaux Publics a été forcé, ‘“ pour hâter l'ouverture de la navigation, de faire sauter et ‘* briser les glaces de celte baie au moyen de la poudre ou “ de la glycérine, et qu'aussi des béliers, battering rams, y ‘ont été employés au moyen de la vapeur, parce que la ‘ poudre ne réussissait pas toujours. Si M. Cowley ne veut ‘ pas m'en croire, qu'il s'adresse à notre digne ingénieur en ‘“ chef, M. Page. I[len aura des nouvelles. ” Voilà certes dn nouveau, et chose remarquable, ces assertions sont supportées d’affidavits.

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La Minerve observait il y a déjà quelques jours, que

l'entrée du canal de Beauharnois était dangereuse à cause .

des gros vents qui y soufflent du Lac St. François. Aujourd'hui, suivant M. Masson, l’eau y est si calme que la débâcle ne s’y fait qu’en plein été pour ainsi dire, et encore, par le moyen des engins de la science. Je suis autorisé à dire par des personnes très respectacles de la localité, qui ont été témoins de l'ouverture du canal de Bauharnois depuis 1846 jusqu’aujourd’hui, que M. Masson a été mal informé. De plus, j'ai moi-mème été aux informations, non pas auprès de M. Page qui est trop éloigné, mais auprès d’une p sonne aussi bien renseignée et aussi digne de foi, et elle m'a appris qu'une fois, et une fois seulement, en 1861, le Département envoya le 21 avril de la poudre à Valleyfield dans le but de hâter la débâcle qui retardait de quelques

jours, mais qui se fit dans une seule nuit avant son arrivée à Valleyfleld.

Enfin, l’état comparatif de l’ouverture des deux canaux qui avoisinent celui de Beauharnois suffira pour faire voir ce que valent les affidavits qu’a publiés M. Lanthier.

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