‹ La question du canal de Beauharnois [microforme]Chapitre 8 sur 21 · ES EE · texte numérisé non relu

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ne fut demandé et ne fut autorisé en partie par le Gouvernement Impérial qu'avec l'entente expresse, qu'il serait appliqué à la construction du chemin de fer du Pacific et à l'amélioration et l'élargissement des canaux canadiens, the improvement and enlargement of the Canadian Canals.

Résumons ces données de l’histoire. La rive sud a été recommandée tant au point de vue dela navigation que de l'économie, par l'ingénieur français ou canadien dont parlent MM. Killaly et Harwood, par MM. Stevenson, Baird, David Thompson, Keefer, Tate, Killaly et le gouvernement canadien ; elle a été acceptée par le gouvernement impérial ; elle n’a pas été condamnée par MM. Henry G. Thomson et LaRue. Malgré ce qu'en dit M. Masson, ces ingénieurs ne

pouvaient être tous des ignorants et des hommes de mauvaise foi, et tous achetés.

La rive nord n'a été recommandée par MM. Mills, Wright et Philpotts que pour des raisons militaires ; et elle n’a été favorisée par M. Casey que parce qu'il était soldé par MM. Harwood et Simpson.

Le canal de Beauharnoiïs a reçu l’apnrobation tacite du Comité Spécial et l’assentiment formel de l’Assemblée Législative, qui vota les sommes nécessaires pour sa construction.

‘M. Lanthier affirme que l’histoire du canal de Beauharnois forme une des pages les plus sales de notre histoire purlementaire. Au nom des Moffat, des Bouthillier, des McNab, des Berthelot, des Taché, des Papineau, des DeWitt, des Taschereau, des Viger, des Smith, des Hincks, des Aylwin, des Baldwin, des Quesnel et de tant d'autres députés intègres et honorables qui composaient l'assemblée législative d'alors, je demande au député actuel de Soulanges de prouver

la grave accusation qu'il porte contre le caractère des représentants du peuple.

Que faut-il donc de plus pour convaincre le lecteur désintéressé et impartial que les objections que l’on soulève aujourd'hui contre l'élargissement du canal de Beauharnois, n'existent que dans l'esprit de personnes plus intéressées au

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progrès commercial des Cascades, des Cèdres et du Côleau et des campagnes environnantes qu'à la prospérité du pays en général ? En présence de cette autorité de l'histoire, plus forte que toutes les suppositions du raisonnement, comment se fait-il que la Minerve, la Gazette et quelques autres journaux à leur suite, entrainés sans aucun doute par le poids de l'exemple, aient épousé une cause combattue par leurs précécesseurs, et cela sans attendre que le rapport d'une nouvelle exploration leur ait donné au moins un semblant de raison.

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