‹ La question du gaz à ParisChapitre 11 sur 79 · yj · texte numérisé non relu

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En 1881, les benefiî^t neff de îe C-amjifirîiife om

été de 35,1(10, î»J iraiiîsfe, aux au*;» £ euir-ien: d îkjouter rinîérét des oiiiiçaiiCjnt- Son ^a. loiaiiit 32,278,772 frames : 241 TTiil.jciirt- *''uiir. ix î^etie -epuqtrt: eogagés ^ms Tmiire^mt. k ueiàe&ist T&dih^. «l 1^ , est donc «n réaine de I2u^ •%

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LA i^rLSTK* I*r GAZ A PARIS

*!'->'U' 5f ct:*:^ qn^ ces Compagnies ne peuvent gar:— r ;• -* 5^ 1 • " '• de leur cajâtal d*exploitation : E '*^ ■: : ' dr •.; de réaliser des bénéfices supérieurs a .a r -:■: * t. £e réduire le prix du gaz dans une . '^ •;• ** c. i-:t rn-:DAr par leurs traités.

V!a.< œ ^..' :: Tr s»iî ]ias à Paris, c'est que les O ..vj: -fs^ f*j.tT>:-5^ de Londres ont toujours le^roit .> •v '-*"• ' r*;jr -f^ vcj iorst^ue pour une cause ou * -..: ^rt Au:rT- > ur< Wnefices nets n'atteignent pas le 1 . . i- v-a; -;àI ecura*:-'. A Paris en est-il de même ? F\..:"îr."v. 'v.rr.T r.:n. j u:>^ue la Compagnie Parisienne es: /: \^'n: i* l.vrer > caz a un prix déterminé penda\T : -Te la duive de sa concession, quelles que >. :e::: les \^r:ad : ns de !a îîîain-d'œuvre ou des matières en^j ' nées a la îabr.cau^n.

Pivnor.s un e\vr :>: Nous avons vu qu'une tonne do hv^i;:l!e ùo: ne i^ c? mètres de gaz. Que par suite d'une guerre, d'i:--? grève ou d'un changement quelc*'t:,uo d^ns i >\:l>::aîi«n des bassins houillers de TFuri'pe le priv. de *a tonne de houille augmente d'une manière générale àe 10 fn^ncs j^ar tonne. Le fait s'est déjà pnxluit et rien ne prouve, qu'il ne se produira plus, 1^ prix de' rexient du mètre cube de gaz se trouvera augmente de !2=: 0.033 cent.

Les Compagnies londoniennes pourront, sans que nul ne puisse sV opposer, relever leur prix de vente de 0.033 cent, par mètre cube.

Ia Compagnie ParisiennCy en vertu même de son traité, sera obligée de donner son gaz au même prix.

En outre, les Compagnies londoniennes ont des concessions perpétuelles, ce qui leur évite les frais

V* Partie. — ORIGINES DE L'ÉCLAIRAGE PUBLIC 41

de ramortissement, et les actionnaires possèdent en toute propriété la canalisation, les immeubles, les usines, tout Toutillage de fabrication ; en un mot, ils sont les seuls maîtres de leur actif mobilier et immobilier.

Nous savons déjà qu'à Paris il n'en est pas de même, puisque, la concession n*# été accordée que pour jusqu'en 1905, et qu'à cette époque la Ville devient propriétaire de toute la canalisation et de la moitié de l'actif mobilier et immobilier de la Compagnie.

A ce point de vue, la situation des Compagnies gazières de Londres est de beaucoup préférable à la situation de la Compagnie Parisienne, nul ne saurait le contester.

Au point de vue du capital engagé, il est facile de voir qu'il n'y a pas une aussi grande différence dans les deux rendements qu'on a cherché à le faire croire au public, et que les capitaux de la Compagnie Parisienne n'ont pas un revenu sensiblement supérieur à celui qui est fixé aux Compagnies gazières de Londres.

Il est évident que les actionnaires de la Compagnie Parisienne reçoivent plus du 13.39 0/0 de leurs actions, puisqu'en 1881 ils ont touché un dividende de 78 fr. 50, ce qui constitue — les actions étant de 250 francs — un revenu de 31.40 0/0.

Mais cela prouve-t-il que les bénéfices de l'exploitation soient supérieurs aux 13.39 0/0 correspondant à l'exploitation de l'année 1881 ? Non I Cela prouve simplement qu'une partie du capital touche un revenu plus élevé que l'autre partie.

La Ville d'apx^ès le traité de concession, partageant les bénéfices de l'exploitation au-dessus de 10 0/0 du capital-actions avait naturellement un puissant intérêt à ce que ce capital n'augmentât pas. La Compagnie Parisienne a donc été obligée de demander les fonds nécessaires pour Textension de son matériel d'exploitation à des obligataires qui ne touchent^ eux, que le 5 0/0 de leur argent.

La différence entre ce dernier revenu et le revenu général de 14 0/0 passe à la Ville et aux actionnaires de la Compagnie dont lé revenu est ainsi augmenté d'une manière considérable.

Mais, supposonsque la Compagnie — tout enlaissant à la Ville les 13.700.000 francs qu'elle a reçus pour sa participation de 1881 — au lieu d'avoir comme capital d'exploitation des actions et des obligations, n'ait émis que des actions : Elle en aurait eu le droit si elle n'avait pas été liée à la Ville par des conditions spéciales. Son capital de 241 millions serait à l'heure actuelle représenté par 482,000 actions de 500 francs ou 964,000 actions de 250 francs..

Les bénéfices totaux de la Compagnie, y compris l'intérêt de tout le capital, ayant été en 1881 de 32.278.772 francs, chaque action de 250 fr. aurait ^'^^ ^S^^- =33fr.48.

Ce qui constitue^ en effet, un revenu de 13.39 0/0.

Comme conclusion de côtte petite démonstration, qui clôt la première partie de notre ouvrage, nous dironSj par conséquent, que les Compagnies londoniennes — dont on" cite si volontiers l'exemple — ont Tapparence d'être plus mal partagées, au point de vue,

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de rexploitation, que la Compagnie Parisienne, mais elles n'en ont que l'apparence^ car en réalité leur situation matérielle (elles sont maîtresses de tout leur actif social) et morale (elles ont des concessions perpétuelles) est meilleure que celle de la Compagnie gazière de Paris. Nous venons de le prouver.

!• Partib. — CAMPAQNB DS L'ABAISSEMENT 4S

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